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L'humilité de l'Ange et de Notre-Dame

Samedi prochain, 1er octobre 2022 : 1er samedi du mois

N’oublions pas de réciter un acte de réparation ce jour-là.

Méditation
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 les blasphèmes contre la maternité divine de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 142 (28 septembre 2022)Imprimer

Avant de poursuivre nos réflexions sur les paroles de Notre-Dame à Fatima, arrêtons-nous sur son attitude pendant les apparitions. Ce qui frappe dans l’attitude de l’Ange et de la Sainte Vierge, c’est leur humilité. Ni l’Ange, ni Notre-Dame n’ont directement parlé de l’humilité, mais leur attitude nous donne discrètement quelques enseignements sur cette vertu dont beaucoup ne soupçonnent pas l’importance. Interrogé par Dioscore, un païen qui lui écrivait pour le consulter sur les dialogues de Cicéron, saint Augustin répondit :

C'est à lui [le Christ], mon cher Dioscore, que je voudrais que vous fussiez entièrement et pieusement soumis ; je ne voudrais pas que, pour aller à la vérité, vous cherchassiez d'autres voies que les voies ouvertes par Celui qui, étant Dieu, a vu la faiblesse de nos pas. La première de ces voies c'est l'humilité ; la seconde, l'humilité ; la troisième, l'humilité ; toutes les fois que vous m'interrogerez, je vous répondrai la même chose. Ce n'est pas qu'il n'y ait d'autres préceptes ; mais si l'humilité ne précède, n'accompagne et ne suit tout ce que nous faisons de bien, si elle n'est pas comme un but vers lequel se portent nos regards, si elle n'est pas près de nous pour que nous nous attachions à elle et au-dessus de nous pour nous réprimer dans la satisfaction de quelque bonne action, l'orgueil nous arrache tout de la main.

L’humilité, comme l’obéissance d’ailleurs, est malheureusement une vertu loin d’être prisée dans notre société moderne. Au contraire, l’atmosphère ambiante met en avant les soi-disant "droits" des uns ou des autres, conduisant à une contestation généralisée, y compris de la loi naturelle. Aussi n’est-il sans doute pas inutile de commencer par voir ce qu’est l’humilité afin de mieux comprendre le discret enseignement de l’Ange et de Notre-Dame sur ce point.

L’humilité est une vertu que les païens n’ont pas connue : pour eux, l’humilité désignait quelque chose d’abject ou de servile, voire d’ignoble. Aucun des philosophes de l’antiquité n’en a compris la beauté. Toutes les vertus qu’ils prônaient avaient pour base un orgueil plus ou moins avoué, plus ou moins conscient. Généralement, ils croyaient que c’était en s’élevant que l’homme pouvait arriver à la gloire et à l’épanouissement de sa personnalité ; en s’humiliant, au contraire, il ne faisait que se diminuer et s’avilir.

Notre-Seigneur va renverser ce point de vue et montrer toute la noblesse de l’humilité. Il l’a pratiquée et enseignée avec plus de soin qu’aucune autre vertu et a manifesté pour elle une prédilection spéciale. On le voit notamment dans les paraboles du pharisien et du publicain, du bon samaritain, de l’enfant prodigue, etc. Il enseigna aux pharisiens à prendre la dernière place dans les banquets, ajoutant : « Quiconque s’élève sera humilié, et quiconque s’abaisse sera élevé. » (Luc XIV, 11)
Les trois synoptiques rapportent qu’un jour où les apôtres discutaient entre eux pour savoir qui serait le plus grand dans le royaume des cieux, Jésus prit un petit enfant et le mit au milieu d’eux en disant : « Si vous ne changez pas de façon à devenir comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Celui qui se fera humble comme ce petit enfant, sera le plus grand dans le royaume des cieux. » (Mat XVIII, 3-4) « Quiconque veut être grand parmi vous sera votre serviteur et quiconque veut être le premier parmi vous se fera l’esclave de tous. » (Mc X, 43-44) « Celui d’entre vous tous qui est le plus petit, c’est celui-là qui est grand. » (Luc IX, 48)
Jésus révéla : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » Il n’a pas dit : Apprenez de moi à être pauvre, à mépriser le monde, à jeûner ou à faire des miracles. Et il précisa : Apprenez « de moi », comme s’il ne voulait s’en remettre ni aux prophètes, ni aux docteurs, ni aux anges, ni à personne d’autre pour enseigner cette vertu.  Aussi, pour Saint Basile, toute la doctrine que Jésus a prêchée peut-elle se ramener à l’humilité.

Et non seulement il n’y a pas de vérité qui soit affirmée avec plus de force dans la Sainte Écriture, mais toute la tradition catholique l’a constamment confirmée. Au dire des saints, l’humilité est l’une des vertus les plus excellentes, car elle est le fondement des vertus et la clé qui ouvre les trésors de la grâce.
Dans sa Règle, saint Benoît a ramené toutes les autres vertus à celle-là. Le chapitre sur l’humilité (le chapitre 7) est le plus long des 73 chapitres de sa Règle : à lui seul, il occupe presque un dixième du texte. Pour conduire ses disciples à la véritable paix, il n’a pas trouvé de voie plus directe et plus sûre. Pour lui, elle est une vertu générale, mère et maîtresse de toutes les autres ; et quiconque la suit échappera à toutes les ruses de l’amour-propre, à tous les pièges du démon et arrivera ainsi à la gloire éternelle.

Certes, en dignité, l’humilité n’est pas la première des vertus. Saint Thomas (qui lui consacre toute la question 161 dans la IIa-IIae de la Somme théologique) enseigne qu’elle est inférieure aux vertus théologales qui ont Dieu pour objet, inférieure aussi à certaines vertus morales, comme la prudence, la religion ou la justice qui concernent le bien commun ; mais l’humilité est supérieure aux autres vertus morales à cause de son caractère universel et parce qu’elle nous soumet à l’ordre divin en toutes choses (IIa IIae, q. 161, a. 5). C’est seulement dans l’ordre pratique que l’humilité est la première, parce qu’elle écarte l’obstacle dont la présence arrête la grâce de Dieu et empêche notre conversion, à savoir l’orgueil. En effet, par la connaissance qu’elle nous donne de nous-même, l’humilité nous incite à nous estimer à notre juste valeur et à rechercher l’effacement et le mépris.

Ainsi, l’humilité est sinon la mère, tout au moins la nourrice de toutes les vertus : sans elle, il n’est point de vertu solide ; avec elle, les vertus deviennent plus profondes et plus parfaites. Car elle établit dans notre âme un terrain propice à la croissance de toutes les vertus. A contrario, toutes les pratiques de mortification, tous les exercices de piété, toutes les œuvres même de charité risquent de devenir un principe de corruption pour celui qui s’y livre, s’ils ne sont pas accompagnés d’humilité. C’est pour cela que, dans l’ordre pratique, l’humilité est la première des vertus : elle permet aux autres vertus de croître, comme une bonne terre est nécessaire pour que les plantes croissent. Le jardinier, avant de planter, commence par amender la terre. Sans doute est-ce la raison pour laquelle le premier des mystères du rosaire, dont le fruit est l’humilité, nous fait méditer sur l’incarnation du Verbe, acte d’humilité par excellence.

Le démon lui-même a reconnu la puissance de cette vertu. On en trouve un exemple chez les pères du désert. Un jour, saint Macaire d’Alexandrie vit un démon armé d’une faux se précipiter sur lui. Mais Dieu protégea le saint moine et ne permit pas à l’esprit infernal de le toucher. Le démon, fou de rage, s’écria : « Macaire, ce n’est pas par tes jeûnes que tu triomphes de moi, car tu manges quelquefois et moi je ne mange jamais ; ce n’est pas non plus par tes veilles, car tu dors quelquefois et moi je ne prends jamais aucun repos ; mais c’est par ton humilité ! »

À l’opposé de l’humilité, l’orgueil est la cause de tous les malheurs du monde. Le premier péché de la création fut le Non serviam de Lucifer. Le second péché fut également un péché d’orgueil, celui d’Adam et Eve : en mangeant du fruit défendu, ils voulurent se hausser au-dessus de la condition si belle que leur Créateur leur avait faite ; ils cédèrent à la suggestion du démon et crurent qu’en mangeant le fruit défendu ils allaient devenir semblables à Dieu. À l’inverse, c’est par un acte d’humilité, le Fiat de la Sainte Vierge, que le monde a pu être racheté.

Mais comment faire pour acquérir l’humilité ? Car si elle est une des vertus les plus importantes, c’est aussi (au moins pour la plupart d’entre nous) une des plus difficiles à acquérir. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus reconnaissait qu’il fallait beaucoup d’humiliations pour avoir un peu d’humilité.
Il est vrai que, même chez les plus pieux, cette vertu reste difficile à pratiquer. Telle personne très éprise d’oraison, au point de paraître vraiment fixée en Dieu, perd malheureusement son calme devant les imprévus et les contretemps. Telle autre goûte dans la sainte communion les plus grandes douceurs, mais refuse de reconnaître ses défauts. Telle autre encore, très dévouée pour le prochain et toujours prête à s’oublier elle-même, s’étonne qu’on lui en témoigne si peu de gratitude ; etc. Toutes ces réactions dénotent hélas un manque d’humilité, permettant de conclure que, malgré les apparences, la vertu de ces personnes est plus fondée sur l’amour-propre que sur l’amour de Dieu.

