Lettre de liaison n° 55 (17 juillet 2017)

Chers amis,

Il y a tout juste cent ans, Notre-Dame confiait aux trois petits voyants de Fatima le grand secret du 13 juillet. Celui-ci a une longue histoire, histoire qui n’est d’ailleurs toujours pas terminée, car depuis la publication du texte diffusé par le Vatican le 26 juin 2000 comme étant la troisième partie du secret, la discussion entre les experts est toujours très vive à propos son authenticité.

Le caractère secret de cette partie du message de Fatima en souligne l’importance et lui donne une place à part par rapport au reste du message. Il nous semble donc indispensable de revenir dessus.
Dès le début, il ne fit aucun doute qu’il y avait un secret. L’administrateur de Villa Nova de Ourem alla jusqu’à menacer de tuer Lucie et ses deux cousins, si les petits voyants ne lui révélaient pas ce secret. Bien que très jeunes, de façon extraordinaire, les trois enfants préférèrent choisir la mort plutôt que de révéler le secret. À notre connaissance, dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y a pas d’autre exemple d’un tel héroïsme chez d’aussi jeunes enfants. À lui seul, ce fait est déjà une preuve d’authenticité extraordinaire. Avec le miracle de la danse du soleil annoncé prophétiquement trois mois avant sa réalisation, il n’y a donc aucun doute possible sur l’honnêteté de Lucie, et par conséquent sur l’existence de ce secret.

Celui-ci n’était pas destiné à rester éternellement secret. Il n’était secret que pour permettre aux autorités de l’Église d’en prendre connaissance avant éventuellement de le diffuser. Mais pour laisser à ces autorités la possibilité d’agir de façon entièrement libre, il était nécessaire que cette partie du message leur soit communiquée sans que personne d’autre n'en connaisse le contenu. Voilà pourquoi cette partie était secrète : elle était destinée aux autorités ecclésiastiques seules, au moins dans un premier temps.

Ce secret fut révélé en quatre fois. Le premier point dévoilé par Lucie fut la communion réparatrice des premiers samedis du mois demandée une première fois par Notre-Dame et l’Enfant-Jésus à Pontevedra le 10 décembre 1925, demande qui sera répétée le 15 février 1926. (Voir lettre de liaison n°15). Le second point dévoilé fut la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie suite à la demande de Notre-Dame à Tuy le 13 juin 1929, demande qui sera réitérée plusieurs fois par la suite (voir lettre de liaison n°39).

À cette époque, l’enquête canonique pour la reconnaissance des apparitions était en cours et il est probable que si les membres de la commission avaient demandé à connaître le contenu de ce secret, le Ciel aurait donné l’autorisation de révéler au moins toute la partie concernant la future guerre. En effet, le secret indiquant un moyen pour éviter la guerre, cette partie était nécessairement destinée à être révélée un peu avant, sinon elle n’aurait pas de sens. De plus, à chaque fois que, sur demande d’un supérieur, sœur Lucie demanda l’autorisation de révéler une partie du secret, le Ciel accorda cette autorisation. Malheureusement, aucune autorité ne demanda à sœur Lucie de révéler le secret. (Voir précédente lettre de liaison)

Il faudra attendre 1941, donc trop tard pour que cela puisse encore constituer une prophétie, pour que Mgr da Silva demande enfin la rédaction du secret. Dans son troisième mémoire, écrit en août 1941, Lucie le révèlera intégralement, à l’exception d’une partie qu’elle appellera le troisième point. Malheureusement, cette révélation postérieure aux événements qui y sont prédits, fit que les ennemis de Fatima s’empressèrent de dire qu’il n’avait aucune valeur puisque, révélé après les faits, il était probablement une invention (ou tout au moins une extrapolation) de sœur Lucie. Mais tous ceux qui connaissaient la parfaite intégrité de sœur Lucie et son incapacité à mentir, furent convaincus de l’authenticité du secret, tout en regrettant profondément qu’il n’ait pas été révélé plus tôt, faute d’une demande formelle de la part des autorités de l’Église ou des supérieurs de sœur Lucie.

