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Mon Père, ma Sœur,
     Madame, Mademoiselle, Monsieur,
     Chers amis,

    Voici la méditation pour le 12e jour de la préparation à la consécration au Cœur Immaculé de Marie du {list:name}.
    Aujourd'hui, nous consacrerons plus spécialement au Cœur Immaculé de Marie :

toutes les messes auxquelles nous avons assisté.

   Pour ceux qui n'auraient pas reçu certaines méditations, vous pouvez retrouver toutes les méditations publiées depuis le début de la préparation sur la page "Méditations" en cliquant ICI.​
       
          En union de prière.
          Yves de Lassus

12e jour

Automne 1916 : « Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. »
 

L'eucharistie


Voici comment sœur Lucie rapporte la dernière apparition de l’Ange dans son quatrième mémoire :

Il nous apparut pour la troisième fois, tenant dans ses mains un calice, et, au-dessus de lui, une hostie d’où tombaient dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’hostie suspendus en l’air, il se prosterna à terre et répéta trois fois cette prière :

« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »

Puis se relevant, il prit de nouveau le calice et l’hostie dans ses mains, me donna l’hostie et donna à Jacinthe et François le contenu du calice en disant :

« Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu. »

Il se prosterna de nouveau à terre et répéta avec nous, encore trois fois la même prière : « Très Sainte Trinité, … »
Poussés par la force surnaturelle qui nous enveloppait, nous avions imité l’Ange en tout, c’est-à-dire que nous nous étions prosternés comme lui et avions répété les prières qu’il disait.

La pédagogie de l’Ange est absolument remarquable. Lors de la première apparition, il commence par apprendre une courte prière aux trois petits voyants. Lors de la deuxième, il leur demande d’offrir des sacrifices. Puis à la troisième, il les fait communier. Et à chaque fois, il le fait dans un esprit de réparation. Cette insistance de l’Ange sur la réparation souligne l’extrême gravité du péché et la nécessité de le réparer par amour, par des prières, des sacrifices et des communions. Les paroles de l’Ange sont particulièrement fortes : « Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats » et « Réparez leurs crimes »

Aujourd’hui, cette prière est toujours plus actuelle que jamais !

De plus, la formule de l’Ange est d’une remarquable précision théologique : Lucie recevra l’Hostie, Jacinthe et François le Sang ; mais à tous trois, l’Ange dit uniformément : « Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ ».

Bien qu’extraordinaire et miraculeuse, la communion donnée par l’Ange fut une communion réelle. Lucie l’a toujours affirmé. Au chanoine Barthas qui lui demandait : « Pensez-vous avoir réellement communié ce jour-là comme à la sainte Table ? », elle répondit : «  Je pense que oui, car je sentis le contact de l’Hostie comme dans les communions ordinaires. »
Jacinthe et François étaient également sûrs d’avoir communié bien qu’ils n’aient jamais osé s’en prévaloir pour communier à l’église sans l’autorisation du curé de leur paroisse.

Enfin, l’Ange, en donnant la communion aux enfants au cours de cette troisième apparition, apporte une confirmation céleste à la récente décision de saint Pie X d’encourager la communion des jeunes enfants (décret Quam Singulari Christus du 8 août 1910).

Cette communion des mains d’un ange n’est pas unique dans l’histoire des apparitions. Saint Stanislas Kostka, saint Raymond Nonnat, saint Gérard Majella, et bien d’autres, ont également communié de la main d’un ange.

La sainte messe

Cette communion lors de la troisième apparition de l’Ange doit nous conduire à avoir un grand amour de la messe et de la communion eucharistique. Quand le prêtre consacre les offrandes du pain et du vin, se réalise l'immolation non sanglante de Jésus réellement présent sur l'autel à l'état de victime. Quel prodige que chaque messe ! Elle renouvelle le sacrifice de la Croix et opère le miracle de la transsubstantiation du pain et du vin en Corps et Sang du Christ !

L'Eucharistie c'est Jésus présent parmi nous et pour nous. L'Eucharistie c'est vraiment le Corps, le Sang, l’Âme et la Divinité de Jésus-Christ, comme l’Ange l’apprit aux petits voyants. Par l'Eucharistie nous avons vraiment l'Emmanuel « Dieu avec nous » (Mt 1, 23).
Saint Thomas d'Aquin nous rappelle qu'il n'y a aucune religion sur terre qui ait son Dieu aussi proche et familier que la religion chrétienne, par l'Eucharistie.

Une réalité plus grande encore est que le Verbe Incarné, Jésus, non seulement vit parmi nous, mais veut se donner, venir en nous et se faire l'un de nous. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui » (Jn 6, 57).
Saint Alphonse de Liguori disait que Dieu ne pourrait pas faire une chose plus grande que la messe. Et saint Padre Pio disait que la sainte messe est infinie comme Jésus.
Et Jésus veut cela chaque jour. C'est pour cela qu'il s'est incarné.
Les saints aimaient la messe avec une passion ardente. Saint François d'Assise voulait écouter au moins deux messes par jour, et quand il était malade il voulait qu'un frère lui célèbre la messe dans sa cellule.

