Fatima 100

Liste & thèmes des lettres de liaison

LL n° 117 : François, le consolateur de Jésus

Samedi 6 mars 2021 : 1er samedi du mois

Méditation
proposée :

 4e mystère douloureux : Le couronnement d'épines
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les offenses de ceux qui cherchent publiquement à inculquer dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris ou la haine à l’égard de Notre-Dame

Lettre de liaison n° 117 (4 mars 2021)Imprimer

Chers amis,

Plusieurs lecteurs ont été étonnés de lire, dans la dernière lettre de liaison : « Pour le Saint-Siège, il n’y a pas eu réellement d’apparitions à Fatima : il n’y eut que des visions intérieures et toutes les déclarations de sœur Lucie, notamment le secret, ne sont que des inventions de sa part. » C’est pourtant la plus stricte vérité et il est important de le savoir si on veut pouvoir comprendre les réactions du Vatican face au troisième secret.
Toutefois, il serait dommage que ces considérations sur le troisième secret, pour importantes qu’elles soient, prennent le pas sur l’approfondissement du reste du message de Fatima. Aussi désormais, autant que possible, cette lettre comportera deux parties : une première partie sur le message de Fatima pour mieux le connaître et le comprendre dans le but d'approfondir notre dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et une deuxième partie sur le troisième point du secret.

Le message de Fatima

Pour répondre aux demandes Notre-Dame à Fatima, les meilleurs exemples que nous puissions suivre sont ceux des trois petits voyants. Or chacun d’eux y répondit différemment, nous proposant ainsi trois façons de faire.  Il est utile de connaître ces trois réponses des petits voyants, car nous pourrons ensuite choisir celle qui correspond le mieux au tempérament que la Providence nous a donné. Commençons par voir comment répondit François.

Le premier point concernant plus particulièrement François est la récitation du chapelet. À Lucie qui demandait à Notre-Dame si François irait au Ciel, la Sainte Vierge répondit : « Lui aussi, mais il devra réciter beaucoup de chapelets. » Nous apprenons ainsi qu’une récitation assidue du chapelet ouvre les portes du Ciel.

Autre point particulier concernant François : il voyait Notre-Dame, mais il n’entendait pas ses paroles. Aussi, après chaque apparition, Lucie et Jacinthe devaient-elles lui répéter ce que Notre-Dame avait dit. Mais n’entendant pas, pendant les apparitions, il pouvait se concentrer sur ce qu’il voyait. Cette contemplation non perturbée par l’échange entre la Sainte Vierge et Lucie, entraîna chez François une perception particulière. En particulier, il fut marqué par des visions de Notre-Seigneur. Voici comment Lucie rapporte le fait dans son quatrième mémoire :

Un jour il me dit : « – J’ai beaucoup aimé voir l’ange, mais j’ai aimé encore davantage voir Notre-Dame. Ce que j’ai le plus aimé, ce fut de voir Notre-Seigneur dans cette lumière que Notre-Dame nous a mise dans la poitrine. J’aime tellement Dieu ! Mais Lui, Il est si triste à cause de tant de péchés ! Nous, nous ne devons jamais en faire aucun. » (…)

Cette lumière dont parle François fut communiquée plusieurs fois par Notre-Dame aux trois petits voyants, notamment lors des deux premières apparitions. Voici comment sœur Lucie décrit cette lumière :

  • pour l’apparition du 13 mai : « Elle ouvrit pour la première fois les mains, et nous communiqua, comme par un reflet qui émanait d’elles, une lumière si intense que, pénétrant notre cœur et jusqu’au plus profond de notre âme, elle nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu qui était cette lumière, plus clairement que nous nous voyons dans le meilleur des miroirs. »
  • pour l’apparition du 13 juin : « Elle ouvrit les mains et nous communiqua, pour la seconde fois, le rayon de cette lumière immense. En elle, nous nous vîmes, comme si nous nous trouvions submergés en Dieu

Dès lors, François n’eut de cesse de consoler Notre Seigneur. Un jour, après l’apparition du 13 juillet, il confia à Lucie : « – Nous brûlions dans cette lumière qui est Dieu et nous ne nous consumions pas. Comment est Dieu ? On ne peut pas l’expliquer ! Oui vraiment, personne ne pourra jamais le dire ! Mais ça fait de la peine qu’Il soit si triste ! Si je pouvais seulement Le consoler ! » Et il rêvait de Le revoir. Lorsque le 13 septembre Notre-Dame leur apprit que le mois suivant Notre-Seigneur viendrait, il en fut tout heureux. Voici ce que rapporte Lucie à ce sujet :

