Samedi, 7 février 2026 : 1er samedi du mois
N’oublions pas de réciter un acte de réparation ce jour-là.
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Mystère à méditer |
- Par Cap Fatima : 5e mystère douloureux : Le crucifiement cliquer ICI |
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Blasphèmes à réparer |
Les offenses de ceux qui outragent Notre-Dame directement dans ses saintes images |
Lettre de liaison n° 183 (4 février 2026)
Chers amis,
Après plusieurs lettres pour lesquelles l’actualité nous a conduit à nous écarter du sujet habituellement traité dans ces lettres, il est temps de revenir à nos réflexions sur le message de Fatima.
Pendant quatre ans (depuis la lettre de liaison n° 123 de juillet 2021), nous avons analysé les paroles de l’Ange et de Notre-Dame. Il convient maintenant d’en tirer une synthèse afin de comprendre ce que le Ciel attend de nous.
Tout d’abord, le message de Fatima s’inscrit dans un cadre précis révélé par la Sainte Vierge les 13 juin et 13 juillet 1917 : Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de sa Mère. À côté de demandes à caractère général, comme de ne plus offenser Notre-Seigneur, ou concrètes, comme de construire une chapelle, la plupart des demandes concernent directement la dévotion au Cœur Immaculé de Marie et peuvent être regroupées en six demandes distinctes :
- l’offrande de prières et de sacrifices pour la conversion des pécheurs,
- la récitation quotidienne du chapelet pour obtenir la fin des guerres et la paix dans le monde,
- la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois,
- la reconnaissance de cette dévotion par le pape,
- la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie,
- la révélation du troisième point du secret.
À ces demandes, il convient d’ajouter le port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel. En toute rigueur, la Sainte Vierge n’en a pas parlé, mais elle l’a montré aux petits voyants à la fin de la dernière apparition de 1917. Et en 1950, sœur Lucie confia au père Rafferty : « Notre-Dame tenait le scapulaire en ses mains parce qu’elle veut que nous le portions. (…) Le scapulaire est le signe de notre consécration au Cœur Immaculé de Marie. (…) Cette pratique est indispensable pour accomplir les requêtes de Notre-Dame de Fatima. »
Voyons donc comment répondre à chacune de ces demandes afin d’en recueillir les fruits promis.
1re demande : Les prières et sacrifices pour la conversion des pécheurs
Lors de sa première apparition, Notre-Dame demanda aux petits voyants : « Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ? »
Elle renouvela cette demande le 13 juillet et le 19 août 1917, y ajoutant d’offrir également des prières à cette intention. C’est aussi ce qu’avait fait l’Ange lors de ses apparitions en 1916.
Cette première demande de Notre-Dame est le point essentiel du message de Fatima. Dans un entretien avec le père Thomas McGlynn, un dominicain américain qui voulait sculpter une statue de Fatima, sœur Lucie lui confia : « La conversion des pécheurs, et le retour des âmes à Dieu. Cette idée a été répétée dans toutes les apparitions ; c’est pourquoi je considère que c’est l’essentiel du message. » En toute rigueur, la Sainte Vierge n'en a parlé que dans trois des six apparitions de 1917. Mais, à chacune de ses apparitions, l’Ange a parlé soit de prières soit de sacrifices pour la conversion des pécheurs. Et Notre-Dame en a parlé au cours des apparitions de Pontevedra et Tuy.
Enfin, les sacrifices demandés ont été précisés par Notre-Seigneur : « Le sacrifice qu’exige de chacun l’accomplissement de son propre devoir et l’observance de ma loi, voilà la pénitence que je demande et que j’exige maintenant. » Et sœur Lucie confia à John Haffert, fondateur de l’Armée bleue, que la principale demande de Notre-Dame était le sacrifice et ajouta : « Par sacrifice, Notre-Dame a dit qu’elle entendait l’accomplissement loyal du devoir d’état quotidien de chacun. »
2e demande : Le chapelet quotidien pour la paix dans le monde
Dans sa première apparition de 1917, la Sainte Vierge fait une deuxième demande : « Récitez le chapelet tous les jours pour obtenir la paix pour le monde et la fin de la guerre. » Elle la répétera à chacune des cinq apparitions suivantes. Et plusieurs fois, elle précise deux points importants : 1) il faut réciter le chapelet pour obtenir la paix dans le monde ; 2) elle seule peut nous obtenir cette paix.
