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Samedi prochain, 2 décembre 2017 : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 64 (29 novembre 2017)

Chers amis,

Lors des conférences données tout au long de cette année du centenaire, une question est revenue fréquemment : "qu’est-ce qu’un sacrifice ?" ou plus exactement : "comment faire des sacrifices ?" Cette question est tout à fait légitime, car lors de la deuxième apparition de 1916, Lucie demanda à l’Ange : « Comment devons-nous faire des sacrifices ? ». Ce sont d’ailleurs les seules paroles que Lucie adressa à l’Ange au cours des trois apparitions de 1916. Cette question est donc importante. Aussi, même si elle a déjà été abordée plusieurs fois dans les lettres de liaison (voir les lettres de liaison n°6n°7 et  n°58), il ne semble pas inutile de revenir dessus.

Sœur Lucie a souvent insisté sur ce point. « Quelle est la principale demande de Notre-Dame ? » lui demanda John Haffert le 12 août 1946. Lucie lui répondit : « Le sacrifice » Et son interlocuteur ayant poursuivi en disant : « Et qu’entendez-vous par sacrifice ? », elle résuma tout ce que lui avait dit aussi bien Notre-Dame que Notre-Seigneur : « Par sacrifice, Notre-Dame a dit qu’elle entendait l’accomplissement loyal du devoir d’état quotidien de chacun. » (Voir lettre de liaison n°6)

Lire la suite : Les sacrifices demandés par le Ciel

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Lettre de liaison n° 63 (16 novembre 2017)

Chers amis,

L’embrasement du ciel le soir du 25 janvier 1938 (voir précédente lettre de liaison) est un point qui risque de gêner l’avancement du procès de béatification de sœur Lucie. L’enquête diocésaine a été solennellement clôturée le 13 février 2017, au carmel de Coïmbra et un dossier de plusieurs milliers de pages a été envoyé à la congrégation pour la cause des saints, au Vatican. Mais le père carme Romano Gambalunga o.c.d., postulateur de la cause, appelle à la patience et à la prudence, pour ne pas devancer le jugement de l’Église. Il a souligné que sœur Lucie : « est devenue sainte au fil des ans, non pas à cause des apparitions », mais à travers « l’expérience spirituelle » de la vie religieuse au carmel de Coïmbra. On est étonné d’une telle remarque. Pour quelles raisons ses cousins François et Jacinthe, qui n’ont pas eu l’expérience spirituelle de la vie religieuse, ont-ils été canonisés ? Pourquoi Lucie ne pourrait-elle pas l’être pour les mêmes raisons, alors qu’elle vécut les mêmes événements que ses cousins et fut même beaucoup plus éprouvée qu’eux, sa famille ne l’ayant absolument pas soutenue, bien au contraire ? Entre la mort de François et Jacinthe et son entrée au carmel, y aurait-il des éléments de la vie de Lucie qui empêcheraient sa canonisation ?

Lire la suite : L'embrasement du ciel de janvier 1938 (suite)

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Samedi prochain, 4 novembre 2017 : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 62 (30 octobre 2017)

Chers amis,

À propos des phénomènes exceptionnels s’étant produits antérieurement au miracle du soleil, un ami nous a aimablement fait remarquer qu’il serait plus exact d’en compter quatre plutôt que trois (voir lettre de liaison n°12). Car la traversée de la Mer Rouge par les Hébreux poursuivis par les Égyptiens est aussi un phénomène défiant les lois habituelles de la nature, qui s’est étendu sur des dizaines de kilomètres (la Mer Rouge a en moyenne 200 km de large) et a été constaté par plusieurs milliers de personnes. Quoi qu’il en soit, qu’il y ait eu trois ou quatre phénomènes de cette nature avant notre ère, ce sont des phénomènes uniques dans l’histoire de l’humanité et qui marquent une intervention du Créateur de l’univers, Lui seul pouvant modifier les lois de la nature.