Quand je lui dis, après le 13 septembre, qu’en octobre Notre Seigneur viendrait aussi, il montra une grande joie : « – Ah, comme c’est bon ! Nous L’avons vu seulement deux fois jusqu’ici [les 13 mai et 13 juin] et je l’aime tant ! » De temps en temps il demandait : « – Manque-t-il encore beaucoup de jours avant le 13 [octobre] ? J’ai hâte que ce jour arrive pour voir Notre Seigneur. » Ensuite, il réfléchissait un peu et disait : « – Mais, écoute, sera-t-Il encore si triste ? J’ai tant de chagrin de Le voir ainsi triste ! Je Lui offre tous les sacrifices que je peux trouver. Quelquefois, je ne fuis même pas ces gens [tous ceux qui cherchaient à les interroger] pour faire des sacrifices. »

Et après l’apparition du 13 octobre, il confia à sa cousine : « – J’ai beaucoup aimé voir Notre Seigneur, mais j’ai aimé encore plus Le voir dans cette lumière où nous nous trouvions aussi. Sous peu, Notre Seigneur m’emmènera près de Lui et alors je Le verrai toujours. »

Il fut le seul à dire qu’il avait vu Notre-Seigneur. De ces trois visions, il retint trois choses :

  • la tristesse de Notre-Seigneur,
  • l’origine de cette tristesse, à savoir nos péchés.
  • la nécessité de prier et de faire des sacrifices pour Le consoler.

L’expression « consoler Notre-Seigneur » est omniprésente dans ses propos. Voici ce que rapporte Lucie dans son quatrième mémoire :

(…) il me dit : « – Venez ici, vous autres, prier près de moi. » Nous sommes montées au sommet du rocher où nous avions du mal à nous tenir tous les trois agenouillés, et je lui demandai : « – Mais qu’est-ce que tu fais ici depuis si longtemps ? – Je pense à Dieu qui est si triste à cause de tant de péchés ! Ah, si j’étais capable de Lui faire plaisir ! » (…)

Si je lui demandais : « – François, pourquoi ne me dis-tu pas de prier avec toi et aussi avec Jacinthe ? – Je préfère, répondait-il, prier tout seul, afin de penser et de consoler Notre-Seigneur qui est si triste ! »

Ce besoin de consoler Notre-Seigneur fut si fort chez lui qu’il passait devant la prière pour la conversion des pécheurs qui pourtant est le point essentiel du message de Fatima.

Un jour, je lui demandai : « – François, qu’est-ce que tu aimes le mieux : consoler Notre Seigneur ou convertir les pécheurs afin qu’il n’y ait plus d’âmes qui vont en enfer ? – J’aime mieux consoler Notre-Seigneur. Tu n’as pas remarqué combien Notre-Dame, le mois dernier, est devenue triste lorsqu’Elle nous a dit qu’il ne fallait plus offenser Dieu Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé ? Je voudrais consoler Notre-Seigneur et, ensuite, convertir les pécheurs afin qu’ils ne l’offensent plus. »

Et Lucie précise : « Tandis que Jacinthe paraissait préoccupée par l’unique pensée de convertir les pécheurs et de préserver les âmes de l’enfer, lui paraissait penser seulement à consoler Notre-Seigneur et Notre-Dame, qui lui avaient paru si tristes. »

Pour consoler Notre-Seigneur, François employait les deux moyens qu’il avait appris de l’Ange l’année précédente : la prière et les sacrifices. Voici ce que rapporte Lucie sur ce sujet :

Un jour que je me montrais mécontente de la persécution qui commençait à s’élever contre nous, dans la famille et au dehors, il essaya de m’encourager en disant : « – Laisse faire ! Notre-Dame n’a-t-elle pas dit que nous aurions beaucoup à souffrir, pour réparer tant de péchés qui offensent Notre-Seigneur et son Cœur Immaculé ? Ils sont si tristes ! Si, avec ces souffrances, nous pouvons les consoler, soyons contents. »

Un autre jour, il se cacha pour ne pas boire de l’hydromel. En le retrouvant, Lucie lui demanda :

« – François, tu n’as pas bu l’hydromel ! Marraine t’a appelé plusieurs fois mais tu ne t’es pas montré. – Lorsque j’ai pris le verre, je me suis souvenu soudain de faire ce sacrifice pour consoler Notre Seigneur et, pendant que vous buviez, je me suis enfui ici. »

Pendant sa maladie, il offrit constamment ses souffrances pour consoler Notre-Seigneur.

