Samedi, 4 juillet 2026 : 1er samedi du mois
N’oublions pas de réciter un acte de réparation ce jour-là.
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Mystère à méditer |
5e mystère douloureux : Le crucifiement |
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Blasphèmes à réparer |
Les offenses de ceux qui outragent Notre-Dame directement dans ses saintes images |
Lettre de liaison n° 188 (2 juillet 2026)
Chers amis,
Un fait inimaginable s’est produit le mois dernier. Comme il est intervenu quelques jours avant la publication de la dernière lettre de liaison, il n’a pas été possible d’en parler à ce moment-là. Ce n’était ni un oubli, ni une négligence, mais simplement le manque de temps pour avoir toutes les informations nécessaires.
Une statue de Notre-Dame de Fatima remise à M. Poutine
En effet, une statue de Notre-Dame de Fatima a été remise à M. Vladimir Poutine en personne, le 1er juin dernier. Voici comment cela s’est passé.
Cette statue était arrivée à Moscou après un pèlerinage à pied de Fatima à Moscou, puis Kazan entre 2021 et 2025. Ce pèlerinage avait été organisé par l'UNEC (Union Nationale pour l'Enfant et la Famille). Un petit groupe de pèlerins a fait le trajet de Fatima à Kazan en portant une statue de Notre-Dame de Fatima sur leurs épaules, dans le but d’obtenir la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie par le Saint-Père.
Initialement, le pèlerinage était prévu du 19 mars au 14 octobre 2020, sur un parcours d’environ 5 000 km, traversant 13 pays. Mais l’épidémie de Covid puis la guerre en Ukraine ont contraint les organisateurs à le retarder d’un an, à en modifier le parcours et à le fractionner en plusieurs étapes de deux à trois mois. Le pèlerinage a effectivement pu commencer en juin 2021. En voici un court descriptif :
- 2021 : Fatima – Lourdes, via Saint Jacques de Compostelle : 1 300 km (4 juin – 6 août)
- 2022 : Marienthal – Lourdes, via Rocamadour et La Salette : 1 300 km (21 mars – 17 juin)
- 2023 : Marienthal – Kristdala/Suède : 1 300 km (19 mars – 5 juin)
- 2024 : Kristdala – Moscou : 1 800 km (20 avril – 21 juillet)
Il a ensuite été décidé d’ajouter un tronçon supplémentaire Moscou – Kazan en 2025 : 800 km (10 juin – 21 juillet, jour de la fête nationale de ND de Kazan).
La statue de Notre-Dame de Fatima aura ainsi parcouru près de 8 000 km en 362 jours de marche répartis sur cinq années, traversant neuf pays, malgré le Covid, la guerre en Ukraine, les intempéries, des obstacles de toute nature. À l’arrivée à Kazan, pour que la statue reste en Russie, elle a été confiée à une famille américano-australienne de dix enfants vivant à Moscou depuis plusieurs années. Cette famille l’a elle-même confiée à une autre famille de dix enfants, française cette fois, la famille Sorlin qui vit aussi en Russie depuis une dizaine d’années.
Le 1er juin 2026 eut lieu à Moscou une cérémonie officielle pour la remise de la médaille « Mère héroïne » par le président Vladimir Poutine à plusieurs mères de famille de dix enfants, dont Mme Isabelle Sorlin. Après la remise de médaille, son mari, M. Fabrice Sorlin put adresser quelques mots de remerciement au président et lui a offert la statue de Notre-Dame de Fatima. Avant de pouvoir l’introduire dans le Kremlin, la statue dut être remise aux services de sécurité pour inspection, deux jours avant la cérémonie, soit le 30 mai, fête de sainte Jeanne d'Arc en France.
Ainsi, même si elle n’est probablement pas installée dans le bureau du président, une statue de Notre-Dame de Fatima est entrée au Kremlin 97 ans après la révélation de Notre-Dame à sœur Lucie que, pour accorder la paix au monde, Dieu demandait au pape, en union avec les évêques de monde entier, de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Cet événement, encore inimaginable il y a quelques années, nous incite à revenir sur cette demande du Ciel.
Les demandes de Notre-Dame concernant la Russie
Car la Russie a une place très particulière dans le message de Fatima, et par conséquent dans le cœur de la Sainte Vierge. En effet, la Russie est mentionnée trois fois dans le secret du 13 juillet 1917 :
Pour l’empêcher, je viendrai demander la consécration de la RUSSIE à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Si l’on écoute mes demandes, la RUSSIE se convertira et l’on aura la paix. Sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties. À la fin, mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la RUSSIE qui se convertira, et il sera accordé au monde un certain temps de paix.
La Sainte Vierge indique clairement, et sans aucune interprétation possible, que la paix dans le monde dépend de la conversion de la Russie, laquelle sera obtenue par sa consécration au Cœur Immaculé de Marie faite par le pape.
En 1917, Notre-Dame ne fit qu’une annonce : « Je viendrai demander … » Et effectivement, douze ans plus tard, le 13 juin 1929, à Tuy, Notre-Dame confia à sœur Lucie : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen. » Puis l’année suivante, le 29 mai 1930, sœur Lucie eut une autre communication du Ciel :
Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice.