De plus, en 1957, sœur Lucie confia au père Fuentès que toutes les difficultés, temporelles ou spirituelles, que nous rencontrons, peuvent être résolues par la récitation du chapelet :
La Sainte Vierge a donné une efficacité nouvelle à la récitation du rosaire. Il n’y aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, se référant à la vie personnelle de chacun d’entre nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou bien de la vie des peuples et des nations, il n’y aucun problème, dis-je, si difficile soit-il, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint rosaire.
3e demande : Les premiers samedis du mois
Annoncé le 13 juillet 1917, la demande fut faite une première fois le 10 décembre 1925. Elle fut renouvelée, le 15 février 1926 et, à nouveau, en mai 1930. Dans la lettre à son confesseur de mai 1930, sœur Lucie parle de « la dévotion réparatrice, que Dieu lui-même et la Très Sainte Vierge ont daigné demander en 1925, pour, au moyen de cette petite dévotion, donner la grâce du pardon aux âmes qui ont eu le malheur d’offenser le Cœur Immaculé de Marie, la Très Sainte Vierge promettant aux âmes qui chercheront à lui faire réparation de cette manière, de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour qu’elles se sauvent ».
Les fruits de cette dévotion sont clairement précisés : réparer les offenses faites au Cœur Immaculé de Marie et obtenir la conversion des pécheurs.
4e demande : La consécration de la Russie
Également annoncé le 13 juillet 1917, la demande de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie, fut faite le 13 juin 1929. Ce jour-là, Notre-Dame confia à sœur Lucie : « Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les évêques du monde, la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen. »
Deux ans après, en août 1931, rien n’ayant été fait, à Rianjo où elle était partie se reposer, la Sainte Vierge lui dit : « Ils n’ont pas voulu écouter ma demande... ! Comme le Roi de France, ils s’en repentiront et ils le feront, mais ce sera tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l’Église. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir. »
Sœur Lucie écrivit alors à Mgr da Silva que Notre-Seigneur lui avait confié : « Fais savoir à mes ministres, étant donné qu’ils suivent l’exemple du Roi de France en retardant l’exécution de ma demande, qu’ils le suivront dans le malheur. Jamais il ne sera trop tard pour recourir à Jésus et à Marie. »
5e demande : La reconnaissance de la dévotion réparatrice par le pape
En mai 1930, sœur Lucie, en recevant pour la troisième fois la demande de la dévotion réparatrice, reçut avec elle une demande complémentaire. Voici ce qu’elle écrivit à son confesseur :
Le bon Dieu, au fond de mon cœur, agit sur moi pour que je demande au Saint-Père l’approbation de la dévotion réparatrice, (…)
Puis, après avoir rappelé en quoi consistait la dévotion réparatrice, elle ajouta :
Le bon Dieu promet de mettre fin à la persécution en Russie, si le Saint-Père daigne faire, et ordonne aux évêques du monde catholique de faire également, un acte solennel et public de réparation et de consécration de la Russie aux très Saints Cœurs de Jésus et de Marie, Sa Sainteté promettant, moyennant la fin de cette persécution, d’approuver et de recommander la pratique de la dévotion réparatrice, indiquée ci-dessus.
Et tout le restant de sa vie, sœur Lucie rappellera cette condition demandée par le Ciel.
6e demande : La révélation du troisième point du secret
Outre ces cinq demandes, il en est une sixième que nous ne connaissons pas encore précisément mais dont il est possible d’esquisser le contenu (voir notamment les lettres de liaison n° 107 à 110 et 113).