Concrètement comment faire pour devenir humble ? Saint Benoît dans sa Règle indique douze degrés pour acquérir cette vertu, chacun d’eux constituant un effort concret qui permet d’y parvenir graduellement : 1) avoir constamment devant les yeux la crainte de Dieu et se garder de l’oublier, se souvenir sans cesse de tout ce que Dieu a commandé et y obéir sans délai ; 2) ne pas aimer sa volonté propre et ne pas se complaire dans l’accomplissement de ses désirs ; 3) se soumettre pour l’amour de Dieu en toute obéissance aux supérieurs, embrasser la patience dans l’exercice de cette obéissance ; 5) ne rien cacher à son Abbé (règle que nous pouvons traduire par ne rien cacher à son confesseur) ; 6) trouver son contentement en toute tâche vile et basse et en tout ce qui nous est confié, se considérer comme un ouvrier mauvais et indigne ; 7) se proclamer le dernier et le plus vil de tous, mais aussi le croire intimement ; 8) ne faire que ce qui est ordonné par la Règle commune du monastère et ce que recommandent les exemples des supérieurs (pour nous : se conformer strictement à la loi divine, qui est précisément l’effort demandé par Notre-Seigneur à sœur Lucie) ; 9) s’interdire de parler et demeurer en silence, sans rien dire, jusqu’à être interrogé, ne pas parler à tort et à travers ; 10) n’être ni enclin ni prompt à rire ; 11) s’exprimer doucement et sans rire, humblement et avec gravité, disant en peu de mots des choses raisonnables, évitant les éclats de voix et sans élever le ton ; 12) posséder cette humilité non seulement dans son cœur, mais la montrer encore constamment par son attitude extérieure (à savoir la modestie). La méditation de chacun de ces degrés nous aidera à progresser dans la vertu d’humilité.

Pourtant, direz-vous, il faut bien faire fructifier nos talents. L’Évangile ne prescrit-il pas : « Que votre lumière brille devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mat V, 16) ? Bien sûr, il y a de bonnes choses en nous, en particulier toutes les qualités ou grâces que Dieu y a mises. L’humilité ne doit pas nous empêcher de les voir, ni même de les admirer. Mais il faut le faire à la manière dont on admire un tableau. Devant un tableau, ce n’est pas la toile, le cadre ou les couleurs que l’on admire : c’est à l’artiste que vont nos admirations. Ainsi doit-il en être pour les dons et grâces que Dieu nous a accordés : c’est à Lui et non à nous-même que doit aller notre admiration. Et c’est pour Lui que nous devons chercher à les faire fructifier. Ce faisant, nous devons reconnaître que nous sommes des malheureux, misérables, pauvres et nus ; pour cela, nous devons nous vider de la haute idée que nous avons de nous-mêmes.

Saint Thomas enseigne qu’il faut, en nous, distinguer ce qui appartient à Dieu de ce qui nous appartient en propre. Or tout ce qu’il y a de bien vient de Dieu et lui appartient ; tout ce qu’il y a de mal ou de défectueux vient de nous (IIa IIae, q 161, a 3). Tout en reconnaissant le bien qui est en nous pour en remercier Dieu, nous devons surtout considérer ce qu’il y a de défectueux en nous, voir notre néant. « Je suis celui qui suis et tu es celle qui n’est pas » dit Dieu à saint Catherine de Sienne. Il faut nous humilier de ce que nous avons si mal utilisé les talents que le Bon Dieu nous a donnés. Et lorsque nous nous efforçons de les développer comme le demande l’Évangile, il ne faut pas chercher à briller ou à se faire estimer, mais à être utile et à faire du bien.
Quant à notre prochain, il faut voir ce que Dieu a mis de bon en lui, tant sur le plan naturel que surnaturel, l’admirer sans envie ni jalousie, et jeter un voile pudique sur ses défauts, en les excusant dans la mesure du possible, sous réserve de ne pas être chargé par devoir d’état de le réformer. Il faut se réjouir de ses succès. Et si on le voit tomber en quelque faute, au lieu de s’en indigner, il faut prier pour sa conversion, et se persuader que, sans la grâce de Dieu, nous serions peut-être tombés dans des fautes beaucoup plus graves. C’est ainsi que nous pourrons nous regarder comme inférieur à notre prochain.

Que disent sur ce point Notre-Dame et l’Ange de Fatima ? S’ils n’ont pas parlé de l’humilité proprement dite, ils ont toutefois donné quelques enseignements.
L’humilité se présente sous deux formes : l’humilité de l’inférieur vis-à-vis d’un supérieur et celle du supérieur vis-à-vis d’un inférieur. Les deux formes nous concernent puisque nous sommes tous, plus ou moins, dans des positions d’inférieur ou de supérieur. L’Ange et Notre-Dame nous donnent chacun un exemple de chaque cas.
Dans la lettre de liaison n° 140, nous avons vu l’humilité de l’Ange se manifestant par le profond respect qu’il montrait en priant : c’est l’humilité que nous devons avoir vis-à-vis de Dieu.
En s’adressant simplement à des personnes très humbles et sans beaucoup d’éducation, les petits bergers de La Salette, Bernadette à Lourdes, les petits bergers de Fatima, Notre-Dame nous montre l’humilité que nous devons avoir vis-à-vis de notre prochain. Elle est même allée jusqu’à vouvoyer Bernadette, ce qui a profondément impressionné la petite bergère.

En effet, Dieu a toujours eu une prédilection pour les faibles et les choisit généralement pour réaliser ses œuvres : il s’est servi d’un enfant pour tuer Goliath, d’une femme pour vaincre Holopherne, de douze hommes de condition modeste, dont de simples pêcheurs, pour convertir le monde. Il a choisi trois jeunes bergers d’un petit hameau reculé du Portugal pour leur confier l’un des plus importants messages qu’Il voulait donner à l’Église.
Notre-Seigneur dit un jour à sainte Marguerite-Marie : « Je me sers des sujets les plus faibles pour confondre les forts, et c’est ordinairement sur les plus petits et les pauvres d’esprit que ma Puissance se manifeste avec plus d’éclat, afin qu’ils ne s’attribuent rien d’eux-mêmes… Je t’ai choisie comme un abîme de misère et d’ignorance pour l’accomplissement de mes desseins, afin que tout soit fait par Moi... Plus tu te retires dans ton néant, plus ma grandeur s’abaisse pour te trouver. »

Mais il n’y a pas que l’attitude de l’Ange et de Notre-Dame qui nous parle d’humilité : certaines de leurs paroles le font également. Dans l’apparition de l’été 1916, l’Ange demanda : « De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. »
Dans l’apparition du 13 mai 1917, Notre-Dame demanda aux petits voyants s’ils acceptaient de « s’offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs ». Et pour les aider, le 13 juillet suivant, elle leur apprendra une prière : « Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie". »
Ainsi, aussi bien l’Ange et que Notre-Dame nous demandent d’offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs, quand bien même ils auraient commis des fautes particulièrement graves. Or quoi de plus humble que de prier pour quelqu’un qui a commis une faute grave, surtout si cette faute nous a atteint personnellement ?

Alors, méditons soigneusement sur l’attitude de l’Ange et de Notre-Dame à Fatima. Qu’elle nous incite à cultiver cette vertu si précieuse de l’humilité. Surtout demandons à la Sainte Vierge de nous l’accorder. Efforçons-nous de la pratiquer d’abord vis-à-vis de Dieu en nous reconnaissant pécheur, puis vis-à-vis des autres en nous jugeant moins bons qu’eux dans de nombreux domaines. Quant à nos qualités ou talents, reconnaissons qu’ils viennent de Dieu et restons au niveau de ceux qui ne les ont pas pour leur en faire profiter et ainsi exercer la charité.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.
Yves de Lassus

Premiers samedis du mois

Le 9 mars 1904, le pape saint Pie X accorda une indulgence plénière au moment de la mort à tous ceux qui réciteraient l’acte suivant d’acceptation de la mort :

Seigneur mon Dieu, dès aujourd'hui, j'accepte de votre main, volontiers et de grand cœur, le genre de mort qu'il vous plaira de m'envoyer, avec toutes ses angoisses, toutes ses peines et toutes ses douleurs.

Comme toute indulgence, pour la gagner, il faut aussi se confesser et communier. Or, chaque premier samedi du mois, si nous suivons les demandes de Notre-Dame, nous nous confessons et nous communions : il nous est donc facile de gagner cette indulgence ce jour-là. Alors n’hésitons pas à réciter l’acte d’acceptation de la mort de saint Pie X chaque premier samedi du mois après notre communion.

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LL n° 141 : Les premières paroles de Notre-Dame

Samedi prochain, 3 septempbre 2022 : 1er samedi du mois

N’oublions pas de réciter un acte de réparation ce jour-là.

