Lettre de liaison n° 8 - 13 août 2015

Chers amis,

La quatrième apparition de Notre-Dame à Fatima (qui eut lieu le 13 août 1917) est moins connue que celles du 13 juillet ou du 13 octobre. Pourtant, elle mériterait de l’être autant, car elle est véritablement extraordinaire. Elle est non seulement atypique, mais absolument unique dans l’histoire des apparitions célestes, aussi bien celles de Notre-Seigneur que celles de Notre-Dame ou des saints.

En effet, elle se distingue tout d’abord par le nombre de témoins. Déjà, le 13 juillet ce nombre avait été exceptionnel : environ 5 000 personnes. Une telle affluence avait rarement été observée pour une apparition. Mais le 13 août, ils furent 18 à 20 000 personnes, chiffre absolument considérable, et ceci trois mois seulement après la première apparition. Depuis, ce chiffre ne fut dépassé qu’en deux occasions, à Fatima les 13 septembre et 13 octobre 1917, avec respectivement près de 30 000 témoins et 70 000 témoins. De plus ces témoins habitaient parfois à plusieurs kilomètres du lieu des apparitions, la plupart ne pouvant venir qu’à pied. En comparaison, à Lourdes par exemple, les affluences culminèrent à environ 5 000 personnes le 3 mars et environ 8 000 le 4 mars 1858, lors des quatorzième et quinzième apparitions.

Mais plus que le grand nombre de témoins, ce qui distingue l’apparition du 13 août de toutes les autres apparitions reconnues par l’Église, à Fatima ou ailleurs, c’est que ce fut une apparition sans voyants, cas absolument unique dans l'histoire des apparitions.

En effet, ce jour-là les petits voyants ayant été emmenés par l’administrateur à Vila Nova de Ourem, ils ne purent se rendre sur le lieu des apparitions. Pourtant les milliers de personnes présentes observèrent au moins quatre des signes extérieurs vus lors des précédentes apparitions :

  • Il y eut d’abord l’éclair annonciateur de l’apparition.
  • Il fut accompagné de deux formidables coups de tonnerre. Certains crurent à un attentat fomenté par les anticléricaux et furent pris de frayeur.
  • Puis un petit nuage se posa sur le chêne-vert, y resta quelques instants et remonta vers le ciel.
  • Pendant ce temps, la lumière du jour se modifia et tous les objets extérieurs prirent les couleurs de l’arc-en-ciel au point que les feuilles des arbres ressemblaient à des fleurs.

Voici le témoignage de Maria Carreira tel qu’il est rapporté dans le livre du père De Marchi :

Un coup de tonnerre se fit entendre. Le coup de tonnerre était plus ou moins semblable à celui de la fois précédente. Les uns disaient qu’il venait de la route, d’autres du chêne-vert... Il me sembla, à moi, qu’il venait de très loin. Tout le monde se tût, effrayé ; quelques-uns se mirent à crier qu’on allait mourir. La foule commença à se disperser, et à s’éloigner du chêne-vert... En fait, personne ne mourut ! Au coup de tonnerre, succéda un éclair, et aussitôt, nous commençâmes tous à remarquer un petit nuage, très joli, de couleur blanche, très léger, qui plana quelques instants au-dessus du chêne-vert, puis s’éleva ensuite vers le ciel et disparut dans les airs. En regardant autour de nous, nous observâmes une chose étrange, que nous avions déjà vue la fois précédente, et que nous devions voir encore dans la suite : les visages des gens avaient toutes les couleurs de l’arc-en-ciel : rose, rouge, bleu... Les arbres ne paraissaient pas avoir des rameaux et des fleurs, mais seulement des fleurs ; tous paraissaient chargés de fleurs et chaque feuille paraissait une fleur. Le sol était recouvert de carreaux de couleurs différentes. Les vêtements aussi étaient de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Les deux lanternes attachées à l’arceau paraissaient être en or.
Certainement Notre-Dame était venue, et elle n’avait pas rencontré les enfants. Quel dommage !

Les voyants étant absents, ce jour-là, il n’y avait aucun stimulant psychologique pour pousser les gens à voir : bien au contraire ! Pourtant beaucoup virent, ce qui augmenta d’autant plus leur foi dans les apparitions comme le remarqua le curé de Fatima, l’abbé Ferreira, qui écrivit à l’époque :

Au dire de milliers de témoins, l’absence des enfants n’a pas empêché la Reine des anges de manifester son pouvoir. Tous ces gens attestent des faits extraordinaires et des phénomènes qui ont enraciné plus profondément leur croyance.

Cette apparition sans les voyants et devant 18 000 personnes est certainement, après le miracle du soleil, le fait qui authentifie les apparitions de Fatima comme aucune autre apparition mariale ne fut authentifiée, y compris celles de Lourdes. Nulle part ailleurs qu’à Fatima, la Sainte Vierge n’a environné sa venue et authentifié sa présence d’autant de signes aussi extraordinaires.
Et de tels signes extérieurs vus par des milliers de personnes sans la présence des voyants est, à ce jour, un fait absolument unique, ce qui confère aux apparitions de Fatima une place à part parmi les apparitions célestes.

En union de prière par les cœurs de Jésus et Marie.

Yves de Lassus

Petite chronique du projet

1) Suite à la mise en place de la diffusion automatique par le site de la lettre de liaison, quelques personnes ont communiqué des adresses pour compléter la liste de diffusion. Ainsi, de 680, le nombre d’inscrits est passé à 775. N’hésitez pas, si vous pensez que cette lettre peut intéresser certaines de vos connaissances, à nous envoyer leur adresse.
2) Le site internet du centenaire a maintenant trois mois. Une réflexion a été lancée pour voir s’il ne serait pas pertinent d’y apporter quelques améliorations. Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas à les faire connaître en envoyant un message à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Quelques dates en août dans l’histoire de Fatima

11 août 1917 : Interrogatoire des petits pastoureaux par les services de la commune.
13 août 1917 : Emprisonnement à Vila Nova de Ourem. Venue de Notre-Dame à la Cova da Iria.
17 août 1959 : Jean XXIII se fait apporter la lettre cachetée contenant le secret de Fatima.
19 août 1917 : Quatrième apparition de Notre-Dame aux Valinhos.
21 août 1959 : Jean XXIII ouvre l’enveloppe contenant le secret, en prend connaissance du secret, puis déclare simplement : « Ce n’est pas pour mon pontificat ».
26 août 1923 : À l’Asilo de Vilar (Porto), première apparition de la Sainte Vierge à Lucie depuis les apparitions de Fatima.
Quelques jours avant le 29 août 1931 : Apparition de Notre-Dame à Rianjo (Espagne).
31 août 1941 : Le troisième mémoire contenant la première rédaction du secret, est achevé.

15 août : Fête de l’Assomption.
22 août : Fête du Cœur Immaculé de Marie (dans le rite de 1962). 

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