De plus, en ce qui concerne Fatima, on peut dire qu’il y eut, non pas un, mais deux miracles de nature exceptionnelle pour authentifier les apparitions : le grand miracle du soleil, le 13 octobre 1917 et le miracle de l’embrasement du ciel dans la nuit du 25 au 26 janvier 1938. Ces deux miracles ont en outre un caractère exceptionnel supplémentaire : tous les deux ont été annoncés, le premier trois mois avant et le second vingt ans avant.

Lire la suite : L'embrasement du ciel de janvier 1938

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Lettre de liaison n° 61 (13 octobre 2017)

Chers amis,

Nous voici parvenus au centième anniversaire de l’apparition du 13 octobre 1917. Cette date est une date particulièrement marquante dans l’histoire des hommes. Car un phénomène défiant les lois connues de la nature se produisit : le miracle du soleil qui eut lieu ce jour-là est absolument sans équivalent dans l’histoire. Auparavant, il n’y eut guère que trois phénomènes analogues défiant les lois de la nature : le déluge, l’arrêt du soleil pendant la bataille de Josué contre les Amorrhéens à Gabaon (Josué X, 12-13) et les ténèbres du Vendredi Saint. Ce miracle marque de façon certaine une intervention divine, car ni les hommes, ni les démons ne peuvent jouer ainsi avec les lois de la nature. (Voir lettre de liaison n° 12).

Ce miracle est très souvent contesté et nombreux sont ceux qui cherchent ou ont cherché une explication naturelle au phénomène. Car il est vrai qu’aucun observatoire, notamment celui de Lisbonne, ne constata une quelconque modification dans le mouvement du soleil ce jour-là. Pourtant 70 000 personnes affirment avoir vu le soleil danser.

Lire la suite : Le grand miracle du 13 octobre 1917

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Samedi prochain, 7 octobre 2017 : 1er samedi du mois

et fête de Notre-Dame du Rosaire

Lettre de liaison n° 60 (3 octobre 2017)

Chers amis,

Le dialogue de l’apparition du 13 septembre rapporté par Lucie dans son quatrième mémoire ne comprend pas toutes les paroles de Notre-Dame. En effet, Lucie n’a jamais prétendu que ses mémoires étaient un récit exhaustif des apparitions. Certains faits nous sont ainsi connus uniquement par les interrogatoires initiaux, faits que sœur Lucie n’a pas toujours jugé nécessaire de rapporter dans ses mémoires.

À ce propos, le père De Marchi, missionnaire de la "Consolata" de Turin, qui exerça son ministère une dizaine d’années à Fatima, fit un travail très précieux : au cours de son séjour, il recueillit des témoignages de témoins des apparitions, pour la plupart illettrés, témoignages qu’il rassembla dans un livre d’une grande importance : Era uma senhora mais brilhante que o sol. (Titre de l’édition française : Témoignages sur les apparitions de Fatima). Or voici, ce qu’il rapporte à propos de l’apparition du 13 septembre. Nous ne citerons que la partie où se trouve le dialogue avec la Sainte Vierge, mais le chapitre relate de nombreux détails sur les phénomènes ayant accompagnés l’apparition ce jour-là. Ce fut une de celles qui réunit le plus grand nombre de signes visibles ou audibles de la présence de la Sainte Vierge (voir la lettre de liaison n°10).

Lire la suite : Marie Médiatrice de toutes grâces

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Lettre de liaison n° 59 (17 septembre 2017)

Chers amis,

Le 13 septembre 1917, pour la cinquième fois, la Sainte Vierge demanda : « Continuez à réciter le chapelet pour obtenir la fin de la guerre ». Cette insistance de Notre-Dame sur la récitation du chapelet est remarquable (voir lettre de liaison n°31). Elle se retrouve naturellement chez sœur Lucie qui, toute sa vie, insista sur l’importance de cette prière. Voici ce qu’elle écrivit à l'un de ses neveux prêtres le 29 décembre 1969 :

Ce que quelques désorientés ont répandu contre la récitation du chapelet est faux. La lumière du soleil est plus ancienne que la récitation du chapelet, et ils ne veulent pas cesser de bénéficier de son éclat ; plus anciens sont les psaumes et, eux aussi, comme les prières qui constituent le chapelet, font partie de la liturgie sacrée.