Méditation
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  2e mystère glorieux : L'Ascension (Le désir du Ciel)

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 les blasphèmes contre l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 141 (31 août 2022)
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Chers amis,

Comparées au secret du 13 juillet 1917, les premières paroles prononcées par Notre-Dame lors de sa première apparition à Fatima semblent plutôt anodines. Il n’en est rien. Une réflexion attentive sur chacune des réponses aux questions de la petite Lucie montre qu’elles sont d’une grande richesse et contiennent des enseignements très profonds.

N’ayez pas peur : Je ne vous ferais pas de mal

Comme l’Ange lors de son apparition du printemps 1916 (voir lettre de liaison n° 123), les premières paroles de la Sainte Vierge furent pour rassurer les petits voyants : « N’ayez pas peur, je ne vous ferai pas de mal. » Ainsi firent l’ange apparu à Zacharie quelque temps avant la conception de Jean-Baptiste, l’ange Gabriel au moment de l’Annonciation, l’ange apparu aux saintes femmes le matin de la Résurrection, … Ainsi fit aussi Notre-Dame à La Salette disant à Mélanie et Maximin : « Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur ! »

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LL n° 140 : L'atmosphère des apparitions de l'Ange et de Notre-Dame

Samedi prochain, 6 août 2022 : 1er samedi du mois

Méditation
proposée :

  1er mystère glorieux : La Résurrection (l'apparition de Notre-Seigneur à Marie-Madeleine)

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 les blasphèmes contre l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge

Et n’oublions pas de réciter un acte de réparation ce jour-là.

Lettre de liaison n° 140 (3 août 2022)
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Chers amis,

Après avoir consacré dix lettres au message de l’Ange[1], abordons maintenant le message de Notre-Dame. Celui-ci est plus conséquent, car il se développe sur six apparitions contre trois seulement pour celui de l’Ange.

L’atmosphère des apparitions

La première chose qui frappe en lisant les paroles de la Sainte Vierge, c’est la différence d’atmosphère entre les apparitions de l’Ange et celles de Notre-Dame.
Les apparitions de l’Ange sont empreintes de la majesté divine. Les petits voyants sont muets de stupeur. Le poids de la présence divine fait que leurs facultés naturelles sont comme inhibées ou paralysées. Au cours des trois apparitions, Lucie ne parlera qu’une fois (lors de la deuxième). Dans son quatrième mémoire, elle écrit :

L’atmosphère de surnaturel qui nous enveloppait était si intense que, pendant un grand moment, nous nous rendions à peine compte de notre propre existence. Nous restions dans la position où l’Ange nous avait laissés, répétant toujours la même prière. La présence de Dieu se faisait sentir d’une manière si intense et si intime, que nous n’osions même plus parler entre nous. Le lendemain, nous sentions encore notre esprit enveloppé dans cette atmosphère qui ne disparut que très lentement.
Aucun de nous ne pensa à parler de cette apparition, ni à recommander le secret aux autres. L’apparition nous l’imposait par elle-même. C’était si intime qu’il nous était difficile de prononcer sur elle le moindre mot.

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LL n° 139 : Répandre la dévotion réparatrice des premiers samedis du mois

Lettre de liaison n° 139 (18 juillet 2022)Imprimer

Chers amis,

L’actualité, une fois de plus, nous conduit à ne pas attendre le prochain premier samedi du mois pour vous envoyer une lettre de liaison. En effet, avec la guerre en Ukraine qui se prolonge, la situation internationale se tend et fait craindre une extension de cette guerre. Suite à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie le 25 mars dernier, beaucoup fondaient des espoirs de paix à plus ou moins court terme. Et leur déception est grande de voir la guerre se poursuivre. Mais est-ce que ce qu’a demandé la Sainte Vierge a bien été fait ? Hélas non !

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LL n° 138 : Le message de l'Ange de l'automne 1916 - 5

Samedi prochain, 2 juillet 2022 : 1er samedi du mois

Méditation
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  5e mystère douloureux : Le crucifiement

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 les offenses de ceux qui outragent Notre-Dame directement dans ses saintes images

Lettre de liaison n° 138 (29 juin 2022)Imprimer

Chers amis,

En ce centième anniversaire de la proclamation, par le pape Pie XI, de Notre-Dame de l’Assomption comme patronne de la France, n’oublions pas de nous consacrer (ou de renouveler notre consécration) au Cœur Immaculé de Marie (voir lettre de liaison n° 131). Dans ce but, une consécration est proposée par Cap Fatima le 22 août prochain, fête du Cœur Immaculé de Marie. La préparation à cette consécration commencera le 20 juillet. Il est donc encore temps de s’inscrire. Vous pouvez aussi vous inscrire à une préparation de 9 jours qui commencera le 13 août. (Pour s’inscrire à l’une ou l’autre préparation, cliquer ICI.)
Et prions pour que la fille aînée de l’Église accueille un jour sa patronne aussi magnifiquement qu’elle le fut en Colombie le 18 juin dernier : https://www.youtube.com/watch?v=EylIJ9smYwM&t=63s

1re partie : Le message de Fatima

Ce qui étonne toujours profondément dans le récit des apparitions fait par sœur Lucie, c’est sa grande richesse malgré sa brièveté. Voici comment sœur Lucie raconte la 3e visite de l’Ange dans son 4e mémoire :

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LL n° 137 : Le message de l'Ange de l'automne 1916 - 4

Samedi prochain, 4 juin 2022 : 1er samedi du mois

Méditation
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  4e mystère douloureux : Le portement de croix

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 les offenses de ceux qui cherchent publiquement à inculquer dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris ou la haine à l’égard de Notre-Dame

Lettre de liaison n° 137 (1er juin 2022)Imprimer

Chers amis,

Après l’interruption causée par l’annonce de la consécration de la Russie du 25 mars dernier, nous allons reprendre la structure habituelle de la lettre en deux parties : une 1re partie sur le message de Fatima et une 2e partie sur le secret de Fatima ou un point de l’actualité concernant Fatima.

1re partie : Le message de Fatima

Nous allons donc poursuivre l’analyse du message de Fatima commencée dans les lettres n° 123 à 131.[1] Nous étions parvenus à l’analyse de la prière enseignée par l’Ange au cours de l’automne 1916, prière qui commence ainsi : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. »
Cette prière se poursuit et se termine de la façon suivante : « Par les mérites infinis de son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs. »

Lire la suite : LL n° 137 : Le message de l'Ange de l'automne 1916 - 4

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LL n° 136 : La nécessité de la réparation

Samedi prochain, 7 mai 2022 : 1er samedi du mois

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  3e mystère douloureux : Ecce Homo[1]

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 les blasphèmes contre la maternité de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 136 (5 mai 2022)Imprimer

Chers amis,

Suite à l’analyse de la consécration du 25 mars dernier publiée dans la dernière lettre de liaison, plusieurs lecteurs ont fait des remarques très pertinentes qui nous ont conduit à approfondir la réflexion sur cette consécration. Il nous semble pertinent de vous les faire partager. Mais auparavant, il convient de rappeler l’importance de l’esprit de réparation dans le message de Fatima. Le sujet a déjà été abordé dans différentes lettres de liaison, notamment les lettres n° 30 et n° 77 ; mais il n’est sans doute pas inutile de revenir dessus.

1re partie : le message de Fatima

Le point central du message de Fatima est l’urgente nécessité de prier pour la conversion des pécheurs afin de leur éviter de tomber en enfer. Immédiatement après ce point, ou mieux intimement lié à lui, se trouve la réparation des offenses faites à Dieu par nos péchés. Ces deux points, la conversion des pécheurs et la réparation des offenses faites à Dieu, sont absolument omniprésents dans toutes les révélations faites à Lucie, aussi bien par l’Ange que par Notre-Dame ou Notre-Seigneur.

Lire la suite : LL n° 136 : La nécessité de la réparation

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LL n° 135 : Analyse de la consécration du 25 mars 2022

Samedi prochain, 2 avril 2022 : 1er samedi du mois

Méditation
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  2e mystère douloureux : Le reniement de saint Pierre[1]

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 les blasphèmes contre la virginité de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 135 (31 mars 2022)Imprimer

Chers amis,

Ces jours derniers, trois lettres ont été publiées sur la consécration du 25 mars 2022, analysant en particulier :

Plusieurs lecteurs ont cependant souhaité avoir confirmation de ce qu’il fallait en penser. Pour répondre à leur demande, nous allons reprendre les principes exposés dans ces trois lettres pour les appliquer à l’acte du 25 mars et voir les conclusions que l’on peut en tirer.

Lire la suite : LL n° 135 : Analyse de la consécration du 25 mars 2022

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LL n° 134 : La consécration du 25 mars 2022 (3)

Lettre de liaison n° 134 (24 mars 2022)Imprimer

Chers amis,

Pardonnez-nous de vous envoyer encore une lettre, mais l’actualité nous y contraint. Et le sujet est suffisamment grave pour y consacrer un peu de temps.
À la lecture de la lettre envoyée hier, certains se sont désolés de voir que, pour la dixième fois, les demandes de Notre-Dame n’étaient pas complètement satisfaites. Il ne faut pas voir les choses de façon aussi négative. Tel n’était absolument pas le but de cette lettre, et nous vous prions de nous excuser si elle a, à tort, découragé certains. Son objectif n’était pas de montrer les fruits qu’il est possible d’attendre de la consécration proposée par le Saint-Siège, mais de répondre à ceux qui avaient demandé si cette consécration répondrait aux demandes de Notre-Dame. La réponse est non. Mais malgré tout, cette consécration, telle qu'elle est prévue actuellement, est source d’un immense espoir.