Et nous ? Trop nombreux sont ceux qui ont des réticences à participer à la messe, y compris le dimanche. Que l'on comprend peu de choses de ce mystère qui est pourtant la richesse infinie de l'Église !
Pourtant, si nous voulons aimer la Sainte Vierge, nous ne pouvons oublier que nous ne serons jamais aussi proches d'elle que lorsque nous sommes auprès d'un autel sur lequel se renouvelle le sacrifice du Calvaire : « Près de la croix se tenait Marie, sa Mère ». (Jn 19, 25).
On demanda un jour au Padre Pio si la Sainte Vierge se trouvait là durant la messe. Surpris par cette question, saint Padre Pio répondit : « Mais vous ne voyez donc pas la Sainte Vierge toujours présente auprès du tabernacle ? »

La sainte communion

Par la sainte communion Jésus se donne à chacun de nous pour le nourrir de son Corps et de son Sang : « Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage ». (Jn 6, 56).
L’Eucharistie est la nourriture de notre âme comme le pain est la nourriture quotidienne de notre corps sans laquelle nous nous affaiblissons et dépérissons. Nourriture divine. Nourriture d'amour. Nourriture d'infinie valeur et de forces immenses. « Bienheureux les invités au repas nuptial de l'Agneau ». (Ap. 19, 9).Celui qui ne mange pas de ce pain souffrira de faiblesse et dépérira spirituellement jour après jour. Jésus l'a dit clairement : « Si vous ne mangez pas ma Chair et ne buvez pas mon Sang, vous n'aurez pas la vie en vous ». (Jn 6, 54).

Les saints étaient affamés de Jésus et étaient héroïques pour faire n'importe quel sacrifice afin de ne pas être privé de ce « Pain de vie » (Jn 6, 35), « descendu du ciel » (Jn 6, 59).
Saint Joseph Moscati communiait chaque matin. Et quand il devait voyager à l'étranger pour participer à des congrès scientifiques de médecins, il le faisait la nuit ou descendait des navires et, parcourait les rues des villes étrangères, toujours à jeun, à la recherche d'une église catholique, pour pouvoir communier. Il disait qu'il ne se sentait pas capable de commencer les visites médicales avant d'avoir reçu le Christ.

Et nous ? Peut-être avons-nous une église non loin de chez nous et pourtant nous ne sommes pas attirés par la sainte communion. Nous sommes capables de rester sans communion même le dimanche... Que la Sainte Vierge nous éclaire et nous secoue ! Si nous la prions, avec joie elle nous donnera la grâce et la force de nous approcher, même chaque jour, de la sainte communion, parce que sur la terre, rien ne peut la rendre plus heureuse que de voir son fils présent en nos cœurs.

Avec Jésus et pour Jésus

La messe et la communion nous remplissent de Jésus pour nous faire vivre avec Jésus et pour Jésus toute la journée. Avec quelles fréquences, au cours de la journée, l'amour de Jésus devrait nous ramener à l'Eucharistie !
Saint François de Sales et saint Maximilien Kolbe voulaient reprendre un contact spirituel avec le Seigneur tous les quarts d'heure ! Les saints cherchaient toutes les occasions pour aller à Jésus, se tenir auprès de lui, le plus longtemps possible.

Les heures d'adoration, les petites visites au Saint Sacrement, tout cela était une véritable passion chez les saints. Et comme ils étaient ingénieux pour se les offrir !
Saint Robert Bellarmin passait devant deux églises en se rendant à l'école : ainsi, entre l'aller et le retour il faisait quatre visites au Saint Sacrement. La bienheureuse Anna Maria Taigi, mère de sept enfants, s'arrangeait pour faire une longue visite journalière au Saint Sacrement.

Tous les saints sont remplis d'amour et ne peuvent pas ne pas sentir l'attirance du sacrement de l'amour. Sainte Gemma Galgani disait qu'au ciel elle remercierait surtout le Christ pour le don de l'Eucharistie fait aux hommes. Il est impossible que Dieu puisse donner quelque chose de plus que Lui-même !

Il nous faut des prêtres

Mais comment pourrions-nous avoir l'Eucharistie sans les prêtres ? Ce sont eux « les dispensateurs des mystères divins » (1Co 4, 1). C'est à eux seulement que le Christ a dit, après la première messe de l'histoire célébrée le Jeudi Saint : « Faites ceci en mémoire de moi ». (Lc 22, 19).
Pour cette divine mission de renouveler le sacrifice de Jésus, le prêtre est choisi par Dieu seul (He 5, 4), qui le prend parmi les hommes (Rm 1, 1) pour le consacrer « ministre du tabernacle » (He 13, 10).
Que le prêtre est heureux ! Les anges même les vénèrent parce que, comme disait saint Cyprien : « À l'autel, le prêtre agit au nom du Christ ».

Or pour avoir des prêtres, il faut des vocations sacerdotales. Mais ce n’est pas tout : il faut aussi les grâces de l'acceptation et de la fidélité à la vocation. Qui donnera toutes ces grâces ? La Sainte Vierge, médiatrice universelle. Mais il faut la prier, la supplier. Elle est la Mère du souverain Prêtre ; elle est la Mère de tous les prêtres. Elle a formé Jésus pour le sacrifice ; elle forme les prêtres pour les conduire à l'autel de l'immolation.
Nous avons tant besoin de prêtres aujourd’hui ! Recourons à Marie, multiplions nos prières, ne nous fatiguons pas d'insister pour obtenir une si grande grâce. Par la prière nous obtenons des vocations, comme l'a dit Jésus : « Priez le Maître de la moisson qu'il envoie des ouvriers dans sa moisson » (Mt 9, 38). En priant la Sainte Vierge, les vocations s'obtiennent, car Marie est une puissante médiatrice d'amour et de miséricorde.
Saint Maximilien Kolbe, le fou d'amour de l'Immaculée, en moins de vingt ans, par son amour et sa prière incessante, obtint de la Vierge environ mille vocations ! Ô Marie, Mère et Reine des prêtres, donnez-nous de nombreux et saints prêtres !

Alors, chaque fois que nous communions, remercions Dieu pour la grâce qu’il nous fait en nous donnant son Fils et offrons cette communion pour avoir des vocations.

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