Son confesseur lui ayant demandé des précisions sur cette révélation, elle lui écrivit le 12 juin 1930, pour lui confirmer mot pour mot ce que lui avait dit la Sainte Vierge. Parallèlement, le 19 mars 1930, alors que sœur Lucie n’avait encore rien révélé du secret de Fatima, Pie XI organisa à Saint-Pierre de Rome une cérémonie pour réparer les exactions commises par la Russie. Puis le 30 juin suivant, il décida que les prières après la messe prescrites par Léon XIII seraient désormais dites pour la conversion de la Russie.
En août 1931, à Rianjo, sœur Lucie reçut une autre révélation :
Comme je demandais à Dieu la conversion de la Russie, de l’Espagne et du Portugal, il me sembla que sa divine majesté me dit :
« Tu me consoles beaucoup en me demandant la conversion de ces pauvres nations. Demande-la aussi à ma Mère, en lui disant souvent : Doux Cœur de Marie, soyez le salut de la Russie, de l’Espagne et du Portugal, de l’Europe et du monde entier. Et d’autres fois : Par votre pure et Immaculée Conception, ô Marie, obtenez-moi la conversion de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe et du monde entier.
Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du Roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. Jamais il ne sera trop tard pour recourir à Jésus et à Marie. »
Notre-Dame se plaignit également de cette inaction, comme en témoigne un écrit de sœur Lucie de 1936 :
Plus tard, par le moyen d’une communication intime, Notre-Dame me dit, en se plaignant : « Ils n’ont pas voulu écouter ma demande... ! Comme le Roi de France, ils s’en repentiront et ils le feront, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. »
Ainsi, le Ciel conditionne la paix dans le monde à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Et sœur Lucie ne cessera de le répéter. Dans une lettre du 21 janvier 1935 au père Gonçalvès, elle dit : « Parlant avec Lui, il me semble qu’il est disposé à user de miséricorde envers la pauvre Russie, comme il l’a promis il y a cinq ans, et qu’il désire beaucoup la sauver. » Le 18 mai 1936, elle lui écrivit :
D’une manière intime, j’ai parlé à Notre-Seigneur de ce sujet, et, il y a peu de temps, je lui demandais pourquoi il ne convertirait pas la Russie sans que sa Sainteté fasse cette consécration :
— Parce que je veux que toute mon Église reconnaisse cette consécration comme un triomphe du Cœur Immaculé de Marie, pour ensuite étendre son culte et placer, à côté de la dévotion à mon Divin Cœur, la dévotion à ce Cœur Immaculé.
— Mais, mon Dieu, le Saint-Père ne me croira pas, si vous ne le mouvez vous-même par une inspiration spéciale.
— Le Saint-Père ! Priez beaucoup pour le Saint-Père. Il la fera, mais ce sera tard ! Cependant le Cœur Immaculé de Marie sauvera la Russie, elle lui est confiée.
Trois ans plus tard, dans une lettre au père Aparicio datée du 19 mars 1939, elle rappela l’importance d’associer la consécration de la Russie à la dévotion au Cœur Immaculé de Marie : « De la pratique de cette dévotion, unie à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. ».
On peut se demander pourquoi une telle prédilection du Ciel pour la Russie. La réponse se trouve probablement dans ce qu’écrivit dom Guéranger, une cinquantaine d’années avant les apparitions de Fatima, dans son Année liturgique, à la fête de saint Josaphat (14 novembre). Ces lignes n’ont pas perdu de leur actualité :
La Russie catholique, c'est la fin de l'Islam et le triomphe définitif de la Croix sur le Bosphore, sans péril aucun pour l'Europe ; c'est l'empire chrétien d'Orient relevé avec un éclat et une puissance qu'il n'eut jamais ; c'est l'Asie évangélisée, non plus seulement par quelques prêtres pauvres et isolés, mais avec le concours d'une autorité plus forte que Charlemagne. C'est enfin la grande famille slave réconciliée dans l'unité de foi et d'aspirations pour sa propre grandeur. Cette transformation sera le plus grand événement du siècle qui la verra s'accomplir, et changera la face du monde.
La conversion de la Russie
Ici, il convient d’apporter une précision sur ce qu’il faut entendre par conversion. Pour le Vatican, il s’agit simplement du retour à l’orthodoxie. Dans le livre La dernière voyante de Fatima, le cardinal Bertone, alors Secrétaire d’État, explique :
La consécration de la Russie ne voulait pas dire pour sœur Lucie capturer la grande Russie chrétienne au profit de la catholicité. Ce n’était pas son intention. Il s’agissait de consacrer la Russie à la Vierge pour que redevienne chrétienne, pleine de dévotion à Marie, cette Russie trahie et souillée par la révolution communiste, abattue par le retour de l’athéisme athée. (…)
Une fois le communisme dissous, ressurgit la religiosité du peuple russe, religiosité marquée par la dévotion mariale. Il n’était pas besoin de la plier à un catholicisme rigoriste. Le pape slave a eu la sagesse de la respecter telle qu’elle était.
