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LL n° 115 : La position officielle du Vatican

Samedi 2 janvier 2021 : 1er samedi du mois

Méditation
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 2e mystère douloureux : La flagellation
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les blasphèmes contre la virginité de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 115 (30 décembre 2020)Imprimer

Chers amis,

L’attitude des papes vis-à-vis du secret de Fatima est pour le moins surprenante (voir dernière lettre de liaison) : non seulement aucun pape ne s’est vraiment intéressé au troisième point du secret, mais ils ne se sont pas davantage intéressés aux autres points du secret ou du message de Fatima, excepté la consécration au Cœur Immaculé de Marie. En particulier, aucun d’eux ne s’est préoccupé de recommander la dévotion des premiers samedis du mois. Pourquoi un tel désintérêt alors que Pie XII eut la grâce de voir le miracle du soleil se réaliser quatre fois depuis les jardins du Vatican ?
Le dossier accompagnant le secret diffusé par le Vatican le 26 juin 2000, donne quelques éléments de réponse. Le document le plus important de ce dossier est un commentaire théologique, signé du cardinal Ratzinger, alors préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi. C’est un texte long et dense (sept pages A4) qui aborde en particulier deux points :

  • l’acceptabilité des révélations privées,
  • la réalité des apparitions de Fatima.

L’acceptabilité des révélations privées

Après avoir rappelé la distinction entre la révélation publique, close avec la mort du dernier apôtre, et les révélations privées, le commentaire détaille la façon dont il convient d’accepter ces dernières. Voici quelques extraits significatifs.

Sur l’utilité et l’objectif des révélations privées :

  • « Leur rôle n'est pas [...] de “compléter” la Révélation définitive du Christ, mais d'aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l'histoire», de « nous aider à comprendre les signes des temps et à trouver pour eux la juste réponse dans la foi ».
  • « La révélation privée est une aide pour la foi.»
  • « Un tel message peut être une aide valable pour comprendre et mieux vivre l'Évangile à l'heure actuelle ; c'est pourquoi il ne doit pas être négligé.»
  • « Il est une aide qui est offerte, mais dont il n'est nullement obligatoire de faire usage.»

Sur les critères permettant de les accepter :

  • « Le critère pour la vérité et pour la valeur d'une révélation privée est son orientation vers le Christ lui-même.»
  • « Elle se manifeste comme crédible précisément parce qu'elle renvoie à l'unique révélation publique. »
  • « Il doit s'agir d'une nourriture pour la foi, l'espérance et la charité.»

Sur leur origine :

  • « Les révélations privées proviennent avant tout de la piété populaire et se reflètent sur elle, lui donnent de nouvelles impulsions et ouvrent pour elle de nouvelles formes.»

Ces différentes affirmations sont considérablement réductrices. En particulier, la dernière affirmation exclut pratiquement la possibilité d’une origine divine pour les révélations privées. Or si une révélation privée n’est pas d’origine divine, ce n’est pas une révélation, mais une illusion ou un mensonge.
Le commentaire affirme également que le critère permettant de juger de la véracité d’une révélation privée est qu’elle doit renvoyer à la révélation publique. Or les apparitions de Fatima étant essentiellement tournées vers le Cœur Immaculé de Marie, on pressent qu’elles ne répondent pas à ce critère.

On trouve une confirmation de ce point de vue dans une des références utilisées par le commentaire : il s’agit d’un article du père Édouard Dhanis, un des plus farouches opposants à Fatima, qualifié de « théologien flamand éminent connaisseur de cette question » bien qu’il ait toujours refusé de rencontrer sœur Lucie et de lire l’ensemble des documents sur Fatima. Nonobstant cette attitude incroyable, c’est le père Dhanis, et lui seul, que le commentaire cite, de préférence à tous les experts reconnus, comme le père Alonso, le chanoine Barthas, le chanoine Formigâo, etc. qui ont vu de nombreuses fois sœur Lucie et ont étudié honnêtement tous ses écrits. Son point de vue reflète donc celui du Vatican. Voici ce qu’il dit :

