Pourquoi se consacrer par le père Alonso

La consécration au Cœur Immaculé de Marie

D'après le père Alonso

La pratique par excellence suggérée par les apparitions de Fatima est la consécration à Dieu par l’intermédiaire du Cœur Immaculé de Marie. Ce que nous avons dit plus haut au sujet de la réparation, vaut également, nous le pensons, au sujet de la consécration. Nous estimons que les auteurs, qui s'opposent à la pratique d’une consécration à la Vierge, ne peuvent invoquer pour cela aucune raison théologique valable. Il est clair, en effet, que la réparation, comme la consécration mariale, est relative à Dieu. Jamais la Très Sainte Vierge n'est l'étape terminale, ni même le passage, à proprement parler. Elle est le lieu où Dieu veut être trouvé.
À Fatima, la Vierge n’a demandé expressément que la consécration de la Russie, comme moyen efficace de sa conversion et de la paix du monde. Mais, il est évident que cette consécration de la Russie doit être précédée de la pratique généralisée et intense de consécrations individuelles et collectives. Disons plus : nous pensons qu’il faut insister sur ceci, que la consécration de la Russie n'arrivera que comme le fruit de la consécration généralisée et intense de tous les membres et de toutes les collectivités de l'Église. C'est pourquoi - ainsi que l'ont bien compris et exprimé le pape Pie XII et le pape Paul VI - il est nécessaire d'exhorter les fidèles à réaliser leur consécration personnelle et à la vivre intensément. C’est là le meilleur moyen de hâter l'heure du triomphe du triomphe du Cœur Immaculé de Marie, et l'avènement du Royaume de Dieu sur la terre.

 En quoi consiste la consécration ?

La consécration est un acte très parfait de la vertu de religion. Elle consiste à donner à Dieu, par l’intermédiaire de la Vierge, la personne humaine tout entière, avec tout ce qu'elle est et tout ce qu’elle a.
On peut dire que le baptême est notre première consécration, parce que c'est par lui que réellement commence le culte véritable et unique, seul capable d'être agréé par le Père céleste, qui voit, dans le baptisé, l’homme incorporé au Christ.
Mais comme le baptême est décidé, pour les jeunes enfants, par une autre personne, et accepté ainsi par l’Église, il est nécessaire de renouveler cet acte à d'autres moments, afin qu'il soit une décision vraiment personnelle et consciente du chrétien. Ces moments peuvent être : la première communion, la confirmation, la profession religieuse, le mariage, l'ordination sacerdotale, etc.
Dans cet acte de religion, qui s’adresse fondamentalement au Christ, nous faisons entrer la Vierge à un titre spécial, qui lui est propre : celui de Mère de Dieu et notre Mère, celui de Mère du Rédempteur ; et nous invoquons son intercession pour que nos actes personnels aient l'efficacité et la force nécessaires.

 

Préparation à la consécration

Toute consécration personnelle exige l’état de grâce. Il en est de même, dans la mesure du possible, lorsqu'il s’agit de consécration collective d’un petit nombre de personnes : une famille, une communauté. Quand il s'agit de consécrations collectives plus étendues, de provinces, de peuples, de nations, du monde entier, on peut dire que le fruit de tels actes est en proportion directe avec la campagne de pénitence, de prédication, de confessions et de communions qui les ont préparées. De là la nécessité de ne pas réaliser de consécrations très étendues sans une préparation convenable, afin que les grandes multitudes concernées par elles arrivent, en grande partie, à l’état de grâce et à l'esprit de ferveur, qui les rendra aptes à représenter tous ceux qui n’ont pas pris une part active à de tels actes. Pour cela, le passage d’une statue de la Vierge pèlerine, comme missionnaire de Dieu, est un moyen très efficace. La visite de la Vierge pèlerine peut avoir lieu à l’église ou dans les maisons particulières. Elle doit être précédée de la réception du sacrement de pénitence et de la communion. Alors, le chef de famille, le chef du groupe ou le prêtre, convie tout le monde à une préparation immédiate à l’acte qui va s'accomplir. Suit la lecture, faite clairement et posément, d'une formule de consécration, à laquelle on peut ajouter la récitation du chapelet. Il est bon de recommander, pour finir, le renouvellement annuel de l’acte de consécration, comme moyen d’en perpétuer les fruits. L’intronisation d’une statue ou d’une image du Christ ou de la Vierge à une place d'honneur de la maison est évidemment un acte louable de la part des familles chrétiennes, afin de s'opposer à la vague de sécularisation qui nous envahit.

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