Lettre de liaison n° 61 (13 octobre 2017)

Chers amis,

Nous voici parvenus au centième anniversaire de l’apparition du 13 octobre 1917. Cette date est une date particulièrement marquante dans l’histoire des hommes. Car un phénomène défiant les lois connues de la nature se produisit : le miracle du soleil qui eut lieu ce jour-là est absolument sans équivalent dans l’histoire. Auparavant, il n’y eut guère que trois phénomènes analogues défiant les lois de la nature : le déluge, l’arrêt du soleil pendant la bataille de Josué contre les Amorrhéens à Gabaon (Josué X, 12-13) et les ténèbres du Vendredi Saint. Ce miracle marque de façon certaine une intervention divine, car ni les hommes, ni les démons ne peuvent jouer ainsi avec les lois de la nature. (Voir lettre de liaison n° 12).

Ce miracle est très souvent contesté et nombreux sont ceux qui cherchent ou ont cherché une explication naturelle au phénomène. Car il est vrai qu’aucun observatoire, notamment celui de Lisbonne, ne constata une quelconque modification dans le mouvement du soleil ce jour-là. Pourtant 70 000 personnes affirment avoir vu le soleil danser.

Certains pensent qu’il s’agit d’une hallucination collective. Malheureusement, les conditions d’une telle hallucination n’étaient pas réunies. En effet, au moins un tiers des témoins étaient des anticléricaux et étaient venus à Fatima bien décidés à avoir la preuve de la supercherie des apparitions. Il y avait notamment parmi ces derniers, Avelino de Almeida, le rédacteur en chef du grand quotidien libéral de Lisbonne O seculo. Il était venu dans le but de démonter Fatima comme il le dit dans un article paru le matin-même. Pourtant il vit le phénomène et n’admit pas avoir été l’objet d’une hallucination. Aussi, dans le numéro du 15 octobre de O seculo, ne put-il que décrire le phénomène dont il avait été témoin.
Et même en admettant l’hypothèse d’une hallucination collective, comment croire qu’elle ait pu concerner 70 000 personnes à la fois. Ce serait vraiment un phénomène unique. Car il ne fut jamais possible de trouver ne serait-ce qu’une personne pour affirmer qu’elle n’avait rien vu.
De plus, comment expliquer que les habitants du petit village d’Alburitel situé à une quinzaine de kilomètres du lieu des apparitions aient pu voir et décrire exactement le même phénomène ?

L’explication d’une hallucination collective ne tenant pas, d’autres ont tenté de trouver une explication par des phénomènes naturels exceptionnels, comme le phosphénisme par exemple (phosphène : persistance rétinienne d’une image survenant après fixation d'une source lumineuse ponctuelle) ou encore par l’action d’un OVNI. D’autres invoquent un phénomène météorologique ayant déformé la vue du soleil (voir article du Figaro du 13 mai 2017). Mais ce que ces auteurs oublient généralement de dire, c’est que ce phénomène n’a été observé qu’une seule fois dans l’histoire de l’humanité. Car il est une chose sûre et certaine : le phénomène du 13 octobre 1917 n’a jamais été observé auparavant ! Et après, il ne l’a été qu’une seule fois : par le Pie XII qui l’observa depuis les jardins du Vatican, les 30, 31 octobre, 1er et 8 novembre 1950. Mais il ne fut observé que par le pape : aucune autre personne ne le vit bien qu’il en ait parlé à quelques proches.

Cette danse du soleil est donc un phénomène non seulement difficilement explicable par les lois naturelles, mais surtout unique dans l’histoire. Ceux qui cherchent, à tout prix, à trouver une explication naturelle au phénomène devraient au moins en reconnaître l’unicité. En elle-même, cette unicité a nécessairement une signification.

De plus, les tenants d’un phénomène naturel oublient le plus souvent de mentionner qu’à l’issue du phénomène, les témoins, qui étaient trempés jusqu’aux os car il avait plu toute la nuit et toute la matinée, constatèrent que leurs vêtements étaient complètement secs. Comment les vêtements de 70 000 personnes ont pu sécher en à peine quinze minutes ? Certains avancent des explications plus ou moins compliquées, mais qui sont peu convaincantes, car, là encore, le phénomène n’a jamais été observé auparavant et ne s’est jamais reproduit depuis.