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LL n° 132 : La consécration du 25 mars 2022

Lettre de liaison n° 132 (18 mars 2022)Imprimer

Chers amis,

L’actualité nous conduit une fois de plus à vous envoyer une lettre de liaison sans attendre l’échéance mensuelle. En effet, depuis quelques jours, plusieurs personnes nous ont demandé notre avis sur la récente demande adressée au pape par les évêques ukrainiens pour qu’il consacre la Russie et l’Ukraine au Cœur Immaculé de Marie, ainsi que sur la réponse du Saint-Siège. Étant donné l’importance et la gravité du sujet, cette lettre sera plus longue que les lettres habituelles.

La demande des évêques ukrainiens

Cette demande est probablement le fruit des nombreuses prières qui ont été faites à cette intention depuis quelque temps. Par exemple, le 2 février dernier, des amis américains, qui avaient déjà suggéré en 2013 à Vladimir Poutine de demander au Saint-Père de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie (voir lettre de liaison n° 122), lancèrent une neuvaine à saint Maximilien Kolbe, du 3 au 11 février, pour obtenir que le pape fasse enfin cette consécration. À l’issue de cette neuvaine, l’un d’eux prit l’initiative de téléphoner au Métropolite Boris Gudziak à Rome pour l'inciter à contacter l'archevêque Shevchuk, chef de l'Église catholique ukrainienne, afin de le persuader de demander au pape, en union avec tous les évêques catholiques ukrainiens, de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Ce contact eut lieu par téléphone vers le 17 février.
Il n’est bien sûr pas possible de savoir quel en fut l’impact réel sur Mgr Shevchuk. Mais, il est venu s’ajouter aux grâces reçues par Mgr Shevchuk suite aux prières de tous les catholiques ayant prié à cette intention ; et il n’est pas exclu qu’il ait contribué pour une petite part à la décision de l’épiscopat ukrainien. Quoi qu’il en soit, le 2 mars (mercredi des Cendres), les évêques d’Ukraine ont envoyé au pape François la lettre suivante :

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LL n° 131 : Le message de l'Ange de l'automne 1916 - 3

Samedi prochain, 5 mars 2022 : 1er samedi du mois

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  1er mystère joyeux : L'agonie de Jésus au jardin des oliviers

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 les blasphèmes contre l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 131 (2 mars 2022)Imprimer

Le message de Fatima

La prière enseignée par l’Ange lors de sa troisième apparition en 1916, commence par un acte d’adoration envers la Très Sainte Trinité, suivi d’un acte d’offrande, et se poursuit ainsi : « en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il [Jésus-Christ] est Lui-même offensé ». Pour la troisième fois, l’Ange demande aux trois petits bergers de réparer les offenses faites à Dieu.
En effet, la première prière de l’Ange (enseignée lors de la première apparition), si elle ne parle pas explicitement de réparation, s’achève par une demande de pardon : « Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et qui ne Vous aiment pas. » Et lors de sa deuxième apparition, l’Ange demanda d’offrir des sacrifices « en acte de réparation pour les péchés par lesquels Dieu est offensé ». Dans sa deuxième prière, l’Ange précise quels sont ces actes qui offensent Dieu : ce sont « les outrages, sacrilèges et indifférences » envers Jésus-Christ.

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LL n° 130 : Le message de l'Ange de l'automne 1916 - 2

Samedi prochain, 5 février  2022 : 1er samedi du mois

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  5e mystère joyeux : La vie cachée de Jésus à Nazareth

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 les offenses de ceux qui outragent Notre-Dame directement dans ses saintes images

Lettre de liaison n° 130 (2 février 2022)Imprimer

1re partie : Le message de Fatima

La deuxième prière que l’Ange apprit aux trois petits bergers lors de sa troisième apparition en 1916, commence par un acte d’adoration. Mais au lieu de dire simplement « Mon Dieu, je vous adore » comme dans la première prière, ici l’Ange est plus explicite et dit : « Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément. » Cette invocation à la Sainte Trinité placée au tout début de la prière est un clair rappel que le premier dogme de notre religion est celui de la Sainte Trinité.

Un jour dans un sermon, un prédicateur demanda à l’assemblée quel mot ou expression résumerait le mieux possible, selon eux, la religion catholique. Après avoir laissé un petit temps de réflexion, il ajouta : « Si vous avez répondu l’Amour, vous avez 1 sur 20. Si vous avez répondu la Fraternité, vous avez toujours 1 sur 20. Si vous pensez que c’est la Charité, c’est un peu mieux : vous avez 3 sur 20. Mais si vous avez répondu : la Sainte Trinité, alors là, vous avez 20 sur 20 ! »

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LL n° 129 : Le message de l'Ange de l'automne 1916 - 1

Samedi prochain, 1er janvier 2022 : 1er samedi du mois

Méditation
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  4e mystère joyeux : La présentation de Jésus au temple

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 les offenses de ceux qui cherchent publiquement à inculquer dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris ou la haine à l’égard de Notre-Dame

Lettre de liaison n° 129 (29 décembre 2021)Imprimer

La troisième apparition de l’Ange

Il y a dans les apparitions de l’Ange une véritable progression. La troisième constitue vraiment un sommet. Elle est entièrement occupée par la communion miraculeuse donnée par l’Ange aux petits voyants et offre plusieurs enseignements très précieux sur la Sainte Eucharistie. Lucie la rapporte deux fois dans ses mémoires : dans le deuxième mémoire rédigé en novembre 1937 et dans le quatrième rédigé en décembre 1941. Les deux versions sont quasiment identiques. Voici la version du quatrième mémoire :

Nous avions récité là [au Cabeço] notre chapelet et la prière que l’Ange nous avait apprise à la première apparition. C’est alors qu’il nous apparut pour la troisième fois, tenant dans ses mains un calice et, au-dessus de lui, une Hostie d’où tombait dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus dans l’air, il se prosterna jusqu’à terre et répéta trois fois cette prière :

Très Sainte Trinité, Père, Fils, Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences dont il est Lui-même offensé et, par les mérites infinis de son très Saint Cœur, et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Puis, se relevant, il prit de nouveau dans ses mains le calice et l’Hostie, me donna l’Hostie, et donna le contenu du calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps :

Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus-Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu.

Il se prosterna de nouveau jusqu’à terre et répéta avec nous encore trois fois la même prière : « Très Sainte Trinité, etc. » Puis il disparut.

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LL ss NMR : Lettre de liaison sans numéro du 16 janvier 2022

Chers amis,

La présente Lettre de liaison est un peu particulière. En effet, le sujet qu'elle propose n'a qu'un lien éloigné (au moins en apparence) avec l'objectif que s'est fixé Cap Fatima, à savoir de mieux faire connaître et de propager le message de Fatima et la dévotion Immaculé de Marie. C'est pourquoi cette lettre ne porte pas de numéro.

En effet, suite aux récentes décisions du Saint-Siège concernant l'application du motu proprio Traditionis custodes, l'Action Familiale et Scolaire (https://a-f-s.org) a fait paraître une analyse sur les conséquences pour la messe traditionnelle, sujet douloureux qui divise les catholiques depuis plus de 50 ans. La situation qui s'était un peu apaisée ces dernières années vient de s'envenimer à nouveau.

Ce sujet peut, à première vue, paraître éloigné du message de Fatima. Mais, s'agissant d'une question conflictuelle, celui-ci est bien concerné, car le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge a dit : « Récitez le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire, pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre, parce qu’Elle seule peut les obtenir. »
Il n'y a aucune raison de limiter la paix dont parle Notre-Dame à la paix intérieure des nations : cette parole de notre Sainte Mère s'applique très sûrement aussi à la paix au sein de l'Eglise. L'objet de cette lettre est donc d'expliquer l'origine du conflit qui renait pour inciter le plus grand nombre d'entre nous à se tourner vers Notre-Dame de Fatima et à réciter le rosaire pour qu'elle mette fin sans tarder à la guerre qui ressurgit. Ce sera une raison supplémentaire pour participer aux différents chapelets publics organisés le mercredi soir par La France prie. (Il y a des initiatives analogues dans d'autres pays que la France.)

La question divisant les catholiques, il est probable, hélas, qu'il en sera de même pour les lecteurs de Cap Fatima. Il nous semble toutefois intéressant de faire connaître cette analyse, car elle essaye de poser sereinement la question et de proposer des actions concrètes pour défendre la vérité et ainsi œuvrer au retour de la paix. Certains lecteurs ne partageront sans doute pas toutes les propositions. Nous pensons toutefois que, malgré cette réserve, les réflexions proposées, notamment sur la nature de la messe et sa fin, sont susceptibles de les intéresser, ou tout au moins de les pousser à réfléchir sérieusement sur cette question.