En effet, sœur Lucie a toujours affirmé qu’il n’y avait qu’un seul secret, lequel comprenait trois points (sœur Lucie a utilisé le mot portugais “coïsas” qui signifie littéralement “choses”). Le premier point est l’enfer, c’est-à-dire le châtiment qui attend les pécheurs impénitents. Et Notre-Dame donne un moyen pour l’éviter : la dévotion à son Cœur Immaculé. Le deuxième point concerne les guerres et les persécutions, c’est-à-dire les conséquences sur cette terre de nos péchés. Et Notre-Dame donne également deux moyens pour les éviter : la communion réparatrice des premiers samedis du mois et la consécration de la Russie au son Cœur Immaculé. Quant au troisième point, la seule chose que nous savons sûrement, c’est qu’il concerne la foi, c’est-à-dire l’Église et donc le pape. Et tous ceux qui ont pu lire cette partie du secret ou en parler avec sœur Lucie ont dit que ce point concernait la perte de la foi à l’échelle de continents et atteindrait les plus hauts sommets de l’Église. C’est donc un danger encore plus grand que les guerres puisqu’il menace non plus nos biens temporels mais notre salut éternel. Et nous pouvons être certains que la Sainte Vierge a donné un moyen pour éviter ou contrer ce danger, comme elle l’a fait pour le premier danger, l’enfer, qui est un châtiment individuel, et pour le second qui est un châtiment temporel collectif. Pour ce troisième danger qui est spirituel et collectif, la Sainte Vierge ne peut pas ne pas avoir indiqué le moyen de s’en protéger.
Sœur Lucie a toujours dit que cette partie du secret aurait dû être révélée au plus tard en 1960. Il est donc important de la connaître, car depuis cette date, l’Église subit une crise comme elle n’en a jamais connu auparavant. Crise est d’ailleurs un terme impropre. Une crise est un événement bref par nature. Une crise qui dure 65 ans, ce n’est plus une crise : c’est une maladie grave, maladie qui ronge l’Église de l’intérieur et atteint tous ses membres. Il est donc particulièrement important de connaître le remède qui pourra guérir l’Église de cette maladie, remède que Notre-Dame a sûrement révélé à sœur Lucie.
Il faut donc continuer à prier et faire ce que nous pouvons pour que le Saint-Siège révèle cette partie du secret, d’une part pour le salut de l’Église et de tous ses membres, mais aussi pour l’honneur de Notre-Dame, car aucune de ses demandes n’est insignifiante et ne peut être ignorée.
Ainsi, parmi les six demandes de Notre-Dame, trois s’adressent à nous directement, et trois s’adressent plus spécifiquement à la hiérarchie de l’Église. Voyons comment répondre au mieux à ces demandes, car les fruits promis si nous obéissons sont merveilleux : la réparation des offenses envers Notre-Seigneur et Notre-Dame, la conversion des pécheurs, notre propre salut et la paix dans le monde.
Ce que la Sainte Vierge nous demande
La Sainte Vierge nous demande trois choses : offrir des prières et des sacrifices pour la conversion des pécheurs, réciter notre chapelet tous les jours pour la paix dans le monde et pratiquer la dévotion réparatrice chaque premier samedi du mois. Ces demandes ne sont pas exigeantes. Il ne dépend que de nous de les réaliser ; personne ne pourra le faire à notre place. Toutefois, nous pouvons nous entraider pour suivre avec ferveur et assiduité ces demandes de notre Mère du Ciel :
- Pour les sacrifices, la seule aide possible est d’insister à temps et à contre-temps sur l’importance de cette pratique, ce qu’essaye de faire Cap Fatima avec les lettres de liaison.
- Pour le chapelet quotidien, depuis 2017 des rosaires vivants ont été organisés.
- Pour les premiers samedis, les “cités” des premiers samedis proposées par Salve Corda sont un excellent moyen, car pour persévérer, l’amitié est très précieuse. Chacun d’entre nous doit avoir à cœur de créer ou de consolider dans sa paroisse un mouvement en faveur des premiers samedis.
Pour optimiser et surtout pérenniser la façon dont Cap Fatima et Salve Corda peuvent vous aider, une fusion des deux organisations est à l’étude et devrait voir le jour sous peu, avec pour objectif premier de développer les cités des premiers samedis. Une lettre de liaison régulière continuera à être diffusée pour nous sensibiliser régulièrement sur l’importance de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, en particulier sur l’importance d’offrir des prières et des sacrifices pour la conversion des pécheurs. Enfin, pour la récitation du chapelet, il est envisagé de s’associer avec Le chapelet perpétuel pour le monde.
Ce que la Sainte Vierge demande à l’Église
La Sainte Vierge a également demandé trois choses à l’Église : la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie (à partir de 1929), la reconnaissance par le pape de la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois (à partir de 1930) et la révélation du troisième point du secret de juillet 1917 (au plus tard en 1960).