La répétition des Ave Maria, Pater noster et Gloria Patri est la chaîne qui nous élève jusqu'à Dieu et nous attache à Lui, nous donnant une participation à sa vie divine, comme la répétition des bouchées de pain dont nous nous nourrissons entretient en nous la vie naturelle ; et nous n'appelons pas cela une chose surannée ! Cette désorientation [dire que le chapelet est dépassé] est diabolique. Ne vous laissez pas tromper.

Voici ce qu’elle écrivit également à un autre neveu prêtre (lettre du 4 avril 1970) en lui donnant quelques conseils pour son apostolat :

Lire la suite : L'insistance de Lucie et des papes sur la récitation du chapelet

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Lettre de liaison n° 58 (29 août 2017)

Chers amis,

Le 19 août 1917, Notre-Dame n’a pas simplement demandé de prier pour la conversion des pécheurs (voir précédente lettre de liaison) ; elle a dit : « Priez. Priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. » Si nous voulons sauver des pécheurs de l’enfer, nous devons donc non seulement prier, mais aussi faire des sacrifices pour eux.

C’est la quatrième fois, dans l’histoire de Fatima, qu’il est demandé de faire des sacrifices pour les pécheurs. Lors de l’apparition de l’été 1916, l’Ange avait déjà dit : « Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. » Lucie lui demanda alors : « Comment devons-nous faire des sacrifices ? » Et l’Ange répondit : « De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Surtout, acceptez et supportez, avec soumission, les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

Le 13 mai 1917, Notre-Dame demanda aux petits voyants de : « Voulez-vous supporter toutes les souffrances que Dieu voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs », expression presque identique à celle de l’Ange.

Et le 13 juillet, elle leur dit : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs », puis demanda de réciter une prière : « Dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie." » L’Ange comme Notre-Dame demandent donc bien d’associer la prière et le sacrifice.

Cette demande de faire des sacrifices est un point essentiel du message (voir lettre de liaison n° 6). Malheureusement, l'expression "faire des sacrifices" fait souvent peur. Beaucoup s’imaginent qu’il faut s’imposer de grandes pénitences. Certes, les petits voyants s’en imposaient ; mais, ce n’est pas ce que demande le message de Fatima, tout au moins pas en premier lieu. L’Ange et Notre-Dame demandent, avec des termes quasiment identiques, d’accepter et de supporter avec soumission toutes les souffrances que Dieu nous enverra.

Lire la suite : Les sacrifices pour la conversion de pécheurs

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Lettre de liaison n° 57 (14 août 2017)

Chers amis,

La quatrième apparition de Notre-Dame à Fatima, dont nous fêtons le centenaire ces jours-ci, est originale à plus d’un titre. Tout d’abord, elle se déroula en deux temps. Il y eut une première manifestation le 13 août 1917, mais sans les voyants qui étaient en prison à Villa Nova de Ourem. C’est en quelque sorte une "apparition sans voyants", fait unique dans l’histoire de l’Église, car les 18 000 témoins purent observer à l’heure dite les mêmes phénomènes extérieurs que ceux qui avaient pu être observés lors des précédentes apparitions (voir lettre de liaison n°8). Puis il y eut une deuxième manifestation le 19 août en présence des seuls voyants. Mais les signes de la présence de Notre-Dame furent perçus par Teresa, une sœur de Lucie, et son mari alors qu’ils étaient à deux kilomètres du lieu de l’apparition. Or ils n’avaient aucune raison de les attendre, étant donné que ce n’était ni le jour du mois, ni l’heure des précédentes apparitions (voir lettre de liaison n°9).