Voici cette analyse.

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Une déclaration de guerre
en bonne et due forme

Le 18 décembre dernier, la congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements (CCD) a fait paraître une note intitulée Responsa ad dubia répondant aux questions (‘dubia’ en latin signifie ‘question’) posées par de nombreux évêques à travers le monde à propos de l’application du motu proprio Tradicionis custodes (TC).
Beaucoup de fidèles ont été désemparés par la dureté de cette réponse. En effet, suite à diverses réactions des fidèles attachés au rite traditionnel, nombreux étaient ceux qui espéraient que le Saint-Siège reviendrait, au moins en partie, sur sa décision. La note de la CCD, en interprétant TC dans un sens nettement restrictif, vient de leur ôter tout espoir.

Pourquoi s’en étonner ? Dès le départ, l’intention du motu proprio était claire ; la réponse de la congrégation ne le durcit nullement : elle explicite seulement une fermeté déjà clairement exprimée dans TC.
En effet, prenant exactement le contrepied de Summorum pontificum, TC affirme que le nouvel ordo est la seule forme reconnue pour le rite romain et qu’en conséquence il est nécessaire d’exclure du rite romain le missel de 1962. Dans la lettre de présentation du motu proprio, François dit clairement : « Je me vois contraint de révoquer la faculté accordée par mes prédécesseurs », puis : « Je prends la ferme décision d’abroger toutes les normes, les instructions, les concessions et habitudes antérieures au Motu Proprio actuel » et encore un peu loin : « Je prends la décision de suspendre la faculté accordée par mes prédécesseurs ».
Révoquer, abroger, suspendre ! Ces propos ne laissent guère de place à une interprétation charitable. Cependant, le motu proprio lui-même n’a pas le ton dur de la lettre de présentation. En ne retenant que les 8 articles de TC, sans tenir compte de la lettre de présentation, laquelle n’a pas la même force juridique que le motu proprio, il était possible de l’interpréter dans un sens pas trop restrictif, notamment à cause du maintien de certaines concessions. La réponse de la CCD vient de mettre fin à cette possibilité en précisant les points sur lesquels diverses interprétations étaient possibles. Notamment elle rappelle les principes sur lesquels le motu proprio s’est appuyé et en tire des décisions concrètes. Il est intéressant d’analyser ces principes, car ils mettent en lumière le véritable esprit animant actuellement le Saint-Siège vis-à-vis de tout ce qui touche à la tradition.

Avant de commencer, il est important de voir que la note de la CCD a été approuvée sans réserve par François. En effet, dans la lettre de présentation placée au début du document, il est dit que François a été informé et qu’il a donné son accord pour publier les réponses proposées. Et juste après la lettre, il est à nouveau précisé que François a été informé le 18 novembre 2021 du contenu de la note et a donné son consentement pour sa publication. Si cette réponse n’est pas de François lui-même, elle est tout au moins conforme à sa pensée.

Structure de la réponse

La note de la CCD commence par une lettre de présentation signée par Mgr Roche, préfet de la CCD, puis regroupe les nombreuses questions reçues en 11 questions. Pour chacune d’elles, après avoir rappelé le passage concerné de TC, la CCD donne une réponse concise suivie d’une note explicative pour la justifier et l’expliquer.
Quatre points sont particulièrement intéressants à analyser : la nature de la messe, sa fin, les conséquences qui en découlent, enfin les références sur lesquelles la CCD s’appuie pour justifier les décisions prises.

Nota : Pour désigner les différents passages du document de la CCD :

  • ceux tirés de la lettre de présentation seront mentionnés par un ‘L’ suivi du rang du paragraphe dans la lettre, ‘L3’ signifiant 3e paragraphe de la lettre de présentation de Mgr Roche ;
  • ceux tirés des réponses seront mentionnés par un ‘R’ suivi du rang de la réponse, ‘R4’ signifiant l’un quelconque des paragraphes de la réponse à la 4e question.

L’analyse de la note a été conduite à partir de la version française figurant sur le site du Vatican.

La nature de la messe

Par deux fois dans la lettre de présentation (L3 et L4), la CCD rappelle brièvement la nature de la messe. Elle n’était nullement obligée de le faire, aucune question n’abordant ce point parmi les ‘dubia’ retenues par la congrégation. Toutefois, si elle a jugé utile de le faire, c’est sûrement pour en rappeler une caractéristique essentielle. Quelles expressions utilise la CCD pour désigner la messe ?
Pour la CCD, la messe est le « partage de l’unique pain rompu » (L3) et le « mémorial de la Pâque » (L4). Assister à la messe signifie « participer à la table eucharistique » (L3). Auparavant, on disait généralement : assister au saint sacrifice de la messe.
Il n’est jamais rappelé que la messe est un sacrifice, le renouvellement non sanglant de l’unique sacrifice du Christ. Le mot ‘sacrifice’ ne figure qu’une seule fois dans la note, à la fin de R3, mais dans une expression qui l’édulcore puisqu’il est parlé de la « table du sacrifice eucharistique » et non pas de l’autel du sacrifice.

Ainsi, il ressort que, pour la CCD, la messe est d’abord un repas pour partager le pain rompu. Cette notion est très éloignée des définitions antérieures à Vatican II. Voici par exemple celle du grand catéchisme de saint Pie X :

La sainte Messe est le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus-Christ, offert sur nos autels sous les espèces du pain et du vin en souvenir du sacrifice de la Croix.
Le sacrifice de la Messe est substantiellement le même que celui de la Croix en ce que c’est le même Jésus-Christ qui s’est offert sur la Croix et qui s’offre par les mains des prêtres, ses ministres, sur nos autels ; mais dans la manière dont il est offert, le sacrifice de la Messe diffère du sacrifice de la Croix, tout en gardant avec celui-ci la plus intime et la plus essentielle relation.
Entre le sacrifice de la Messe et le sacrifice de la Croix il y a cette différence et cette relation que, sur la Croix, Jésus-Christ s’est offert en répandant son Sang et en méritant pour nous ; tandis que sur les autels, il se sacrifie sans effusion de sang et nous applique les fruits de sa Passion et de sa Mort.

Il y a donc une différence véritablement ontologique entre les deux définitions, celle employée par la CCD et celle du catéchisme de saint Pie X.
Cet effacement du caractère sacrificiel de la messe est accentué par la fin que la CCD attribue à la messe.

La fin de la messe

Conformément à ce que dit TC, pour la CCD, la fin de la messe est l’unité. Ce point est affirmé avec clarté à plusieurs reprises :

  • « Le premier objectif [de Traditionis Custodes et par conséquent de la messe elle-même] est de poursuivre la recherche constante de la communion ecclésiale. » (L2)
  • « Chaque norme a pour but de préserver le don de la communion ecclésiale en marchant ensemble. » (L2)
  • Ce « partage» constitue « le lien le plus profond de l’unité» qui entraîne un devoir pour les évêques « de sauvegarder la communion » (L4).
  • Le dernier paragraphe de la lettre de présentation demande à Marie de « conserver l’unité de l’esprit par le lien de paix ».

Cette recherche de l’unité et de la communion ecclésiale est la seule fin avancée par la CCD. Et pour elle, cette unité exige une liturgie unique. L’une des fautes majeures relevée par la CCD est précisément le refus de concélébrer parce qu’il manifeste un manque de communion ecclésiale.

Aucune des quatre fins traditionnelles de la messe n’est rappelée. Voici comment le grand catéchisme de saint Pie X les présente :

On offre à Dieu le sacrifice de la sainte Messe pour quatre fins :
1) pour lui rendre l’honneur qui lui est dû, et à ce point de vue le sacrifice est latreutique ;
2) pour le remercier de ses bienfaits, et à ce point de vue le sacrifice est eucharistique ;
3) pour l’apaiser, lui donner la satisfaction due pour nos péchés, soulager les âmes du purgatoire, et à ce point de vue le sacrifice est propitiatoire ;
4) pour obtenir toutes les grâces qui nous sont nécessaires, et à ce point de vue le sacrifice est impétratoire.

Là encore, il y a une différence ontologique entre les fins présentées par saint Pie X et celle retenue par la CCD. Pour saint Pie X, la messe est un acte entièrement tourné vers Dieu ; pour la CCD, la messe est avant tout une manifestation d’unité entre les hommes.

Les différences entre les deux conceptions sont telles qu’on ne peut plus parler de la même messe. Et on est même légitimement en droit de se demander s’il s’agit de la même religion. La note de la CCD a beau affirmer que la messe réformée est le « témoignage d’une foi inchangée » (R2) ; elle a beau répéter que c’est l’unique lex orandi, à partir du moment où l’essence est à ce point différente, ce n’est plus la même lex orandi. Dire une chose ne suffit pas pour qu’elle soit.

Les conséquences

Pour la CCD, le but essentiel de la messe étant l’unité de la communauté ecclésiale, il en résulte l’impérieuse nécessité d’avoir une forme unique pour la célébrer, afin de montrer cette unité. D’où une série de normes pour préciser l’application de TC. Voici les plus significatives :

- Un seul rite

Reprenant le 1er paragraphe de TC, la note de la CCD demande de reconnaître dans « les livres liturgiques promulgués par les saints pontifes Paul VI et Jean-Paul II l’unique expression de la lex orandi du rite romain » (L2), formulation qui sous-entend que les autres formes sont donc interdites.
Le but est de rétablir « une prière unique et identique » exprimant ainsi « l’unité de l’Église » (R2).