Quoi qu’il en soit cette partie du secret, parfaitement connue depuis la fin de l’année 1941, est d’une importance capitale. De plus, elle est particulièrement riche. Pour cela, il n’est que voir la liste des sujets abordés :

Cette partie comprend également un nombre impressionnant de prophéties, toutes réalisées : la fin prochaine de la première guerre mondiale (au moins pour le Portugal), le nom du futur pape (Pie XI), l’embrasement du ciel dans la nuit du 25 au 26 janvier 1938 (voir lettre de liaison n°20), la deuxième guerre mondiale, le communisme se répandant à travers le monde, les persécutions contre les chrétiens et les martyrs des bons (en particulier en Russie et en Chine), l’anéantissement de plusieurs nations (notamment celles derrière le rideau de fer).

Jamais un message de Notre-Dame ne fut authentifié par autant de prophéties réalisées, lesquelles sont autant de marques de son origine divine ! À cela, on mesure l’importance attribuée par le Ciel à cette partie du message qui peut se résumer à deux grands points :

  • pratiquer la dévotion au Cœur Immaculé de Marie pour éviter que les âmes aillent en enfer,
  • pratiquer la communion réparatrice des premiers samedis du mois et obtenir que le Saint-Père consacre la Russie pour éviter les guerres et l’expansion des erreurs de la Russie, en l’occurrence le communisme.

Il est étonnant qu’en ce centenaire des apparitions, tout ceci soit si peu rappelé. En particulier, aucun de ces points n’est abordé sur le site officiel du centenaire géré par le sanctuaire de Fatima. C’est bien dommage ! Notre-Dame nous délivre un message simple, clair, d’une grande importance, autant pour le salut des âmes que pour la paix dans le monde ; elle prend le soin de l’authentifier par plusieurs prophéties qui se réaliseront toutes dans un délai d’une cinquantaine d’années, et peu de monde fait l’effort le rappeler en cette occasion du centenaire. Le 26 décembre 1956, sœur Lucie confia au père Fuentès : « Père, la Très Sainte Vierge est bien triste, car personne ne fait cas de son message, ni les bons, ni les mauvais. Les bons continuent leur chemin, mais sans faire cas du message» Sœur Lucie aurait-elle fait une prophétie supplémentaire ? C’est précisément pour l’éviter que, depuis maintenant deux ans, Cap Fatima 2017 essaye, avec ces modestes moyens, de faire connaître ce message. Il vous appartient d’amplifier son action afin d’atténuer la tristesse de Notre-Dame.

Soutien de la démarche du cardinal Burke

Le 19 mai dernier, le cardinal Burke a pris l’initiative de demander au Saint-Père de bien vouloir consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie en respectant les conditions précisées par Notre-Dame. Dans la précédente lettre de liaison, nous avons proposé d’envoyer une lettre de soutien au cardinal (voir le projet de lettre ICI). Cette démarche a déjà recueilli une centaine de signatures. La lettre devrait pouvoir lui être remise en main propre dans le courant de la troisième semaine d’août. En conséquence, il est encore temps de la signer et ainsi soutenir le cardinal Burke. (Pour accéder au formulaire de soutien, cliquer ICI).

Prochaine consécration au Cœur Immaculé de Marie

Une consécration au Cœur Immaculé de Marie est organisée le 22 août pour la fête du Cœur Immaculé de Marie (dans le rite extraordinaire). C’est une date particulièrement appropriée pour se consacrer ou renouveler sa consécration. La préparation à cette consécration commence ces jours-ci. Il est donc encore temps de s’inscrire. Ne manquons pas l’occasion du centenaire pour montrer à Notre-Dame que nous voulons tout faire pour suivre ses demandes, en particulier en nous consacrant à son Cœur Immaculé comme elle le suggère dans le secret qu’elle confia aux petits voyants le 13 juillet 1917. (Pour s’inscrire, cliquer ICI.)

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

Yves de Lassus
Cap Fatima 201

 

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