Le message délivré par Notre-Dame ce jour-là fut très bref. Mais il est particulièrement dense et important. Il tient en deux courtes phrases : « Priez, priez beaucoup et faites des sacrifices pour les pécheurs. Car beaucoup d'âmes vont en enfer parce qu'elles n'ont personne qui se sacrifie et prie pour elles. »
La première phrase reprend presque mot pour mot une phrase déjà dite par l’Ange l’année précé­dente : « Priez, priez beaucoup ! (…). Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. »
Le verbe "Prier" apparaît sept fois au cours des apparitions. Il est employé quatre fois par l’Ange, au cours des apparitions du printemps et de l’été 1916 (voir lettre de liaison n° 25), puis trois fois par la Sainte Vierge au cours de l’apparition du 19 août 1917. De plus, l’Ange et Notre-Dame ont enseigné quatre prières aux petits voyants. Et Notre-Dame a demandé six fois la récitation quotidienne du rosaire (voir lettre de liaison n°31). Il y a donc une réelle insistance sur la nécessité de la prière, qui rappelle les enseignements de l’Évangile. En particulier, Notre-Seigneur demanda : « Priez en tout temps » (Luc 21, 36) ; et après Lui, saint Paul disait : « Priez sans cesse ». (1Thes. 15, 17).

Lire la suite : Priez. Priez beaucoup.

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Lettre de liaison n° 56 (31 juillet 2017)

Chers amis,

La dernière lettre de liaison donnait un bref aperçu de l’histoire du secret jusqu’en 1941, date à laquelle sur demande de Mgr da Silva, Lucie le mit par écrit par deux fois, car il figure dans ses troisième et quatrième mémoires, datés d’août et décembre 1941. Malgré cela, la voyante ne dévoila pas tout et garda secrète la partie constituant le troisième point. En septembre 1943, Mgr da Silva lui demanda formellement de la mettre par écrit. Après quelques hésitations, sœur Lucie obéit début janvier 1944, ayant reçu confirmation de Notre-Dame que c’était bien la volonté du Bon Dieu. Et elle la transmit sous enveloppe cachetée à son évêque en juin.

Cette révélation du secret porte en elle-même un enseignement précieux. Elle souligne l’autorité confiée par Dieu à ses représentants sur la terre. « Tout ce que vous lierez sur la terre, sera lié dans les Cieux. Et tout ce que vous délierez sur la terre, sera délié dans les Cieux » avait dit Jésus à ses apôtres (Mat. XVI-19 et XVIII-18). Et on peut observer à travers les siècles que Dieu s’est toujours conformé à cette promesse.
L’obéissance aux supérieurs légitimes, lorsqu’ils sont dans leur domaine de responsabilité, est une des qualités les plus chères à notre Père du Ciel. L’un des plus beaux exemples (qui est loin d’être unique) est celui de sainte Marguerite Marie. Elle avait reçu de Notre-Seigneur la mission de répandre la dévotion au Sacré-Cœur ; mais ses supérieurs l’en empêchèrent. Elle s’en inquiéta auprès de Notre-Seigneur qui lui répondit : « Je suis content que tu préfères la volonté de tes supérieures à la mienne lorsqu’elles te défendront de faire ce que Je t’aurai ordonné. »

Lire la suite : Le troisième point du secret

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Lettre de liaison n° 55 (17 juillet 2017)

Chers amis,

Il y a tout juste cent ans, Notre-Dame confiait aux trois petits voyants de Fatima le grand secret du 13 juillet. Celui-ci a une longue histoire, histoire qui n’est d’ailleurs toujours pas terminée, car depuis la publication du texte diffusé par le Vatican le 26 juin 2000 comme étant la troisième partie du secret, la discussion entre les experts est toujours très vive à propos son authenticité.

Le caractère secret de cette partie du message de Fatima en souligne l’importance et lui donne une place à part par rapport au reste du message. Il nous semble donc indispensable de revenir dessus.
Dès le début, il ne fit aucun doute qu’il y avait un secret. L’administrateur de Villa Nova de Ourem alla jusqu’à menacer de tuer Lucie et ses deux cousins, si les petits voyants ne lui révélaient pas ce secret. Bien que très jeunes, de façon extraordinaire, les trois enfants préférèrent choisir la mort plutôt que de révéler le secret. À notre connaissance, dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a pas d’autre exemple d’un tel héroïsme chez d’aussi jeunes enfants. À lui seul, ce fait est déjà une preuve d’authenticité extraordinaire. Avec le miracle de la danse du soleil annoncé prophétiquement trois mois avant sa réalisation, il n’y a donc aucun doute possible sur l’honnêteté de Lucie, et par conséquent sur l’existence de ce secret.