L'approbation ecclésiastique d'une communication céleste signifie trois choses, pour ce qui la concerne. Premièrement, qu’il n’y a rien dans cette communication de contraire à la foi et aux bonnes mœurs ; deuxièmement qu'il est permis de la publier ; troisièmement que les fidèles sont officiellement autorisés à lui accorder prudemment leur assentiment.
L'approbation ecclésiastique en ce domaine ne signifie rien de plus, parce que les déclarations du magistère sur ces questions sont en rapport avec la fonction qui lui a été divinement confiée : son rôle est de conserver, interpréter et défendre le dépôt de la foi, reçu du Christ et des apôtres ; il doit le faire avec l'assistance de l'Esprit-Saint, mais sans fonder son enseignement sur de nouvelles révélations.
Une telle approbation doit être reçue avec respect et obéissance. Mais, à dire vrai, elle ne garantit pas expressément la réalité de la communication céleste. Et normalement nous ne sommes autorisés à y croire qu'à la suite d'une enquête historique et théologique sérieuse ; de la sorte c’est une garantie qui, normalement, incite l’homme prudent à admettre cette réalité de la même façon. Plus les approbations ecclésiastiques de certaines communications surnaturelles se répètent et deviennent solennelles – ce qui suppose en principe un nouvel examen ou un supplément de garantie – plus elles ont de poids sur l’opinion de l’homme humble et sage. Mais en ce qui concerne la reconnaissance de l’origine céleste de l’apparition ou de la révélation, elles incitent à la prudence plutôt qu’à la crédulité. (Article Lo "status" teologico del messaggio di Fatima par Don Pietro Cantoni, paru dans le n° 313 – sept/oct 2002 de la revue Cristianità)

Voici donc l’unique référence du commentaire sur les révélations privées. Étant la seule, elle s’applique nécessairement au message de Fatima. En d’autres termes, l’approbation de Mgr da Silva « ne garantit pas expressément la réalité de la communication céleste ». Elle signifie seulement que le message des petits voyants ne contient rien qui aille contre la foi, qu’on peut le publier et y croire mais avec précaution et discernement, et uniquement dans la mesure où il oriente vers le Christ. Le commentaire affirme donc de façon voilée que, dans le message de Fatima, une bonne partie vient non pas de la Sainte Vierge mais de la dévotion populaire. On a beau lire et relire le commentaire, et même l’ensemble du dossier publié le 26 juin 2000, on ne trouve nulle part une appréciation plus positive sur les révélations privées.

La réalité des apparitions de Fatima

Après ce rappel sur le discernement à opérer en matière de révélation privée, le commentaire analyse la réalité des apparitions de Fatima en commençant par rappeler la distinction traditionnelle entre trois types de visions : « L'anthropologie théologique distingue en ce domaine trois formes de perception ou de "vision" : la vision des sens, donc la perception externe corporelle, la perception intérieure et la vision spirituelle (visio sensibilis – imaginativa – intellectualis). »

Dans son Précis de théologie ascétique et mystique, l’abbé Tanquerey les détaille ainsi :

Les visions sont des perceptions surnaturelles d'un objet naturellement invisible pour l'homme. Elles ne sont des révélations que lorsqu'elles découvrent des vérités cachées. Elles sont de trois espèces : sensibles, imaginaires ou purement intellectuelles.

1) Les visions sensibles ou corporelles, qu'on appelle aussi apparitions, sont celles où les sens perçoivent une réalité objective naturellement invisible à l'homme. Il n'est pas nécessaire que l'objet perçu soit un corps en chair et en os, il suffit qu'il soit une forme sensible ou lumineuse. (…)

2) Les visions imaginaires ou imaginatives sont celles qui sont produites dans l'imagination par Dieu ou par les anges, à l'état de veille ou pendant le sommeil. Ainsi un ange apparaît plusieurs fois à saint Joseph pendant son sommeil (…) ; souvent ces visions sont accompagnées d'une vision intellectuelle qui en explique la signification. (…)

3) Les visions intellectuelles sont celles où l'esprit perçoit une vérité spirituelle, sans formes sensibles : telle fut la vision de la Sainte Trinité qu'eut sainte Thérèse (…). Ces visions se font, soit par des idées déjà acquises, mais que Dieu coordonne ou modifie, soit par des espèces infuses qui représentent mieux que des idées acquises les choses divines.(…)

Il y a des visions qui réunissent deux ou trois caractères en même temps. Ainsi la vision de saint Paul sur le chemin de Damas fut à la fois sensible, quand il vit la lumière fulgurante, imaginative quand les traits d'Ananie furent représentés à son imagination, et intellectuelle lorsqu'il comprit la volonté de Dieu sur lui.