Un jour, je lui demandai : « – François, te sens-tu très mal ? – Oui ! Mais je souffre pour consoler Notre-Seigneur» (…)

Un jour, en entrant avec Jacinthe dans sa chambre, il nous dit : « – Aujourd’hui, parlez peu ! J’ai très mal à la tête. – N’oublie pas de faire l’offrande pour les pécheurs, lui dit Jacinthe. – Oui, mais d’abord j’offre cela pour consoler Notre-Seigneur et Notre-Dame, et ensuite je l’offre pour les pécheurs et pour le Saint-Père. » (…)

Un autre jour, en arrivant, je le trouvai très content. « – Tu vas mieux ? – Non, dit-il, je me sens beaucoup plus mal. Il me reste peu de temps pour aller au Ciel. Là, je vais consoler beaucoup Notre-Seigneur et Notre-Dame. Jacinthe, elle, va prier beaucoup pour les pécheurs, pour le Saint-Père et pour toi. Toi, tu vas rester ici parce que Notre-Dame le veut. » (…)

Quelquefois je lui demandais : « – Tu souffres beaucoup, François ? – Assez ! Mais peu importe. Je souffre pour consoler Notre-Seigneur et ensuite, dans peu de temps, j’irai au Ciel ! » (…)

La veille de sa mort, Lucie lui dit : « N’oublie pas de prier beaucoup là-Haut pour les pécheurs, pour le Saint-Père, pour moi et pour Jacinthe. – Oui, je veux bien, mais écoute, ces choses-là demande les plutôt à Jacinthe, car j’ai peur d’oublier lorsque je verrai Notre-Seigneur ! Et avant tout, je veux Le consoler. »

Ces paroles de François montrent que le véritable centre du message de Fatima est Dieu Lui-même et que la simple contemplation de Notre-Dame conduit à la contemplation de Dieu, laquelle conduisit François à mesurer la gravité du péché, et même plus que cela, à comprendre la tristesse de Dieu offensé par nos péchés. Comme durant sa Passion, le cœur de Jésus ressent une grande douleur face à nos ingratitudes. Ainsi, François nous apprend la manière la plus profonde de prier, celle de Marie au pied de la croix, à savoir une compassion infinie, toute tournée vers la consolation de son Fils.
Cette tristesse est une notion qui choque beaucoup de nos contemporains, y compris certains clercs. Ils voudraient une religion sans souffrance, sans effort, un Dieu toujours ami des hommes. Ils récusent également l’esprit de réparation, pourtant omniprésent dans le message de Fatima. Ils voudraient supprimer, ou tout au moins atténuer, la notion de péché, écarter, ou tout au moins relativiser, la nécessité de réparer. Certains affirment même qu’il n’est pas possible que Dieu souffre ou soit triste. Le petit François est d’un avis complètement différent et il le comprit à travers la contemplation de Notre-Dame.

Il faut méditer ces paroles toutes simples de François. Il nous montre un chemin pour aller au Ciel. Demandons à Notre-Dame la même grâce : qu’en contemplant sa beauté, comme le petit François, elle nous conduise à contempler son Fils, à être émerveillé par la majesté divine, à comprendre notre néant devant l’immensité de Dieu, à compatir à sa tristesse de voir tant d’hommes pécher.

Le troisième point du secret

Revenons maintenant au troisième point du secret. Deux remarques ont été faites plusieurs fois sur les deux dernières lettres de liaison. Il convient d’y répondre.