Celui-ci n’était pas destiné à rester éternellement secret. Il n’était secret que pour permettre aux autorités de l’Église d’en prendre connaissance avant éventuellement de le diffuser. Mais pour laisser à ces autorités la possibilité d’agir de façon entièrement libre, il était nécessaire que cette partie du message leur soit communiquée sans que personne d’autre n'en connaisse le contenu. Voilà pourquoi cette partie était secrète : elle était destinée aux autorités ecclésiastiques seules, au moins dans un premier temps.

Lire la suite : Le grand secret du 13 juillet 1917

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Samedi prochain, 1er juillet 2017 : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 54 (28 juin 2017)

Chers amis,

Une critique revient régulièrement concernant le secret de Fatima. Celui-ci n’ayant été mis par écrit qu’en 1941, sœur Lucie est souvent accusée d’avoir fait des prophéties post eventum (après les événements), en particulier en ce qui concerne l’embrasement du ciel durant la nuit du 25 au 26 janvier 1938. S’il était vrai que sœur Lucie a imaginé une prophétie de Notre-Dame après cette nuit, ce serait tout le message de Fatima qui serait touché et sa véracité serait fortement mise en cause. Sœur Lucie serait alors une menteuse ou au mieux une affabulatrice. Aussi est-il très important d’avoir l’assurance qu’elle n’a pas inventé ce secret et que c’est bien Notre-Dame qui le lui a communiqué en 1917. Sinon, toute la dévotion au Cœur Immaculé de Marie telle qu’elle figure dans le message et les écrits de sœur Lucie, pourrait être une invention de sœur Lucie et serait à rejeter.

Certes tous ceux qui ont bien connu sœur Lucie ont toujours affirmé que l’honnêteté était une de ses principales qualités. À l’époque des apparitions, la mère de Lucie a usé de tous les moyens possibles pour faire revenir sa fille sur ses affirmations, convaincue que sa fille mentait. Et pourtant, Lucie ne s’est jamais rétractée. De même, lorsque que l’administrateur de Villa Nova de Ourem la menaça de la jeter dans une marmite d’huile bouillante, elle ne revint pas sur ses déclarations. Cette attitude d’une petite fille de dix ans indique une honnêteté foncière rare. Pourquoi, après avoir été fidèle à la vérité jusqu’au risque de sa vie, en serait-elle venue à inventer un message sans aucune contrainte extérieure pour l’y forcer ?

Mais si sœur Lucie a bien dit la vérité, pourquoi le Ciel lui aurait-il prescrit de ne révéler certains événements qu’après leur réalisation, au risque d’affecter la crédibilité de ce qu’elle a dit par ailleurs ? En effet, le miracle du soleil du 13 octobre a bien été annoncé trois mois avant qu’il ne se produise, montrant par là le caractère indubitablement prophétique des paroles de la petite voyante. Pourquoi n’en fut-il pas de même pour l’embrasement de la nuit du 25 au 26 janvier 1938 ? La réponse se trouve dans un entretien avec le père Jongen de février 1945. Le père lui demanda : « Il est dommage que le secret n’ait pas été publié avant la guerre. Ainsi la prédiction aurait eu plus de valeur. Pourquoi ne l’avez-vous pas fait connaître plus tôt ? » « Parce que personne ne me l’a demandé » lui répondit-elle.

Lire la suite : Les prophéties du secret

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Lettre de liaison n° 53 (14 juin 2017)

Chers amis,

Hier, nous avons fêté le centième anniversaire de la deuxième apparition de Notre-Dame à Fatima. Pour beaucoup, cette apparition est une des plus belles, car le message donné par Notre-Dame ce jour-là est vraiment d’une beauté et d’une richesse exceptionnelle et on ne se lasse pas de le méditer :

Jésus (…) veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut. Ces âmes seront chéries de Dieu comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône. (…)
Je ne t'abandonnerai jamais. Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

Ces paroles si riches ont déjà été plusieurs fois commentées dans les lettres de liaison, notamment dans les lettres de liaison n° 4, et n° 5, pour montrer que c’est bien ce qu’a écrit Lucie dans son quatrième mémoire, ou encore dans la lettre de liaison n° 29 pour montrer qu’il s’agit réellement d’une volonté de Dieu Lui-même.
C’est également au cours de cette apparition que Notre-Dame apparût en montrant son Cœur entouré d’épines. Lucie dit dans son quatrième mémoire que « c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation. ». Tout ceci constituait ce que Lucie appelait le petit secret qui ne fut révélé qu’à partir de 1927 (voir lettre de liaison n° 28).