Mais, que la vision soit interne ou externe, le commentaire ajoute que le voyant déforme nécessairement ce qu’il a vu :

La vision intérieure (…) comporte aussi des limites. Déjà dans les visions extérieures, il existe aussi un facteur subjectif : nous ne voyons pas l'objet pur, mais celui-ci nous parvient à travers le filtre de nos sens, qui doivent accomplir un processus de traduction.
Dans la vision intérieure, il s’agit encore plus largement que dans la vision extérieure d’un processus de traduction, en sorte que le sujet est de manière essentielle participant de la formation, sous mode d'images, de ce qui apparaît. L'image peut advenir seulement selon ses mesures et ses possibilités. Ces visions ne sont donc jamais de simples "photographies" de l'au-delà, mais elles portent aussi en elles-mêmes les possibilités et les limites du sujet qui perçoit.

Ainsi, pour le commentaire, à cause de nos sens, les visions, qu’elles soient extérieures ou intérieures, ne peuvent être rapportées que de façon déficiente. Autrement dit, le récit des apparitions n’est qu’une traduction plus ou moins faussée de ce que le voyant a vu intérieurement ou extérieurement ; ce n’est pas une description exacte de l’objet contemplé.

Ensuite, le commentaire exclut catégoriquement que les apparitions de Fatima puissent être des visions extérieures ou sensibles et les classe délibérément parmi les visions imaginaires ou imaginatives :

Il est clair que, dans les visions de Lourdes, Fatima, etc., il ne s'agit pas de la perception normale extérieure des sens : les images et les figures qui sont vues ne se trouvent pas extérieurement dans l'espace, comme s'y trouve par exemple un arbre ou une maison. (…)
Il s’agit donc de la catégorie intermédiaire, la perception intérieure, qui a certainement pour le voyant une force de présence, laquelle équivaut pour lui à la manifestation extérieure sensible. (…)
Il s'agit de vrais "objets" qui touchent l'âme, bien qu'ils n'appartiennent pas à notre monde sensible habituel(…)
Les images qu’ils [les enfants de Fatima] ont décrites (…) ne sont pas non plus à envisager comme si, pour un instant, le voile de l’au-delà avait été enlevé et que le ciel apparaisse dans ce qu’il a de purement essentiel, de la manière dont nous espérons le voir un jour dans l’union définitive avec Dieu.

Ainsi pour le commentaire, il n’y a pas véritablement eu d’apparitions à Fatima : les voyants ont simplement eu des visions intérieures. Ce point de vue est conforme avec ce que le père Dhanis pense des apparitions de Fatima. Voici quelques-unes de ses conclusions tirées d’articles parus autour des années 1950 dans les revues Streven et Nouvelle Revue Théologique :

Sur les apparitions de l’Ange :
On n’ose pas écarter absolument l’hypothèse d’un récit dû pour une grande part à l’imagination et on se sent porté à ne pas prendre position.

Sur la vision de l’enfer :
Les voyants ont reçu une connaissance très intense de l’horreur des péchés et de la damnation et cette connaissance a évoqué petit à petit une vision dans leur imagination.

Sur les mémoires de sœur Lucie :
Il n’est pas facile de préciser le crédit qu’il y a lieu d’accorder aux rapports de sœur Lucie. Sans mettre en doute sa sincérité, non plus que le jugement sain dont elle fait preuve dans la vie quotidienne, on peut juger prudent de ne s’appuyer qu’avec circonspection sur ses écrits. (…) Une personne peut être sincère et faire preuve d’un jugement sain dans la vie quotidienne, mais avoir une propension à la fabulation inconsciente dans un certain secteur ou, en tout cas, rapporter avec des enrichissements et des modifications appréciables des souvenirs vieux de vingt ans.
Certains esprits inventent des histoires et se persuadent eux-mêmes qu’elles sont vraiment arrivées. Dans leur imagination, ils sont de bonne foi. (…)

Au cours des années, certains événements extérieurs et certaines expériences spirituelles de Lucie ont enrichi le contenu original du secret.