Enfin, il est une autre question tout aussi étrange : comment trois petits enfants sans aucune instruction ont-ils pu prévoir qu’un tel phénomène se produirait et en prédire le lieu, le jour et l’heure ? Car ils l’annoncèrent trois fois : après les apparitions du 13 juillet, du 19 août et du 13 septembre. Là encore, le silence de ceux qui veulent trouver une explication naturelle est frappant. C’est pourquoi certains sont contraints d’avancer que le phénomène est dû à des "esprits" qui auraient prévenu les enfants. Mais pourquoi des "esprits" et dans quel but ?

Bref ! Toutes ces explications ne valent pas grand-chose. La seule véritable explication est qu’une personne céleste, dotée d’un pouvoir considérable, a prévenu les enfants et qu’au jour dit, elle a déclenché ce phénomène. Cette explication rejoint d’ailleurs en partie ce qu’affirment ceux qui attribuent cela aux "esprits". Mais nous savons que ce ne sont pas des "esprits" : c’est notre Mère du Ciel elle-même qui est venue à Fatima dans le but d’authentifier sa présence par un signe qui ne trompe pas et qui, par trois fois, l’annonça aux petits voyants les mois précédents. Voici ses paroles telles que Lucie les rapporte dans son quatrième mémoire :

  • Apparition du 13 juillet : « En octobre, je dirai qui je suis, ce que je veux, et je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire. »
  • Apparition du 19 août : « Je veux que vous continuiez à aller à la Cova da Iria le 13, que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours. Le dernier mois, je ferai le miracle pour que tout le monde croie. Si l’on ne vous avait pas emmenés à la ville, le miracle aurait été plus connu. »
  • Apparition du 13 septembre : « En octobre, je ferai le miracle pour que tous croient. »

Il est encore un autre fait aussi étonnant que le caractère exceptionnel du miracle et de la prophétie associée : c’est le silence absolu avec lequel il est entouré par les autorités de l’Église, comme si ce miracle était gênant. En quoi ce miracle est gênant ? Jésus a fait de nombreux miracles durant sa vie sur terre. Pourquoi Dieu, le créateur de l’univers, ne pourrait-Il pas en faire ? Pourtant, le Vatican n’en parle jamais et ne l’a jamais rappelé au cours de cette année du centenaire. Le site officiel du sanctuaire n’en parle quasiment pas. Il mentionne uniquement une exposition temporaire retraçant l’apparition du 13 octobre. Mais l’histoire du miracle lui-même n’est pas rapportée. Serait-il insignifiant voire inutile ? Hypothèse impossible à retenir, car dans quelle apparition trouve-t-on une prophétie si précise qui s’est réalisée aussi exactement, et devant un si grand nombre de témoins ? Pourquoi le Vatican ne le rappelle-t-il pas ?

Ce miracle si exceptionnel marque nécessairement une intervention exceptionnelle de Dieu dans la vie des hommes. Cette intervention exceptionnelle est pour nous exprimer une de ses propres volontés : Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Et l’importance de cette dévotion pour notre époque est à la hauteur du caractère extraordinaire du miracle qui a accompagné sa révélation.

Alors, n’hésitons pas : comprenons, pratiquons et répandons autour de nous la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Car c’est une volonté de Dieu (voir lettre de liaison n° 4). De plus, la Sainte Vierge a promis le salut à ceux qui la pratiqueraient (voir lettre de liaison n° 5). Enfin, cette dévotion a pour fruits la conversion des pécheurs et la paix dans le monde.

Nota : Concernant le miracle du 13 octobre, pour ceux qui voudraient plus de précisions qu’il n’est possible d’en donner dans une lettre de liaison, ils trouveront tous les détails dans le livre Photos des miracles de Notre-Dame de Fatima, par Mgr Louis Picard, édité par les éditions Le jardin des livres. (Il est possible de commander le livre par internet, notamment sur le site de Chiré ou sur le site de l’éditeur).

Soutien de la démarche du cardinal Burke

La lettre de soutien au cardinal Burke semble ne pas être parvenue à son destinataire. Selon la poste française, elle aurait été égarée au moment du transfert entre les postes italiennes et françaises. En conséquence, une copie de cette lettre lui a été envoyée, en espérant que ce deuxième exemplaire lui parviendra bien.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus

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