Ce 13 juin, nous avons également fêté le 88e anniversaire de la demande divine concernant la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. C’est en effet le 13 juin 1929, dans le couvent de Tuy où sœur Lucie faisait son noviciat que cette demande fut faite (voir lettre de liaison n° 39) :

Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen.

Lire la suite : Le Cœur Immaculé de Marie, voie de salut

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Samedi prochain, 3 juin 2017 : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 52 (31 mai 2017)

Chers amis,

Durant ce mois de mai où nous eûmes la joie de fêter le centenaire de la première apparition de Notre-Dame à Fatima, la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie est revenue plusieurs fois sur le devant de la scène. En effet, le 13 mai dernier, le cardinal Paul Cordes, ancien président du Conseil pontifical Cor unum, au cours du sermon de la messe qui clôtura le Congrès marial du Kazakhstan, fit la déclaration suivante :

Il [le pape Jean-Paul II] s’était intéressé depuis longtemps à la mission significative donnée par la Sainte Mère de Dieu aux enfants voyants : consacrer le monde au Cœur Immaculé de Marie. Il a lui-même fait cette consécration le 25 mars 1984, lors de la venue de la statue de Notre-Dame de Fatima à Rome. Cependant, il s’est abstenu de mentionner explicitement la Russie, parce que les diplomates du Vatican lui avaient demandé avec insistance de ne pas mentionner ce pays, car cela risquerait de provoquer des conflits diplomatiques. Peu après, il m’avait invité à déjeuner. Il a évoqué dans notre petit cercle la pulsion qu’il a ressentie en lui-même de mentionner également la Russie lors de cette consécration, avant de céder à ses conseillers.

Ces propos du cardinal Cordes confirment ce qu’avait dit quelque temps auparavant le père Gabriel Amorth, exorciste du diocèse de Rome. En effet, en décembre 2015, il avait confié à Life Site (lifesitenews.com) :

Lire la suite : La consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie

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Lettre de liaison n° 51 (12 mai 2017)

Chers amis,

Nous voilà arrivés au centenaire de la première apparition de Fatima. Pendant les cinq mois qui viennent, offrons tout particulièrement nos journées à Notre-Dame. Petit signe de Notre-Dame du Rosaire qui a voulu marquer du signe du rosaire ses apparitions à Fatima : avez-vous remarqué que, du 13 mai au 13 octobre, il y a 153 jours, autant que de Je vous salue Marie dans un rosaire ?

Le rosaire n’est pas le seul enseignement de Notre-Dame à Fatima. En effet,  au cours de ses six apparitions de 1917, elle rappela les cinq grands enseignements suivants :

  • la nécessité de prier et d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs,
  • la récitation quotidienne du chapelet pour obtenir la paix dans le monde,
  • les fins dernières : le Ciel, le purgatoire, l’enfer,
  • la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, dévotion voulue par Dieu et qui assurera le salut à ceux qui l’embrasseront,
  •  enfin son rôle de médiatrice de toutes grâces.

Ce dernier thème de la médiation universelle de la Sainte Vierge n’est exprimé que de façon implicite dans les apparitions, mais il est très présent en particulier dans l’apparition du 13 juillet :

  • « Récitez le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule peut les obtenir ».
  • « Si l’on fait ce que JE vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix ».
  • « Si l’on écoute MES demandes, la Russie se convertira et on aura la paix ».