Réponse à la première remarque

Certains ont été étonnés de découvrir la position du Vatican vis-à-vis des apparitions de Fatima et ont demandé dans quel document émanent du Saint-Siège il est dit qu’il n’y a pas eu d’apparitions à Fatima. Ce point a pourtant été déjà abordé plusieurs fois dans les précédentes lettres de liaison, sans que cela soulève de questions. Sans doute ces lettres étaient-elles insuffisamment claires. Il est impossible, sans allonger indûment cette lettre, de répéter tout ce qui a déjà été dit dans ces lettres : il ne sera fait que quelques rappels, en renvoyant pour plus de détails aux lettres en question.

Tout d’abord, précisons une chose : les papes n’ont pas dit textuellement : "Il n’y a pas eu d’apparitions à Fatima" ; ils l’ont simplement laissé entendre, ceci de plusieurs façons :

  • en se conduisant comme s’il n’y avait pas eu d’apparitions (ou comme si les messages rapportés par sœur Lucie ne venaient pas de la Sainte Vierge) ;
  • en laissant diffuser des textes affirmant qu’à Fatima, il n’y a pas eu d’apparitions, mais simplement des visions intérieures ;
  • par le silence des textes officiels sur des éléments essentiels du message de Fatima  ;
  • par le grand nombre de questions posées par la diffusion du dossier du 26 juin 2000 ;
  • par les contradictions dans les déclarations officielles.

a) L’attitude des papes vis-à-vis du secret
Ce point a été développé dans la lettre de liaison n° 114. Certains y ont vu une critique des papes. Il ne semble pas que ce soit le cas. La lettre ne présentait que des faits. Que ceux-ci soient difficilement acceptables, nous en convenons, mais cela reste des faits. Les refuser reviendrait à accuser de mensonge ceux qui les ont rapportés. Et quelle que soit la façon de les analyser, ils montrent une certaine défiance vis-à-vis du secret de Fatima. Que cette défiance soit justifiée ou non est une autre question. Mais les papes sont toujours restés très réservés vis-à-vis du secret, ce qui signifie soit que sœur Lucie a menti, soit que la Sainte Vierge s’est trompée.

b) La diffusion de documents niant la réalité des apparitions
Il y a essentiellement deux séries de documents qui nient clairement qu’il y ait eu des apparitions à Fatima :

Ces documents reconnaissent l’existence d’un phénomène mystique, mais ils l’attribuent à une vision intérieure et refusent la possibilité d’une apparition extérieure.

La thèse du père Dhanis a été présentée dans les lettres de liaison n° 34 et n° 115.  En résumé, il reconnaît que les petits voyants ont eu une expérience spirituelle forte, mais que tout ce qui s’est passé après 1917 est pure invention de sœur Lucie. Pie XII n’a jamais rien fait pour apporter un démenti aux théories du père Dhanis. Au contraire, il semble y avoir accordé un certain crédit puisque les six dernières années de son pontificat, il en vint à ne plus jamais parler de Fatima alors qu’il en parlait très souvent avant, au point d’avoir été surnommé le pape de Fatima.

L’un des sept documents du dossier du 26 juin 2000 est un commentaire théologique dont il a déjà été question dans trois lettres de liaison : les lettres n° 34 , n°45 et n° 115, ainsi que dans une fiche consacrée spécialement à ce sujet : Visions intérieures ou extérieures ? Jean-Paul II ne fit jamais la moindre remarque sur ce dossier : c’est donc qu’il en approuvait le contenu. Or, dans le commentaire théologique, il est dit textuellement : « Dans les visions de Lourdes, Fatima, etc., il ne s'agit pas de la perception normale extérieure des sens (…) Il s’agit donc de la catégorie intermédiaire, la perception intérieure. » S’il s’agit d’une perception intérieure, c’est donc qu’il n’y a pas eu de vision extérieure, encore appelée apparition, mais une simple vision intérieure. Les paroles soi-disant entendues par Lucie et Jacinthe ne sont donc pas des paroles à proprement parler. Pour le commentaire théologique, elles ont été en partie inventées par sœur Lucie : « La conclusion du "secret" rappelle des images que sœur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d'anciennes intuitions de foi. » Et le commentaire théologique s’appuie sur le père Dhanis qui dit dans ses articles : « Certains événements extérieurs et certaines expériences spirituelles de Lucie ont enrichi le contenu original du secret. » Il conviendrait de répéter ici toutes les citations de la lettre de liaison n° 34. Nous ne le ferons pas pour ne pas allonger cette lettre, mais toutes mettent en doute la véracité des écrits de sœur Lucie. Et cette position est complètement partagée par le Vatican puisque dans le dossier diffusé le 26 juin 2000, le seul expert cité est le père Dhanis. À tous ceux qui ont demandé dans quel document il est dit qu’il n’y a pas eu d’apparitions à Fatima, la réponse est : dans le dossier diffusé par le Vatican le 26 juin 2000.