Ainsi, l’expression « seule (ou unique) expression de la lex orandi du rite romain » apparait quatre fois dans la note ! (L2, R3, R5 et R10). La volonté affichée est claire : n’avoir plus qu’un rite et donc mettre fin à l’usage de l’ancien rite.

- Abrogation du rite traditionnel

C’est pourquoi l’autorisation d’utiliser l’ancien ordo ne reste concédée que dans des cas très limités, avec la volonté d’y mettre fin dans un proche avenir. Là encore, la note de la CCD ne laisse pas la moindre place au doute :

  • « Les livres normes instructions concessions et coutumes antérieures ont été abrogés (cf. Traditionis custodes n° 8)» (R2), affirmation en opposition formelle non seulement avec la bulle Quo primum tempore de saint Pie V, mais aussi avec le motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI.
  • « Il [l’ancien rite] ne fait pas partie de la vie ordinaire de l’Église. » (R1) Il serait plus exact de dire : « Il ne fait PLUS partie de la vie ordinaire de l’Église », car il en a fait partie pendant de nombreux siècles.
  • « L’exclusion de l’église paroissiale vise à affirmer que la célébration eucharistique selon le rite précédent n’est qu’une concession limitée à certains groupes» (R1).


Tout ceci n’est que la conséquence logique de ce qui est affirmé quatre fois : désormais, il n’y a plus qu’une seule expression de la lex orandi ; toute autre forme est exclue. C’est une abrogation complète, en bonne et due forme, de Summorum pontificum.
D’ailleurs, par deux fois dans R3, la CCD précise ce qu’il convient de faire « avant de révoquer la concession d’utiliser le Missale Romanum de 1962 ». L’objectif est donc bien la révocation de la messe de saint Pie V, même s’il est nécessaire de patienter parfois pour le faire, en laissant aux prêtres un certain temps pour reconnaître la valeur du nouveau rite.

- Les limites aux éventuelles concessions

La CCD maintient toutefois certaines concessions, mais les assortit d’une série de recommandations qui confirme ce qui a été dit précédemment.
Ces normes, précise la CCD, sont « une concession » pour permettre d’arriver à « l’unique lex orandi » et ne sont nullement « une occasion de promouvoir le rite précédent » (R1).
Non seulement, l’ancien rite « ne fait pas partie de la vie ordinaire de l’Église », mais l’évêque doit veiller à « revenir à la forme unitaire de célébration » (R2).
Pour cela, « il n’est pas opportun que les célébrations [selon l’ancien ordo] soient incluses dans le calendrier paroissial » (R1) ; et il faut éviter de les « célébrer en même temps que les activités pastorales » de la paroisse (R1). Il est à craindre que cette norme relègue l’ancien rite à des horaires peu commodes.
De plus, deux conditions sont exigées pour pouvoir jouir d’une telle concession : « accepter la réforme liturgique et être en communion avec l’évêque du lieu » (R3).
La CCD recommande également de ne consentir une concession que pour un temps déterminé (R6). Autrement dit, au bout d’un certain laps de temps, dont la durée est laissée à la discrétion de l’évêque, la concession de célébrer avec le missel de 1962 doit être suspendue, c’est-à-dire que l’ancien rite sera alors définitivement interdit.

La CCD ose affirmer que ces restrictions n’ont pas pour but de « marginaliser les fidèles enracinés[1] dans la forme de célébration précédente » (R1). Si exclure de l’église paroissiale n’est pas marginaliser, qu’est-ce alors ? C’est au moins ‘discriminatoire’ selon un mot à la mode. Et on frémit à l’idée de ce qu’aurait été la réponse de la CCD si elle avait décidé de marginaliser ces fidèles.

Il est clair que l’intention générale des réponses, intention approuvée par François, est de mettre fin définitivement, dans un avenir proche, à l’usage du missel traditionnel. La CCD insiste en affirmant que « la réforme liturgique est irréversible » (L7). Tout retour à l’ancien rite est donc impossible. Et elle enfonce le clou en parlant des « dictats du concile Vatican II » (R3). Le dictionnaire Le Robert donne de ‘dictat’ la définition suivante : « Chose imposée, décision unilatérale contre laquelle on ne peut rien ». On est loin de la synodalité si chère à François.

- Des restrictions supplémentaires

La note de la CCD ne fait qu’expliciter des restrictions déjà présentes dans TC. En effet, les évêques ayant posé de nombreuses questions, elle ajoute plusieurs restrictions non spécifiquement présentes dans le motu proprio. En cela, elle a une position plus restrictive que TC.

La première de ces restrictions est l’interdiction formelle, dès maintenant, d’utiliser le Pontificale romanum (R2) qui regroupe les cérémonies propres aux évêques, à savoir la confirmation et l’ordination pour ce qui concerne les sacrements. La CCD précise donc que, dès maintenant, il n’est plus possible pour les évêques de les célébrer dans le rite traditionnel, ce qui pose un grave problème pour l’ordination des diacres des communautés Ecclesia Dei en juin prochain. D’où l’inquiétude de ces communautés.

Autre restriction nouvelle : dans R10 et R11, par deux fois, la note de la CCD précise : « Il n’y a pas de cause juste ni de nécessité paroissiale pour biner. » Autrement dit, tout prêtre autorisé à dire le rite ancien, s’il doit dire une messe Paul VI un jour, perd alors le droit de dire l’ancienne messe.
La raison invoquée pour cette nouvelle restriction est que le « droit des fidèles à célébrer l’Eucharistie » est respecté avec le nouvel ordo. On apprend ainsi que le prêtre n’est plus le seul à célébrer : les fidèles ‘célèbrent’ également ! Nouvel écart par rapport à l’ancien rite dans lequel les fidèles ne font qu’assister au sacrifice de la messe : seul le prêtre peut célébrer, car il est le seul à pouvoir agir « in persona Christi ».

Les justifications avancées

Pour justifier toutes ces décisions, la CCD se réfère exclusivement au concile Vatican II. Ainsi, la conformité aux décisions de Vatican II est invoquée 7 fois : 1 fois dans la lettre de présentation (L2) et 6 fois dans les réponses elles-mêmes (3 fois dans R2, 1 fois dans R3 et R4, et 2 fois dans R5). Il n’y a aucune autre référence.
C’est donc le concile Vatican II (à savoir la constitution dogmatique Sacrosanctum concilium), et lui seul, qui, selon la CCD, est la source de cette abrogation radicale et définitive du rite traditionnel. Mais on comprend mal que cette constitution puisse être prise pour référence, car elle ne comprend aucune incitation dans ce sens. Le ou les auteurs de la note semblent mal connaître ou au moins avoir oublié l’esprit de cette constitution.

En effet, son § 3 affirme :

Parmi ces principes et ces normes, il en est un certain nombre qui peuvent et doivent être appliqués tout autant aux autres rites qu'au seul rite romain, bien que les normes pratiques qui suivent soient à entendre comme concernant le seul rite romain, à moins qu'il ne s'agisse de ce qui, par la nature même des choses, affecte aussi les autres rites.

Et non seulement Sacrosanctum concilium reconnaît l’existence de plusieurs rites dans l’Église, mais elle veut aussi les conserver, car le § 4 dit : « Le saint Concile déclare que la sainte Mère l'Église considère comme égaux en droit et en dignité tous les rites légitimement reconnus. Elle veut à l’avenir les conserver et les favoriser de toutes manières. » Or le rite tridentin a été légitimement reconnu pendant plusieurs siècles.

Le § 37 est encore plus explicite :

L'Église, dans les domaines qui ne touchent pas la foi ou le bien de toute la communauté, ne désire pas, même dans la liturgie, imposer la forme rigide d'un libellé unique : bien au contraire, elle cultive les qualités et les dons des divers peuples et elle les développe ; tout ce qui, dans leurs mœurs, n'est pas indissolublement solidaire de superstitions et d'erreurs, elle l'apprécie avec bienveillance et, si elle peut, elle en assure la parfaite conservation ; qui plus est, elle l'admet parfois dans la liturgie elle-même, pourvu que cela s'harmonise avec les principes d'un véritable et authentique esprit liturgique.

Il est bien dit que « même dans la liturgie », l’Église « ne désire pas imposer la forme rigide d’un libellé unique. » On peut difficilement être en opposition plus radicale avec ce qu’affirment TC et la note de la CCD.

Et cette décision de Vatican II n’est pas réservée aux rites autre que le rit romain, car au § 38, il est précisé : « Pourvu que soit sauvegardée l'unité substantielle du rite romain, on admettra des différences légitimes et des adaptations à la diversité des assemblées, des régions, des peuples. »
Dans l’esprit des pères du concile, il est donc légitime qu’il y ait plusieurs rites dans l’Église et il faut les conserver comme un précieux trésor.