    Lire la suite : Marie Médiatrice de toutes grâces

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Samedi prochain, 6 mai 2017 : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 50 (29 avril 2017)

Chers amis,

Dans deux semaines, nous fêterons le centenaire de la première apparition de Notre-Dame à Fatima. Il ne reste donc plus beaucoup de temps pour préparer ce grand jour. Mettons à profit le temps qui reste pour faire le point et mettre en place ce qui peut encore l’être. Et tout d’abord, pourquoi vouloir fêter le centenaire de cette apparition ?

Pourquoi fêter l’anniversaire des apparitions de Fatima ?

La principale raison est de remercier Notre-Dame d’être venue sur la terre pour nous donner un message d’une richesse extraordinaire. Tous, nous aimons fêter les grands événements de notre vie : le jour de notre naissance, le jour de notre baptême, de notre mariage, de notre ordination sacerdotale, de nos vœux religieux, etc. Pareillement, nous fêtons l’entrée au Ciel de tous ceux qui ont marqué leur passage sur cette terre d'une empreinte de sainteté. De même, tous les ans, l’Église nous fait fêter les grands moments de la vie de Notre-Seigneur qui nous ont valu notre salut, en particulier son Incarnation, sa Passion et sa Résurrection.
Enfin, l’Église a institué une fête des apparitions de Lourdes et, depuis mars 2002, une fête des apparitions de Fatima.

Lire la suite : A l'approche du 13 mai

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Lettre de liaison n° 49 (7 avril 2017)

Chers amis,

Il n’est malheureusement pas rare d’entendre dire : « Mais pourquoi fêter Fatima ? Le Vatican n’a-t-il pas dit que Fatima, c’était désormais du passé ? ».

La première réponse à cette objection est que le 150e anniversaire des apparitions de Lourdes a bien été fêté. Alors pourquoi ne le ferait-on pas pour le 100e anniversaire de celles de Fatima ? De plus, l’anniversaire des apparitions de Lourdes a fêté de façon très solennelle. Une solennité équivalente serait donc tout aussi légitime pour Fatima.

Mais la principale raison n’est pas là. Ce qui justifie avant tout de fêter le centenaire des apparitions de Fatima, c’est qu’elles ont un caractère exceptionnel qu’aucune autre apparition mariale n’a. Il ne s’agit pas d’établir une hiérarchie entre les apparitions. Du moment, que Notre-Dame apparaît sur terre, c’est en soi un événement exceptionnel. Il n’en reste pas moins qu’en ce qui concerne Fatima, Dieu a marqué ces apparitions par des signes absolument uniques dans l’histoire des apparitions.

Lire la suite : Le caractère exceptionnel des apparitions de Fatima

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Lettre de liaison n° 48 (29 mars 2017)

Chers amis,

Dans la précédente lettre de liaison, nous avons vu toutes les grâces accordées par Notre-Dame à ceux qui se consacraient à son Cœur Immaculé. Mais, parmi les pratiques de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, la consécration n’est pas la seule à apporter des fruits : les autres pratiques ont également de précieux fruits.

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Lettre de liaison n° 47 (16 mars 2017)

Chers amis,

À la lecture de la dernière lettre de liaison, un religieux de nos amis nous fit la remarque suivante : « Vous avez raison de souligner qu’on peut tout à fait légitimement parler de "consécration à la Sainte Vierge" et que de nombreux saints et papes l’ont fait. Il me semble cependant qu’on pourrait indiquer que le terme "consécration" ou "se consacrer" n’a pas le même sens pour Dieu et pour un saint. Il est analogue. Seul Dieu peut posséder totalement notre personne. On se donne à Marie pour qu’elle nous donne à Dieu. » Que ce honorable lecteur soit ici chaleureusement remercié pour cette précision qui nous permet de corriger une omission en grande partie due à l’indispensable concision des lettres de liaison.