c) Les silences sur le message de Fatima
Le silence sur certains éléments des apparitions de Fatima est aussi très significatif. Par exemple, dans le dossier diffusé le 26 juin 2000, il n’est jamais fait mention ni du miracle du soleil, ni des prophéties qui sont pourtant des marques infaillibles de l’origine divine des apparitions de Fatima. Le père Dhanis, le seul expert ayant mérité d’être cité dans ce dossier, met même en doute la réalité miracle solaire dans les études qu’il publia après la deuxième guerre mondiale : « Nous avons distingué d’une part le phénomène de la chute du soleil et de sa remontée en zigzag que nous n’avons pas osé accepter et d’autre part le phénomène des tremblements, des secousses et du commencement de chute que nous avons admis. » Mais, quand bien même ce phénomène aurait une origine naturelle, ce phénomène n’ayant jamais été observé auparavant, comment Lucie a-t-elle pu le prévoir en date et en heure, trois mois à l’avance ? Le silence des documents officiels du Saint-Siège sur ce miracle et sur les nombreuses prophéties de Fatima, presque toute réalisées (la seule qui ne l’est pas encore est le triomphe du Cœur Immaculé de Marie) est proprement étonnant.
Le silence sur les demandes de Notre-Dame l’est encore plus. Par exemple, aucun document du Saint-Siège ne parle de la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Le dossier diffusé le 26 juin 2000 ne parle jamais des sacrifices à offrir pour la conversion des pécheurs, de la récitation quotidienne du chapelet, …

d) Les questions et les contradictions
L’allégation de l’absence d’apparition extérieure pose de très nombreuses questions. Comment les témoins proches ont-ils pu entendre la Sainte Vierge répondre à Lucie si les voyants n’avaient que des visions intérieures ? Pourquoi Lucie parlait-elle à haute voix ? Pourquoi les branches du petit chêne vert ployaient-elles ? S’il n’y eut que des visions intérieures, pourquoi la Providence les entoura-t-elle de nombreux signes extérieurs au risque d’induire en erreur non seulement les témoins mais aussi les voyants ? (Pour plus de détails, voir la fiche Visions intérieures ou extérieures.)

Les réactions du Vatican face au secret posent également de nombreuses questions. Pourquoi le texte diffusé le 26 juin 2000 fait 62 lignes, alors que Jean-Paul II et le cardinal Ottaviani ont dit qu’il faisait 25 lignes ? Comment le pape a-t-il pu dire en 1980 : « Étant donné la gravité de son contenu, mes prédécesseurs dans la chaire de saint Pierre ont choisi, par diplomatie, d’en reporter la publication afin de ne pas encourager la puissance mondiale communiste à prendre certaines mesures. » ? Pourquoi en 1982, soit un an après l’attentat sur la place Saint Pierre, le pape a-t-il dit à sœur Lucie qu’il ne pouvait pas révéler le secret car « le monde ne pourrait pas le comprendre » ? Pourquoi en 1996, le cardinal Ratzinger a-t-il déclaré que le secret « ne prédit aucune catastrophe, rien d’apocalyptique » ? Etc.
Il y a ainsi des dizaines de questions sans réponse. Le cadre de cette lettre ne permet malheureusement pas d’en citer plus.