Ainsi, pour l’unique expert cité par le commentaire, dans le message, seuls sont vrais l’appel à la prière et à la pénitence ; tout le reste n’est que le fruit de la piété et de l’imagination des petits voyants. Le père Dhanis émet même des doutes sur la réalité du miracle du soleil : « Nous avons distingué d’une part le phénomène de la chute du soleil et de sa remontée en zigzag que nous n’avons pas osé accepter et d’autre part le phénomène des tremblements, des secousses et du commencement de chute que nous avons admis. »

À leur époque, les thèses du père Dhanis furent remarquablement contredites par le père Jongen. Elles finirent malheureusement par s’imposer petit à petit au Vatican.

La position officielle du Saint-Siège

Le commentaire nie donc la réalité des phénomènes extérieurs et ne voit dans les visions de Fatima qu’une perception intérieure des voyants. Les figures vues par eux ne se trouvent pas extérieurement dans l’espace. La description de la Vierge par les enfants n’est qu’une image de ce qu’ils ont perçu intérieurement. Autrement dit, Notre-Dame n’est pas venue à Fatima : les voyants n’ont eu qu’une perception intérieure de sa présence.
À la fin du document, le commentaire va même encore plus loin : il affirme que le secret a été, au moins en partie, inventé par sœur Lucie : « La conclusion du "secret" rappelle des images que sœur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d'anciennes intuitions de foi. »

Sœur Lucie est d’un avis totalement opposé : elle est sûre d’avoir réellement vu la Sainte Vierge, comme elle espère la voir un jour au Ciel. En 1924, à la commission d’enquête canonique, elle déclara : « J’ai la certitude que je l’ai vue et que je ne me suis pas trompée. Même si l’on me tuait, personne ne me ferait dire le contraire ! »
D’éminents prélats, également, ne partagent pas la position officielle du Vatican. Ainsi, deux mois après la parution du dossier, Mgr Hnilica fit savoir au cardinal Ratzinger qu’il ne partageait pas l’opinion du commentaire :

Il me semble, pour y avoir réfléchi tout l’été, qu’il n’y a pas de preuve de l’appartenance de toutes les apparitions et visions de la Sainte Vierge à ce que Votre Éminence appelle "la voie moyenne" ou "perception intérieure". Et s’il n’y a pas de preuve, il est évident que l’on ne peut pas dire : « Il est clair que ». Votre Éminence sait, mieux que moi, comment le dogme de l’Assomption de Marie n’a jamais été aimé de certains théologiens libéraux et rationalistes qui cherchent toujours le moyen de l’édulcorer. Aussi, je me demande si nous devons refuser, sans preuve et a priori, la possibilité de la présence corporelle de la très Sainte Vierge, dans ses apparitions. Pourquoi la Vierge Marie, qui est montée au Ciel avec son corps, ne pourrait-elle pas apparaître avec son corps ?

Il est vrai que, lorsque des anges ou des saints apparaissent aux hommes, ce ne peut pas être avec un corps glorieux, puisque les premiers, étant de purs esprits, n’ont pas de corps et que celui des seconds ne ressuscitera qu’à la Parousie. Ils ne peuvent donc apparaître aux hommes qu’en empruntant des éléments à la nature, mais qui ne sont pas un corps glorieux. L’ange gardien de Don Bosco apparaissait sous la forme d’un chien qu’il appelait il Grigio.