Pour le cardinal Bertone, il faudrait donc consacrer la Russie pour qu’elle reste dans le schisme ! Sœur Lucie et le père Alonso ont toujours été d’un avis totalement opposé. Voici ce qu’écrivit le père Alonso :
Lucie a toujours pensé que la conversion de la Russie ne s’entend pas seulement d’un retour des peuples de Russie à la religion chrétienne orthodoxe, en repoussant l’athéisme marxiste des Soviets, mais qu’elle se réfère simplement et pleinement à sa conversion totale et intégrale par un retour à l’unique et vraie Église catholique, romaine.
C’est parfaitement conforme à ce qu’enseigne Pie XI dans Mortalium animos (6 janvier 1928) :
Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on voit certains nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C’est pourquoi ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d’auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission.
De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient, et ils versent par étapes dans le naturalisme et l’athéisme.
Il faut donc continuer à prier pour la conversion de la Russie, conversion qui n’interviendra que lorsque le pape l’aura consacrée au Cœur Immaculé de Marie. C’est pourquoi, il est profondément regrettable de voir que, dans beaucoup de communautés traditionnelles, les prières pour la conversion de la Russie après les messes basses sont souvent omises.
Il y a donc un lien très fort entre la conversion de la Russie, la sauvegarde de la Chrétienté et le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Par conséquent, cette consécration a une importance capitale. Ainsi, la Russie a-t-elle une place très particulière dans le plan divin. C’est une volonté divine qu’il convient de respecter. Voilà pourquoi il est important que le Saint-Père consacre ce pays au Cœur Immaculé de Marie, en respectant scrupuleusement les demandes de Notre-Dame. Aucune des consécrations faites jusque-là, y compris celle de François qui a été la plus complète, n’a rempli toutes les conditions : le pape n’a jamais promis de reconnaître la dévotion des premiers samedis et aucun acte de réparation n’a été fait.
Nécessité des diverses conditions
La consécration de la Russie n’est pas la seule condition demandée par le Ciel pour nous accorder la paix. Dans ses Réflexions sur un acte de consécration, le père Joseph de Sainte Marie insistait sur l’indispensable union entre les demandes de la Sainte Vierge :
Il est extrêmement important de bien voir que celle-ci [la consécration de la Russie] ne représente qu'un des trois éléments constitutifs de l'appel de Fatima. Les deux autres (…) sont celui de la conversion, faite de prière et de participation au sacrifice rédempteur du Christ, et celui de la "dévotion réparatrice" – essentiellement eucharistique et mariale – des cinq premiers samedis du mois. (…) En observant, d'une part, qu'aucune d'elles ne peut suffire sans les deux autres et, d'autre part, que les unes s'adressent en propre à la hiérarchie tandis que les autres concernent tous les baptisés sans distinction, on voit dès maintenant que c'est par un effort de toute l'Église que ce message offre le salut au monde. (…) Cette considération ne permet ni de tout attendre de la seule consécration, ce qui serait peut-être la tentation de certains fervents de Fatima, ni de s'en remettre à la seule prière et pénitence des fidèles, ce qui pourrait être la tentation de la hiérarchie. Il faut et ceci et cela, le tout passant par le Cœur Immaculé de Marie. (…)
Ni les pasteurs ne peuvent tenir aux fidèles un discours qui revienne à leur dire : « Vos prières et vos sacrifices suffisent », car ils ne suffiront jamais ; ni les fidèles ne peuvent dire aux pasteurs : « Votre acte de consécration fera tout », car il faut aussi la prière et le sacrifice de tous pour préparer ce "retour complet" des hommes à Dieu.
En ce qui concerne la consécration, il nous est difficile d’agir directement. Mais, comme il n’est pas concevable d’obtenir un bienfait au plan collectif si on ne fait pas d’abord ce qu’il faut au plan individuel, nous avons le devoir de prier à cette intention, comme il nous est demandé de prier et d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs. En particulier pratiquons avec ferveur et assiduité la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. Il ne tient qu’à nous de la pratiquer et de la répandre : nous n’avons nul besoin d’une approbation de Rome pour le faire. Une telle attitude, outre qu’elle nous apportera les grâces de notre propre conversion et de notre salut éternel, peut fort bien procurer au pape les grâces nécessaires pour qu’il réalise avec les évêques du monde entier la consécration de la Russie, comme l’a demandée Notre-Dame, et reconnaisse la dévotion des premiers samedis du mois.
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus
À propos des rosaires vivants
Plusieurs lecteurs ont à nouveau exprimé le souhait que des rosaires vivants soient réorganisés. Les réflexions sur une nouvelle organisation, destinée à fiabiliser la constitution de ces rosaires, se poursuivent. Nous espérons qu’elles aboutiront rapidement. Dès qu’une organisation efficace aura été trouvée, nous vous avertirons et vous pourrez à nouveau vous inscrire pour participer à un rosaire.