Ce point a été remarquablement développé par saint Louis-Marie Grignion de Montfort dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge. Par exemple, au n°115, il recommande de « commencer, continuer et finir toutes ses actions par elle, en elle, avec elle et pour elle afin de les faire par Jésus-Christ, en Jésus-Christ, avec Jésus-Christ et pour Jésus-Christ notre dernière fin. » Et un peu plus loin au n° 120, il précise :

Marie étant la plus conforme à Jésus-Christ de toutes les créatures, il s’ensuit que, de toutes les dévotions, celle qui consacre et conforme le plus une âme à Notre-Seigneur est la dévotion à la très Sainte Vierge, sa Sainte Mère, et que plus une âme sera consacrée à Marie, plus elle le sera à Jésus-Christ. C’est pourquoi la parfaite consécration à Jésus-Christ n’est autre chose qu’une parfaite et entière consécration de soi-même à la très Sainte Vierge, qui est la dévotion que j’enseigne.

Le but final de la consécration à Notre-Dame est donc d’aller à son Fils. C’est d’ailleurs l’enseignement de Notre-Dame à Fatima. Le 13 juin 1917, elle dit à la petite Lucie : « Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu. »

Les fruits de la consécration au Cœur Immaculé de Marie

Même si l’objectif de cette consécration est d’aller plus sûrement à Dieu, pour nous inciter à la faire, il n’est sans doute pas inutile d’en rappeler les fruits. Le premier fruit est une aide particulièrement précieuse pour faire notre salut, car la consécration fait partie de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Or, de celle-ci, Notre-Dame a dit : « À qui embrassera cette dévotion, je promets de salut ». (Voir lettre de liaison n° 5)

Lire la suite : Les fruits de la consécration au Cœur Immaculé de Marie

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Samedi prochain, 4 mars 2017 : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 46 (28 février 2017)

Chers amis,

Plusieurs personnes nous ont demandé ce qu’il fallait entendre par se consacrer au Cœur Immaculé de Marie. C’est effectivement une question importante et il n’est sans doute pas inutile de préciser ce point.

Qu’est-ce qu’une consécration ?

Tout d’abord que signifie se consacrer ? Le terme "consacrer" a plusieurs sens. Celui qui nous intéresse ici est celui de "réserver pour Dieu". Consacrer un objet, un édifice, un lieu, signifie que cet objet (un calice par exemple) ou cet édifice (une église par exemple) sont réservés pour Dieu, pour célébrer son culte et qu’ils ne peuvent plus servir à un autre usage.

On peut aussi consacrer une personne (ou un groupe de personnes). Dans ce cas, la personne garde sa liberté, mais elle promet de suivre Jésus et de vivre en suivant sa loi. Lorsqu’une personne se consacre par exemple au Sacré-Cœur, elle se donne entièrement à Jésus : elle Lui donne son corps, son âme, ses biens extérieurs, ses biens intérieurs (vertus et mérites), tout ce qu’elle a dans l’ordre de la nature et de la grâce. Par son acte de consécration, elle reconnaît à Notre-Seigneur un entier et plein droit de disposer de tous ses biens pour le triomphe de son Église. Se consacrer signifie qu’on s’engage à être un instrument docile entre ses mains. On promet une obéissance sans faille à tout ce qu’Il nous demandera.

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Lettre de liaison n° 45 (13 février 2017 - 12e anniversaire de la mort de sœur Lucie)

Chers amis,

Vous êtes plusieurs à nous avoir demandé quelles étaient les manifestations organisées pour le centenaire des apparitions de Fatima. Hélas, en dehors du voyage du pape à Fatima le 13 mai et des différents pèlerinages organisés par les paroisses ou les communautés religieuses, il n’y a pas grand-chose à signaler. La consultation du site officiel du centenaire, http://www.fatima.pt/fr, n’apporte guère d’éléments.

Il est un peu déconcertant de voir qu’il y a plus de publicité et de cérémonies prévues pour le cinquième centenaire de la Réforme de Luther que pour le centenaire des apparitions de Fatima. Pourquoi une telle attitude de la part des autorités religieuses ? Pourquoi le centenaire des apparitions de Fatima n’a-t-il pas eu une importance voisine de celle accordée à l’année de la Miséricorde ? La réponse se trouve dans le dossier joint au texte du troisième secret diffusé par le Vatican le 26 juin 2000. Voici ce qui est écrit dans le Commentaire théologique, le plus important des sept documents de ce dossier :

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