Il y a toutefois deux exceptions : Notre-Seigneur et Notre-Dame. Notre-Seigneur est ressuscité avec son corps glorieux et c’est lui que les apôtres ont vu après la Résurrection. Et non seulement Il a mangé avec eux ou certains disciples, mais Thomas a même pu Le toucher.
Il en est de même pour Notre-Dame. Le dogme de l’Assomption défini par Pie XII le 1er novembre 1950 enseigne que Notre-Dame est monté au Ciel avec son corps. Il n’est donc pas contre la Foi de croire que Notre-Seigneur ou Notre-Dame puissent apparaître avec leur corps glorieux.
Le quadruple miracle du soleil au Vatican au moment de la proclamation du dogme de l’Assomption peut même être interprété non seulement comme une confirmation de ce dogme par le Ciel, mais aussi comme une indication qu’à Fatima où ce miracle eut lieu pour la première fois, la Sainte Vierge est bien venue avec son corps glorieux.

Quoi qu’il en soit, les visions de Notre-Dame à Fatima sont sûrement des visions extérieures sensibles. Car les phénomènes physiques ayant accompagné sa venue et observés par de très nombreux témoins ne peuvent pas être le fruit d’une vision imaginative. Leur nombre est impressionnant. C’est même une caractéristique propre aux apparitions de Fatima. Nous y reviendrons dans la prochaine lettre de liaison.

Malgré cela, la position officielle du Vatican est qu’il n’y a pas eu réellement d’apparition à Fatima. Le 8 mars 1982, Mgr Ré, assesseur et troisième personnage de la Secrétairerie d’État, confia à l’abbé Caillon :

Si nous étions sûrs que c’est vraiment la Sainte Vierge qui demande que les évêques du monde entier s’unissent au pape pour consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie, nous le ferions. Mais ce n’est pas clair. Nous avons nos archives nous aussi.

Ces "archives" dont parle Mgr Rè sont probablement les études du père Dhanis. Et s’il n’y a pas eu d’apparition, il n’y a pas eu de paroles de Notre-Dame à proprement parler. En conséquence, il n’est pas possible de prendre en compte ce qui ne serait que le fruit de l’imagination de trois jeunes enfants. D’où la prudence adoptée par les papes. Il est d’ailleurs significatif que ni les phénomènes extérieurs ayant accompagnés les apparitions, ni le miracle du soleil ne sont rappelés dans le dossier diffusé le 26 juin 2000.

Il est triste de voir cette insistance à minimiser l’importance des apparitions de Fatima. Si Dieu en personne ou par l’intermédiaire d’un de ses saints nous adresse une recommandation ou nous fait un rappel sur sa loi, peut-on conclure qu’il n’est pas obligatoire d’en faire usage ? S’Il prend la peine de nous parler, il est au moins téméraire de ne pas suivre ce qu’Il dit. Le miracle du soleil n’avait-il pas justement pour but de marquer l’origine céleste du message et de ce fait de requérir sinon un acte de foi tout au moins un acte qui s’en rapproche ? Aussi, prions pour tous les membres du Saint-Siège qui ne veulent pas croire à la réalité des apparitions de Fatima.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Yves de Lassus

Divers

Une erreur s’est glissée dans la dernière de liaison : le dogme défini par Pie XII le 1er novembre 1950 est bien sûr le dogme de l’Assomption et non pas le dogme de l’Immaculée Conception, lequel a été défini par Pie IX le 8 décembre 1854. Veuillez nous en excuser.

Le mystère qu’il est proposé de méditer pour ce premier samedi du mois, est le deuxième mystère douloureux : la flagellation. Comme dans L’année liturgique de Dom Guéranger, le commentaire sur ce sujet est peu développé, il vous est proposé une méditation tirée des visions qu’eut la bienheureuse Anne-Catherine Emmerich.
Il paraîtra peut-être curieux à certains de méditer sur la flagellation pendant le temps de Noël. Mais outre que l’on continue bien à méditer sur les mystères douloureux en récitant le rosaire, l’Église elle-même nous fait méditer dès le lendemain de Noël sur le martyr de saint Etienne et deux jours plus tard sur le massacre des Saints Innocents.
Cependant, pour ceux qui préfèreraient méditer un autre mystère, vous pouvez retrouver les méditations publiées sur d’autres mystères sur cette page du site : https://www.fatima100.fr/les-premiers-samedis-du-mois/meditations

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