On pourrait ainsi multiplier les citations. Aussi, s’appuyer sur le concile Vatican II pour affirmer que « les livres liturgiques promulgués par les saints Pontifes Paul VI et Jean-Paul II » sont « l’unique expression de la lex orandi du Rite romain » est une extrapolation indue de Vatican II. Nulle part on ne trouve chez les pères conciliaires cette volonté d’imposer un rite unique dans toute l’Église.
Bien au contraire, tous les rappels aux normes faits par Sacrosanctum concilium sont assortis d’assouplissements qui ont finalement conduit à multiplier les formes, à commencer par l’unité liée à l’emploi universel de la langue latine, qui a volé en éclat avec l’autorisation d’utiliser les langues vernaculaires[2].
Il est même accordé aux évêques diocésains la possibilité d’adapter le rite. Le § 39 stipule clairement : « Il reviendra à l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire de déterminer les adaptations, surtout pour l'administration des sacrements. » Il pourrait ainsi y avoir autant de rites que d’évêchés dans le monde.
Et cette autorisation est répétée aux § 36 et 40 : « Pour les pays de mission, l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, mentionnée à l'article 22, § 2, considérera avec attention et prudence ce qui, en ce domaine, à partir des traditions et de la mentalité de chaque peuple, peut opportunément être admis dans le culte divin. » Pourquoi ce qui serait vrai pour les pays de mission ne le serait pas pour les autres pays ?

Ainsi, on se trouve devant le paradoxe suivant : avant la réforme, il n’y avait qu’un seul rite célébré dans une langue unique, signe d’une profonde unité. La réforme voulue par Vatican II propose d’adapter les différents rites, décision ayant rapidement conduit à la multiplication des formes. De plus, avec l’autorisation d’utiliser les langues vernaculaires l’unité linguistique a été perdue. Devant ce constat, le Saint-Siège cherche à revenir par dictat à cette unité antérieure : pourquoi dans ce cas ne pas revenir au rit traditionnel en latin puisqu’il a maintenu l’unité pendant les siècles qui ont précédé le concile ?

On ne peut donc nullement s’appuyer sur les décrets du concile Vatican II pour affirmer qu’il n’y a qu’une expression de la lex orandi. C’est une erreur analogue à celle commise par TC lorsqu’il s’appuie sur la réforme de saint Pie V pour justifier la suppression du rite traditionnel et imposer le nouvel ordo qui a à peine 50 ans, alors que la bulle Quo primum a édicté exactement le contraire en supprimant ce qui était récent pour ne garder que ce qui avait plus de 200 ans.

Maintenir la messe tridentine

Quelles conclusions pratiques tirer de cette analyse ? Car elle serait stérile, si elle ne conduisait pas à une action concrète. Pour cela, le mieux à faire est de calquer notre attitude sur celles des saints dans des situations analogues. Le premier exemple à suivre est celui de Notre-Dame au pied de la Croix.

En effet, aujourd’hui, la messe est dans une situation qui, par bien des côtés, ressemble à celle vécue par Notre Seigneur durant sa Passion : l’autorité suprême la condamne à mort. Or pendant la Passion, Notre-Dame ne se révolta pas : elle resta indéfectiblement près de son Fils, silencieuse et recueillie. Sans doute pria-t-elle pour les bourreaux. Saint Jean et les saintes femmes la soutinrent et l’imitèrent. Par rapport à la sainte messe, adoptons la même attitude : restons-y indéfectiblement attachés (enracinés dirait le Saint-Siège), même si elle vient d’être condamnée à mort. Et prions pour ceux qui veulent sa fin. Prions aussi pour demander au Ciel la grâce de nous conserver la messe traditionnelle et les grâces nécessaires pour, à notre niveau, faire ce qu’il faut pour la conserver. Sans la prière, nous ne pourrons rien obtenir.

Ensuite, comme sainte Catherine de Sienne, il faut condamner l’erreur, quand bien même elle viendrait du Saint-Siège, et rappeler la vérité. Dans son encyclique E supremi apostolatus, saint Pie X enseigne que c’est la première chose à faire pour redresser une situation. Sainte Catherine de Sienne ne s’est pas privée de le faire, montrant que ce rappel de la vérité n’est pas l’apanage des clercs.
L’erreur à dénoncer, c’est de dire d’une part que la messe n’est qu’un banquet, d’autre part qu’un pape peut abroger la forme traditionnelle.
La vérité à rappeler, c’est que la messe est d’abord un sacrifice offert à Dieu dans un but à la fois latreutique, eucharistique, propitiatoire et impétratoire. La vérité c’est aussi qu’aucun pape ne peut ni ne pourra jamais abroger la bulle de saint Pie V autorisant à perpétuité l’utilisation du missel traditionnel.

Il faut aussi suivre l’exemple de sainte Véronique sur le chemin du calvaire qui, bravant les interdictions romaines (déjà elles !), s’approcha de Jésus pour essuyer sa Sainte Face. Pour nous, cela signifie continuer, malgré les dictats romains, à aller aux messes célébrées dans l’ancien rite et soutenir les prêtres qui le feront, dût-il en résulter de graves inconvénients. C’est également l’exemple que nous donnent les prêtres réfractaires et tous les martyrs de la Révolution française. La situation est plus difficile de nos jours, car l’injuste contrainte ne vient pas de l’État mais du Saint-Siège.

Car les lois injustes ne sont pas des lois. Saint Thomas le dit très clairement (Somme théologique, Ia, IIae, question 96, article 4) :

Les lois peuvent être injustes de deux façons.
D'abord par leur opposition au bien commun (…), ou bien par leur fin, ainsi quand un chef impose à ses sujets des lois onéreuses qui ne concourent pas à l'utilité commune, mais plutôt à sa propre cupidité ou à sa propre gloire ; soit du fait de leur auteur, qui porte par exemple une loi en outrepassant le pouvoir qui lui a été confié ; soit encore en raison de leur forme, par exemple lorsque les charges sont réparties inégalement dans la communauté, même si elles sont ordonnées au bien commun. Des lois de cette sorte sont plutôt des violences que des lois, parce que « 
une loi qui ne serait pas juste ne paraît pas être une loi », dit saint Augustin. Aussi de telles lois n'obligent-elles pas en conscience, sinon peut-être pour éviter le scandale et le désordre ; car pour y parvenir on est tenu même à céder son droit, selon ces paroles en saint Matthieu (6, 40) : « Si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, accompagne-le encore deux mille pas ; et si quelqu'un te prend ta tunique, donne-lui aussi ton manteau. »
Les lois peuvent être injustes d'une autre manière : par leur opposition au bien divin ; telles sont les lois tyranniques qui poussent à l'idolâtrie ou à toute autre conduite opposée à la loi divine. Il n'est jamais permis d'observer de telles lois car, «
 il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes » (Ac 5, 29).

Or TC et la note de la CCD étant contraires à la fois au ‘bien divin’ et au ‘bien commun’, selon saint Thomas ce sont « plutôt des violences que des lois » et par conséquent « n’obligent pas en conscience ». Voilà ce qu’il faut proclamer fermement.

Il ne faut pas se voiler la face. Le Saint-Siège est à nouveau parti en guerre contre le rite traditionnel avec la volonté de l’éradiquer complètement de la vie de l’Église dans un avenir aussi proche que possible : Rome veut mettre fin à l’utilisation du missel de 62. C’est une véritable guerre entre deux conceptions différentes de la messe. Or la messe étant le sommet de la vie chrétienne, cette opposition sur la conception de la messe conduit à deux conceptions radicalement opposées de l’Église et de la vie chrétienne. Sur ce point, le supérieur général de la Fraternité Saint Pie X a eu une formulation heureuse en disant : « Paraphrasant saint Augustin, on pourrait dire que deux messes édifient deux cités : la messe de toujours a édifié la cité chrétienne, la nouvelle messe cherche à édifier la cité humaniste et laïque. »

Il est illusoire d’espérer que le Saint-Siège assouplisse sa position si nous tenons un discours conciliant. Non ! Il faut montrer une opposition ferme et décidée. Rome veut la fin de la messe traditionnelle. Nous voulons maintenir le rite tridentin parce qu’il est voulu par Dieu Lui-même, conformément à l’enseignement de la XXIIe session du concile de Trente qui « en fixant définitivement les canons du rite, éleva une barrière infranchissable contre toute hérésie qui pourrait porter atteinte à l’intégrité du mystère de la Sainte Messe ». (Bref examen critique du nouvel ordo missæ par les cardinaux Ottaviani et Bacci)
Les positions sont irréductibles. Il faut par tous les moyens maintenir l’usage de la messe traditionnelle, fut-ce en dehors des églises, soutenir les prêtres qui continueront à la dire, non seulement moralement, mais aussi matériellement en cas de sanction romaine, …
Prions aussi pour que des évêques, refusant de plier aux dernières injonctions du Saint-Siège, continuent à confirmer et ordonner dans le rite traditionnel, en particulier en juin prochain.