Réponse à la deuxième remarque

Certains lecteurs n’ont pas été convaincus par les arguments avancés dans certaines lettres de liaison récentes. Cette réaction est tout à fait normale et montre même, de la part de leur part, un sain esprit critique. Car le but de ces lettres n’est pas de convaincre, mais simplement de rappeler certains faits trop souvent oubliés dans les ouvrages sur Fatima.
Toutefois, nous ne devons pas craindre de dire ce que nous pensons : « Est, est, non, non ! » C’est pourquoi, de certains faits sont parfois tirées des conclusions qui peuvent ne pas être partagées par tous. C’est le propre de tout raisonnement. Par contre, même si saint Paul enseigne : « Insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, avec une entière patience et toujours en instruisant » (II Tim, IV, 2), il faut veiller à respecter la liberté de chacun et ne pas chercher à convaincre. Après avoir transmis le message de la Très Sainte Vierge au curé de Lourdes, l’abbé Peyramale, Bernadette s’entendit répondre : « Et tu crois que je vais te croire ? » Elle lui répliqua : « Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire. » Parole d’une profonde sagesse !
Notre-Seigneur Lui-même enseigna à ses apôtres : « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ! » (Mat XI, 15), signifiant par là que nous devons annoncer la vérité pour qu’elle soit entendue, mais que le reste est l’œuvre de la grâce divine. Si certains lecteurs ont cru que les dernières lettres cherchaient à convaincre, nous leur adressons humblement nos excuses, car telle n’était pas notre intention. Sans doute, la formulation employée dans ces lettres a-t-elle été impropre. Quoi qu’il en soit, cela prouve qu’il est préférable de ne pas aborder certains sujets, ceux-ci ne pouvant pas être complètement défendus dans une lettre mensuelle nécessairement assez courte.
En effet, il n’est malheureusement pas possible de mentionner tous les faits ou arguments dans les lettres de liaison. Or, sans l’ensemble des éléments, il est parfois difficile d’accepter certaines conclusions qui en découlent. Cela montre qu’il est difficile voire impossible de traiter certaines questions dans une lettre de liaison. Car elle impose de ne donner que quelques arguments ou faits, de simplifier les raisonnements, ce qui fragilise la démonstration et peut même produire l’effet inverse. Sans doute était-ce une erreur d’avoir tenté de le faire pour l’attitude des papes vis-à-vis du secret. En conséquence, prenant acte de cette difficulté, désormais, sauf exception que nous espérons rarissime, nous n’aborderons plus cette question. Car l’objectif premier de cette lettre est de répandre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, et non pas de mener une enquête.

Pour ceux qui regretteraient cette décision et qui souhaiteraient malgré tout en savoir plus, nous leur proposons de lire le livre Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima. Ils y retrouveront tous les arguments donnés dans les lettres de liaison, ainsi que de nombreux autres. Le livre analyse, de façon détaillée, les trois hypothèses possibles concernant le troisième point du secret, à la lumière de trois catégories d’éléments : l’histoire de Fatima, l’attitude des papes vis-à-vis du message de Fatima, l’important contenu du dossier diffusé par le Vatican le 26 juin 2000. Dans une quatrième partie, les trois hypothèses sont comparées afin d’essayer de déterminer laquelle est la plus probable. L’homme étant naturellement attiré par tout ce qui est mystérieux, le livre est construit sous forme d’une enquête. Toutefois c’est plus un itinéraire qu’une enquête, car son but est avant tout de conduire à la découverte de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie.
Il est facile de se procurer le livre sur internet, par exemple sur le site Livres en famille. Il est signé du pseudonyme de Joseph de Belfont. À ceux qui souhaiteraient légitimement savoir qui en est réellement l’auteur avant de le commander, celui-ci n’est autre que le rédacteur de la présente lettre. L’utilisation d’un pseudonyme a été faite pour répondre à une demande instante de sa famille. Et si certains veulent un extrait du livre pour mieux se rendre compte de son contenu, il leur suffit de lire la fiche mentionnée précédemment Visions intérieures ou extérieures, car elle est un simple extrait du chapitre 15. La table des matières est également reproduite en annexe de cette lettre.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus

ANNEXE

Table des matières du livre
Mystères et vérités cachées du troisième secret de Fatima

Introduction
Le texte diffusé
Pourquoi revenir sur le sujet ?
Les hypothèses émises
La démarche suivie      
Les sources
Note terminologique

PREMIÈRE PARTIE : Le message de Fatima

Chap. 1 : Les apparitions de Fatima
Les apparitions de l’Ange (1915-1916)
Les apparitions de la Sainte Vierge (1917)
Synthèse du message de 1917
Le secret officiel face au message

Chap. 2 : Précisions célestes
Les premières années après les apparitions
Pontevedra, 10 décembre 1925 et 15 février 1926
Tuy, 17 décembre 1927
Tuy, 13 juin 1929
Tuy, mai 1930 – Rianjo, Août 1931
La reconnaissance des apparitions