Concernant la consécration de la Russie, plusieurs actes ont été posés par les papes, mais malheureusement aucun d’eux n’a respecté toutes les conditions précisées par Notre-Dame. La paix dans le monde, promise si le pape accomplissait cette consécration, n’est donc toujours pas là. Il faut prier et espérer que le pape fera cette consécration prochainement. Seul le pape uni aux évêques du monde entier peut le faire. Par contre, de notre côté, nous pouvons agir en nous consacrant nous-même au Cœur Immaculé de Marie. D’une part cette pratique fait partie de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, comme l’explique saint Louis Marie Grignion de Montfort, notamment dans son Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge. D’autre part, le père Alonso affirme :
À Fatima, la Vierge n’a demandé expressément que la consécration de la Russie, comme moyen efficace de sa conversion et de la paix du monde. Mais, il est évident que cette consécration de la Russie doit être précédée de la pratique généralisée et intense des consécrations individuelles et collectives. La consécration de la Russie n'arrivera que comme le fruit de la consécration généralisée et intense de tous les membres et de toutes les collectivités de l'Église. C'est pourquoi il est nécessaire que les fidèles commencent par réaliser leur consécration personnelle et par la vivre intensément. C’est là le meilleur moyen de hâter l'heure du triomphe du triomphe du Cœur Immaculé de Marie, et l'avènement du Royaume de Dieu sur la terre.
Concernant la reconnaissance des premiers samedis, l’occasion du centenaire de cette demande a été saisie pour demander au Saint-Père de l’approuver. Les actions entreprises tout au long de l’année 2025 n’ont malheureusement pas abouti. Plus récemment, les tentatives faites auprès des cardinaux avant le consistoire des 7 et 8 janvier pour qu’ils en parlent au pape, n’ont pas non plus obtenu de résultats.
Il est triste de voir que cette demande si simple n’a jamais été réalisée par les papes depuis les apparitions de Fatima alors que Léon XIII et saint Pie X avaient, en leur temps, accorder des indulgences à une dévotion très similaire. Mais ne désespérons pas. D’autres actions sont envisagées qui aboutirons peut-être.
Quant à nous, nous pouvons agir : comme pour la consécration de la Russie, en paraphrasant le père Alonso, on peut dire que cette reconnaissance par le pape n’arrivera que « comme le fruit d’une pratique généralisée et intense de la dévotion réparatrice par tous les membres et toutes les collectivités de l’Église. »
Concernant le troisième point du secret, diverses actions ont récemment été tentées pour en connaître le contenu. Jusqu’à présent, elles ont malheureusement échoué. Par exemple, il a été demandé à l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, la lettre que sœur Lucie avait écrite en 1983 à son président, le cardinal Caffara, lettre dans laquelle elle lui disait que « la bataille finale entre le Seigneur et le règne de Satan portera sur le mariage et la famille ». L’institut a répondu que la lettre avait été perdue !
De même, il a été demandé aux archives du Vatican s’il serait possible de consulter le rapport fait par le père Schweigl après l’entrevue qu’il eut avec sœur Lucie en 1952. À ce jour, aucun document n’a été communiqué, alors que par ailleurs, le Saint-Siège affirme avoir tout révélé.
Sur ce point, il n’est pas facile d’agir concrètement ; mais nous pouvons prier. En particulier, prions pour Mgr da Silva qui n’a voulu ni lire ni révéler la troisième partie du secret, alors qu’il pouvait le faire. Prions aussi pour Pie XII qui a demandé à avoir le secret, mais lorsqu’il l’a eu n’a pas voulu le lire. Prions enfin pour ses successeurs qui l’ont lu, mais n’ont pas voulu le révéler, contrairement à ce que la Sainte Vierge avait demandé. Tous ont donc une responsabilité importante dans les troubles qui ont secoué le monde et l’Église ces dernières années. Demandons-leur d’intercéder pour que le Saint-Siège révèle enfin ce troisième point et que nous puissions appliquer le remède que la Sainte Vierge a sûrement confié à la petite Lucie le 13 juillet 1917. Ils auront sûrement à cœur de nous aider depuis l’au-delà pour obtenir ce qu’ils n’ont pas osé faire ici-bas.
Voilà donc le plan d’action qu’il convient de tenir pour œuvrer au triomphe promis et attendu du Cœur Immaculé de Marie, triomphe qui n’arrivera que si nous obéissons aux demandes si simples de Notre-Dame.
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus