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13 juin 1917 : « Jésus veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut. Ces âmes seront chéries de Dieu comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône. »

 

Une promesse de salut


Le 13 juin 1917, après avoir appris à Lucie qu’elle resterait plus longtemps sur la terre, Notre-Dame poursuivit en disant : « Jésus veut se servir de toi pour me faire connaître et aimer. »
Notre-Dame confiait ainsi une mission à Lucie. Mais, à travers elle, Notre-Dame s’adresse aussi à nous. Comme Lucie, nous devons : « faire connaître et aimer la Sainte Vierge ».

Puis Notre-Dame ajouta : « Il (Jésus) veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur Immaculé. À qui embrassera cette dévotion, je promets le salut. Ces âmes seront chéries de Dieu comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône. »

Ces différentes phrases constituent ce que l’on a coutume d’appeler le "petit secret". Il faudrait les savoir par cœur et les méditer souvent, tellement elles sont importantes et riches de signification.

Jésus veut !

« Les jugements de Dieu sont insondables et ses voies impénétrables » dit saint Paul dans son Épître aux Romains. Toutefois, les voies divines ne sont pas toujours inconnaissables. Car Dieu se plaît, de temps à autre, à nous faire connaître sa volonté. Certes, de telles occasions sont rares, mais elles existent. Au XIVe siècle, Il s’adressa par exemple à sainte Catherine de Sienne qui transcrivit ce qu’elle apprit dans ses Dialogues. Au XVIIe siècle, à Paray-le-Monial, Notre-Seigneur demanda à sainte Marguerite-Marie de répandre la dévotion au Sacré-Cœur.

Fatima fait partie de ces rares occasions où Dieu nous fait part d’une de ses volontés, avec cette fois une particularité notable : il y a un parallèle étonnant entre les apparitions de Paray-le-Monial et celles de Fatima. Dans les deux cas, il est demandé l’établissement de la dévotion à un Cœur : le Sacré-Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie. À chaque fois, le salut nous est promis si nous embrassons les dévotions proposées (la pratique des neuf premiers vendredis du mois et des cinq premiers samedis du mois). Et, à chaque fois, il a été demandé la consécration à ces Cœurs (la consécration de la France au Sacré-Cœur et la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie).

Une volonté authentifiée par un miracle extraordinaire

Lorsqu’il Lui arrive de le faire, Dieu se manifeste généralement de façon discrète, comme à sainte Catherine de Sienne ou sainte Marguerite-Marie. Tel ne fut pas le cas à Fatima : les signes qui accompagnèrent les apparitions furent extraordinaires, que ce soit les phénomènes naturels  ou le nombre de prophéties ou encore le miracle du soleil. Aucune apparition, même celles de Lourdes ou de Guadalupe, n’a été authentifiée d’une manière aussi spectaculaire, ni n'a bénéficié d’autant de témoins extérieurs. C'est un fait sans précédent dans l'histoire des apparitions.

À lui seul, le miracle de la danse du soleil, lors de l'apparition du 13 octobre 1917, place les apparitions de Fatima devant toutes les autres et en fait les plus extraordinaires de l’histoire. Car avant Fatima, on ne recense que trois phénomènes naturels de cette ampleur : le déluge, l'arrêt du soleil pendant la bataille de Josué contre les Amorrhéens à Gabaon (Josué 10, 12-13) et les ténèbres du Vendredi Saint apparues au moment de la crucifixion.
Le miracle de Fatima eut une ampleur moindre que celui du Vendredi Saint, mais peut-être aurait-il été aussi important si les petits voyants n’avaient pas été mis en prison à Villa Nova de Ourem, car Notre-Dame leur dit le 19 août 1917 : « Si l’on ne vous avait pas emmenés à la ville, le miracle aurait été plus connu. ». Quoi qu’il en soit, jamais depuis le Vendredi Saint, il n’y eut de miracle cosmique aussi extraordinaire. L’abbé Caillon, dans son petit opuscule La consécration de la Russie aux très saints Cœurs de Jésus et Marie le qualifie de « fait unique dans l’ère chrétienne depuis la Résurrection du Christ ».
Depuis, un autre miracle cosmique eut lieu dans la nuit de 25 au 26 janvier 1938 où le ciel s’embrasa au-dessus de tous les pays qui allaient entrer en guerre, miracle qui est de plus la réalisation d’une prophétie puisqu’il avait été annoncé le 13 juillet 1917.

Tous ces signes marquent donc non seulement l'origine divine du message de Fatima, mais aussi son importance, sans égal dans toute l'histoire des apparitions célestes, qu'elles soient de Notre-Seigneur, de la Très Sainte Vierge ou des saints. Car si Dieu a pris soin d’authentifier le message de Fatima d’une façon aussi extraordinaire, ce n’est sûrement pas pour rappeler des choses banales. Le miracle de la danse du soleil est « aux événements et au message de Fatima ce que le miracle de la Résurrection est à l’Évangile », selon l’excellente expression du frère Michel de la Sainte Trinité.

La dévotion au Cœur Immaculé de Marie

Or quel est en substance le fond de ce message si important ? Dieu veut que la dévotion au Cœur Immaculé de Marie se répande dans le monde entier. Il ne nous appartient pas de connaître les motifs qui Le conduisirent à exprimer ses demandes à telle époque plutôt qu’à telle autre. Nous savons simplement qu’Il voulut le développement de la dévotion au Sacré-Cœur à partir du XVIIe siècle et celui de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie à partir du XXe siècle. Telles sont ses volontés.

La similitude entre les demandes faites à Paray-le-Monial et à Fatima ne doit pas nous étonner. En voici une raison exposée par le pape Pie XII dans son message du 8 décembre 1942 :

Les fidèles doivent veiller à associer étroitement le culte du Sacré-Cœur et le culte envers le Cœur Immaculé de Marie, car notre salut vient de l'amour et des souffrances de Jésus-Christ indissolublement unis à l'amour et aux souffrances de sa Mère.  C'est pourquoi il convient que le peuple chrétien rende aussi au Cœur très aimant de sa céleste Mère, de semblables hommages de piété, d'amour, de gratitude et de réparation.  Aux âmes de péché, à celles qui souffrent de leurs fautes, à celles qui veulent expier les péchés des autres, la dévotion du Cœur de leur Mère paraît être un havre à la fois d'idéal et de pardon.

Et pour quelle raison Dieu veut-Il l’établissement dans le monde de la dévotion au Cœur Immaculé de Marie ? Pour que, par elle, nous obtenions la conversion des pécheurs. Celle-ci a été la préoccupation permanente de l’Ange et de Notre-Dame : tous deux ont demandé avec insistance de prier et de faire des sacrifices pour l’obtenir. Déjà avant Fatima, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus nous avait montré la nécessité de prier pour les pécheurs lorsqu’elle pria pour Pranzini, un condamné à mort, qui ainsi eut la grâce de se convertir quelques minutes avant son exécution. Cette histoire nous prouve que, par nos prières, nous pouvons obtenir la conversion des pécheurs. Et la toute dernière phrase du code de droit canon de 1983 (canon n° 1752) rappelle opportunément l’importance que l’Église y attache : « (...) le salut des âmes doit toujours être dans l’Église la loi suprême. »

Une promesse de salut

Et Dieu tient tellement à cette dévotion qu’Il y attache une grâce extraordinaire : notre salut éternel ! Comprenons-nous bien la grâce que nous obtiendrons si nous pratiquons cette dévotion ? Notre-Dame elle-même nous promet le salut si nous la pratiquons. Mesurons-nous le trésor que représente une telle promesse ? Et il ne s’agit pas d’une erreur de traduction, car dans une lettre écrite le 17 décembre 1927, adressée à son confesseur, le père Aparicio, et où sœur Lucie révèle pour la première fois les paroles de Notre-Dame du 13 juin 1917, l’expression portugaise employée est : « prometo a salvação » (« je promets le salut »). Voici une image du passage en question :

 

Dans cette même lettre, Lucie raconte ensuite l’apparition de Notre-Dame à Pontevedra le 10 décembre 1925, au cours de laquelle la Sainte Vierge demanda la communion réparatrice des premiers samedis du mois. Après avoir indiqué en quoi elle consistait, Notre-Dame ajouta : à tous ceux qui la pratiqueront cinq mois de suite, « je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme ».

Ce point est le tout premier point du secret que sœur Lucie révéla. Ce n’est que deux ans plus tard qu’elle révélera la demande de consécration de la Russie. Et il faudra attendre encore une douzaine d’années avant qu’elle dévoile la plus grande partie du secret du 13 juillet 1917.
Cet ordre est important à connaître, car il indique la priorité des demandes transmises par Notre-Dame. La première, et donc la plus importante, concerne la dévotion au Cœur Immaculé, en particulier la communion réparatrice des premiers samedis du mois, comme moyen de se sauver et d’obtenir la conversion des pécheurs. C’est donc cette demande que nous devons satisfaire en priorité. Combien recevrions-nous de grâces en méditant régulièrement ces paroles de notre mère du Ciel ! Quel trésor inestimable que cette dévotion au Cœur Immaculé de Marie par laquelle Notre-Dame elle-même nous promet le salut !

Une place de choix au Ciel

Mais là ne s’arrête pas les grâces accordées à cette dévotion. Non seulement sa révélation a été authentifiée de façon extraordinaire, non seulement elle nous promet le salut, mais en plus les âmes qui embrasseront cette dévotion seront « chéries de Dieu » ! Et pour illustrer cette affection particulière de Dieu, Notre-Dame ajoute : « comme des fleurs placées par Moi pour orner son trône ».  Ces âmes seront donc dignes d’orner le trône divin ! Quelle grâce extraordinaire ! Et quelle joie pour elles de pouvoir ainsi contenter Dieu ! Jamais auparavant le Ciel n’a accordé autant de grâces pour une dévotion particulière.

Et en quoi consiste cette dévotion ? En trois choses essentiellement :

  • offrir tous les sacrifices de la vie quotidienne pour obtenir la conversion des pécheurs, en récitant si possible la première prière que Notre-Dame enseigna le 13 juillet 1917 : « Ô mon Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs et en réparation des outrages commis envers le Cœur Immaculé de Marie ».
  • réciter tous les jours notre chapelet en ajoutant après chaque dizaine la deuxième prière enseignée le 13 juillet : « Ô mon Jésus, pardonnez-nous, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui en ont le plus besoin. »
  • faire une communion réparatrice le premier samedi du mois.

Alors empressons-nous de bien connaître cette dévotion si chère au cœur de Dieu. Pratiquons-la avec ferveur, par amour pour Notre-Dame et Notre-Seigneur. Et faisons-la connaître autour de nous pour répondre à la volonté divine qui veut qu’elle soit répandue dans le monde entier.

A chaque premier samedi du mois, faisons une communion réparatrice par amour pour les pécheurs, pour obtenir leur conversion comme sainte Thérèse obtint la conversion de Pranzini.

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