Chap. 3 : La dévotion au Cœur Immaculé de Marie
Les victoires du rosaire
Naissance de la dévotion
les premiers samedis du mois
La consécration d’une nation

Chap. 4 : La rédaction du secret
Les deux premiers mémoires (1935, 1937)
Le troisième mémoire (août 1941)
Le quatrième mémoire (décembre 1941)
Des différences surprenantes

DEUXIÈME PARTIE : Les papes et le secret

Chap. 5 : Le secret ignoré
Benoît XV
Les débuts du pontificat de Pie XI
Lettres au pape Pie XI
Le signe dans le ciel

Chap. 6 : Le secret refusé
Lettre au pape Pie XII
La consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie
La rédaction du troisième secret
Le secret au coffre
Les précisions de sœur Lucie
Le père Dhanis
Miracle solaire au Vatican
Changement d’attitude
Le transfert du secret au Vatican
L’entrevue avec le père Fuentès

Chap. 7 : Le secret rejeté
Le père Fuentès réduit au silence
Jean XXIII prend connaissance du secret
Le communiqué de 1960
Deux autres versions des faits
Synthèse des faits
Sœur Lucie réduite au silence

Chap. 8 : Le secret méprisé
Paul VI prend connaissance du secret
L’occasion manquée du concile Vatican II
Le pèlerinage à Fatima
Les travaux du père Alonso enterrés

Chap. 9 : Le secret enterré
Jean-Paul II prend connaissance du secret
Les actes d’offrande de 1981
La consécration du 13 mai 1982
Le renouvellement du 25 mars 1984
Pèlerinages à Fatima

Chap. 10 : Synthèse sur la position des papes
Une attitude commune à tous les papes
La consécration de la Russie
L’importance du secret

TROISIÈME PARTIE : Le dossier du Vatican

Chap. 11 : La diffusion du secret
La préparation de la diffusion
La cérémonie de béatification
La diffusion du 26 juin 2000
Deux communications du Vatican

Chap. 12 : Le communiqué du Cardinal Sodano
La lutte des systèmes athées
Le pape comme mort
Une situation passée

Chap. 13 : La rencontre de Mgr Bertone avec sœur Lucie
La Lettre de Jean-Paul II
Le compte rendu de Monseigneur Bertone
La date de 1960

Chap. 14 : La présentation du dossier par Mgr Bertone
Les raisons de la publication
Le texte du secret
La lettre du 8 novembre 1989
La lettre du 12 mai 1982

Chap. 15 : Le commentaire théologique
Les révélations privées
Visions intérieures ou extérieures ?
L’interprétation du message de Fatima
Une double conclusion

Chap. 16 : Les précisions du cardinal Bertone
L’entrevue du 17 novembre 2001
Le livre La dernière voyante de Fatima
L’émission Porte-à-porte du 31 mai 2007
L’entretien de Mgr Capovilla du 22 août 2007

Chap. 17 : Synthèse sur la position du Vatican
La thèse officielle
Le silence sur l’essentiel
Un dossier qui ne prouve rien
Une occultation en règle

QUATRIÈME PARTIE : Vrai ou faux secret ?

Chap. 18 : Est-ce l’intégralité du secret ?
Absence de paroles de la Sainte Vierge
Des autorités parlent
Un texte court
Incohérences avec l’histoire du secret
L’intérêt de la vision
Synthèse sur la première hypothèse

Chap. 19 : Est-ce une partie du secret ?
Une hypothèse séduisante
Un transfert inexplicable
Un texte de sœur Lucie ?
Conclusion sur la deuxième hypothèse

Chap. 20 : Peut-il exister un autre secret ?
Une hypothèse logique
Une prophétie claire
Sœur Lucie en a déjà parlé
Jacinthe en a parlé
La foi en danger
La cause de l’hérésie
Le secret parle-t-il du concile Vatican II ?
Vatican II face au message de Fatima
Les moyens du rétablissement
Un tel secret est-il possible ?
Réponse à quelques objections
Une cohérence solide

Conclusion : Le choix de la raison et de la foi
Le choix de la raison
La réponse de la foi
Répandre la dévotion au Cœur Immaculé de Marie

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