À ce sujet, nous ne saurions trop conseiller à nos amis qui assistent indifféremment aux deux formes du rite latin, de faire un choix clair : face à cette guerre entre les deux rites, il n’est plus possible de tergiverser. Pas de demi-mesure ! Est, est, non, non ! En voulant exclure définitivement la messe tridentine, le nouvel ordo s’est clairement positionné en guerre contre l’ancien. Il n’est plus possible de chercher à concilier des inconciliables. Il faut choisir son camp. Quelles que soient les difficultés rencontrées, les kilomètres à faire, les humiliations à subir, … il faut désormais montrer notre détermination à tout faire pour maintenir le rite tridentin en n’assistant plus qu’aux messes célébrées avec le missel de 1962.

Sur ce point, le martyrologe romain nous donne un exemple à méditer, celui de saint Herménégilde, fêté le 13 avril. Herménégilde, fils du roi arien Léovigilde, fut converti à la foi catholique par son épouse Igonthe, arrière-petite-fille de Clovis, qui était catholique, et par l’évêque de Séville, saint Léandre. En l’apprenant, son père chercha par tous les moyens à le faire revenir à l’arianisme. Herménégilde ne se laissant fléchir ni par les faveurs ni par les menaces, Léovégilde le fit mettre en prison. Quand arriva la fête de Pâques, ce père indigne lui envoya un évêque, lui offrant sa grâce s’il acceptait de recevoir la communion. Mais Herménégilde refusa de recevoir la communion des mains d'un évêque arien. Son père entrant alors dans une grande fureur le fit décapiter. Herménégilde a été canonisé par le pape Sixte Quint au XVIe siècle.

Prions avec ferveur le Cœur Immaculé de Marie pour qu’il nous inspire dans la conduite à tenir, et nous donne la force de caractère pour défendre contre vents et marées le rite traditionnel.

Le 6 janvier 2022 en la fête de l’Épiphanie
Yves de Lassus

[1] Il est intéressant de noter que dans TC comme dans la note de la CCD, il n’est plus parlé de fidèles « attachés » à la forme traditionnelle, mais « enracinés dans la forme précédente de célébration » (R1 et R2). Le terme ‘enraciné’ semble marquer une aggravation. Ce n’est plus un attachement qui demanderait un détachement, mais un enracinement qui demande un déracinement.

[2] Avant de se référer constamment au concile, il aurait été prudent de s’assurer au préalable d’en avoir respecté les principales demandes. Le § 36 dit sans ambiguïté : « L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins. » Où est-il rappelé que le latin doit être conservé ?

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LL n° 128 : Analyse du film "Fatima" de Marco Pontecorvo

Samedi 4 décembre 2021 : 1er samedi du mois

Méditation
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  3e mystère joyeux : La Nativité

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 les blasphèmes contre la maternité de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 128 (2 décembre 2021)Imprimer

Chers amis

L’actualité nous conduit à interrompre momentanément nos réflexions sur le message et le secret de Fatima. En effet, plusieurs personnes nous ont récemment demandé ce qu’il fallait penser du dernier film de Marco Pontecorvo, Fatima, diffusé en France depuis le 6 octobre par la société Saje.
Au départ, nous n’étions pas très chaud pour publier une critique de ce film, car il est diffusé par une société qui a le mérite de diffuser de très bons films. Pourtant, devant les demandes reçues, il était difficile de se taire. Après réflexion, il nous a semblé qu’une critique faite le plus charitablement possible pouvait s’avérer utile. En effet, un point de désaccord analysé avec honnêtement et le plus objectivement possible peut conduire à un approfondissement de nos connaissances. L’Église n’a jamais eu peur des critiques et les hérésies l’ont toujours conduite à approfondir sa doctrine. C’est pourquoi nous avons accepté de tenter le difficile exercice d’analyser ce film, espérant que cette analyse qui se veut plus une réflexion sur le message de Fatima qu’une critique du film, puisse être utile aussi bien à ceux qui ont vu le film qu’à ceux qui ne l’ont pas vu.

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LL n° 127 : Le message de l'Ange de l'été 1916 - 3

Samedi 6 novembre 2021 : 1er samedi du mois

Méditation
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  2e mystère joyeux : La visitation

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 les blasphèmes contre la virginité de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 127 (3 novembre 2021)Imprimer

1re partie : Le message de Fatima

En expliquant aux trois petits bergers comment faire des sacrifices, l’Ange leur confia un point particulièrement important. Il leur dit : « De cette façon [c’est-à-dire en offrant des sacrifices pour la conversion des pécheurs], vous attirerez la paix sur votre patrie. »

Lors de l’apparition précédente, il s’était présenté comme étant l’ange de la paix (voir lettre de liaison n° 123). Ici, il affirme que, par l’offrande des sacrifices de la vie quotidienne, nous pouvons obtenir la paix pour notre pays. Peut-il y avoir quelqu’un de plus autorisé pour nous indiquer comment retrouver la paix ? Or cette paix que nous désirons tant, un envoyé du Ciel nous indique un moyen à notre portée pour l’obtenir. Qu’attendons-nous pour suivre ses recommandations et ainsi obtenir la paix ?

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LL n° 126 : Le message de l'Ange de l'été 1916 - 2

Samedi 2 octobre 2021 : 1er samedi du mois

Méditation
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  1er mystère joyeux : L'Annonciation

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 les blasphèmes contre l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge

Lettre de liaison n° 126 (29 septembre 2021)Imprimer

1re partie : Le message de Fatima

Après la demande de l’Ange d’offrir « constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices », Lucie lui demanda : « Comment devons-nous faire des sacrifices ? » L’Ange lui répondit : « De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Surtout, acceptez et supportez, avec soumission, les souffrances que le Seigneur vous enverra. »
Malgré sa brièveté, cette réponse est d’une grande richesse. L’Ange dit plusieurs choses : d’une part, il répond à la question de Lucie et dit comment et dans quel esprit faire des sacrifices ; d’autre part, il précise pourquoi faire des sacrifices.

Comment faire des sacrifices ?

La réponse de l’Ange est très précise et comprend deux points. Il commence par dire que nous avons de nombreuses occasions d’offrir des sacrifices. Il dit : « De tout ce que vous pourrez », faites des sacrifices. Tout ce que nous pourrons, c’est toutes les difficultés que nous rencontrons sur notre chemin.

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LL n° 125 : Le message de l'Ange de l'été 1916 - 1

Samedi 4 septembre 2021 : 1er samedi du mois

Méditation
proposée :

  5e mystère glorieux : Le couronnement de la Très Sainte Vierge au Ciel

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 les offenses de ceux qui outragent Notre-Dame directement dans ses saintes images


Lettre de liaison n° 125
 (1er septembre 2021)Imprimer

Information préliminaire

Durant le mois d’août, le site de Cap Fatima a rencontré quelques problèmes. En effet, il était nécessaire de changer d’hébergeur, mais malgré le soin apporté pour que la migration se passe du mieux possible, celle-ci a entraîné différents petits disfonctionnements : plus d’envoi de mails (notamment, à partir du 16 août, ceux de la préparation à la consécration au Cœur Immaculé du 22 août), impossibilité de s’inscrire à un rosaire vivant ou une préparation à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, page d’accueil du site altérée, etc.
Nous vous prions de nous excuser pour les inconvénients qui en ont résulté. Désormais tout est rentré dans l’ordre : vous pouvez donc vous inscrire ou réinscrire à un rosaire vivant ou à une consécration au Cœur Immaculé de Marie. En particulier, pour la prochaine consécration, prévue le 7 octobre prochain, fête de Notre-Dame du Rosaire, il est encore temps de s’inscrire à la préparation qui commence le 4 septembre.

1re partie : Le message de Fatima

Au cours de l’été 1916, l’Ange apparut pour la deuxième fois.  Les trois petits cousins étaient en train de jouer près du puits de la maison des parents de Lucie. L’Ange leur dit :

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LL n° 124 : Le message de l'Ange du printemps 1916 - 2

Samedi 7 août 2021 : 1er samedi du mois

Méditation
proposée :

  4e mystère glorieux : L'Assomption

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 les offenses de ceux qui cherchent publiquement à inculquer dans le cœur des enfants l’indifférence, le mépris ou la haine à l’égard de Notre-Dame


Lettre de liaison n° 124
 (4 août 2021)Imprimer

1re partie : Le message de Fatima

Lors de sa première apparition, au printemps 1915, après avoir rassuré les enfants, l’Ange de la Paix se prosterna jusqu’à terre et leur apprit une prière (voir lettre de liaison précédente). Cette prière est très courte et donc facile à dire ; mais surtout elle contient un enseignement capital.

La prière de l’Ange

Elle commence par un acte d’adoration envers notre Créateur auquel elle ajoute trois brefs actes de foi, d’espérance et de charité : « Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. » L’Ange indique ainsi quel est notre premier devoir : l’adoration et l’exercice des trois vertus théologales. Ces vertus nous disposent à vivre en relation avec la Sainte Trinité. Elles ont Dieu pour origine, pour motif et pour objet (catéchisme de saint Pie X). Elles sont au sommet de toutes les vertus, car elles font précisément notre union à Dieu, tout particulièrement la charité, car elle est la perfection de l'homme et la plénitude de la vie chrétienne. Pourquoi ? Parce que « Dieu est amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui ». (1 Jn 4, 16).

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